dimanche 6 avril 2008

Pourquoi le gouvernement veut "réformer" le système des retraites ?

Des Réformes...
Sur les retraites comme sur bien d’autres sujets socio-économiques, le gouvernement s'est "engagé" à appliquer des réformes. Dans le domaine économique, une "bonne" réforme est censée avoir comme objectifs la diminution du taux de chômage, l'accroissement du revenu par tête et le PIB par habitant, la réduction des inégalités de revenu, la réduction de la dette publique, etc. Ce qu'on constate depuis des dizaines d'années (surtout lorsque c'est la droite qui est au pouvoir) est que le mot réforme prend un autre sens. Au-delà de quelques petites mesurettes, un gouvernement de droite ne fait rien pour défendre les intérêts des plus démunis, pour rééquilibrer le marché de l’emploi et donc rééquilibrer le partage de la richesse nationale.

"Sauver" le système des retraites, disent-ils
L'époque donc où le mot réforme était synonyme de progrès social est révolue. Quand François Fillon dit qu’il veut sauver le système des retraites en allongeant la durée de cotisation des salariés, il est (c'est vrai) tout a fait cohérent dans son discours. C'est en effet une des solutions possibles mais ce n'est pas la seule. C'est surtout la solution qui est la moins favorable aux salariés. Même le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) montre dans ses rapport officiels qu'il y a plusieurs scénarios possibles et un de ces scénarios consiste à faire fonctionner le système des retraites actuel en augmentant les cotisations.
Oui il faut que les cotisations patronales augmentent, c’est le capital qui doit mettre la main à la poche et pas toujours les salariés.
Rappelons que la part des salaires dans la valeur ajoutée a chuté de 10 points entre 1980 et 2000. C'est à dire que 10% du gâteau sont passés sous le nez des salariés et évidemment ce qui a été perdu par les uns a été gagné par les autres (ça représente à peu près 200 milliards d'euros en 20 ans : 11% du PIB annuel).


Financer les retraites des "inactifs" par des "actifs" qui diminuent en nombre ?
Il y a trois arguments qui sont toujours répétés par le gouvernement pour défendre sa "réforme" : l'espérence de vie qui augmente, le ralentissement de la fécondité et le phénomène du baby-boom (l'augmentation importante du taux de natalité juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale) qui se transforme en papy-boom.
Ces arguments sont incontestables. D'après l'INSEE, en 2050, il n’y aurait plus que 1,4 "actif" pour un "inactif" de plus de 60 ans, contre 2,2 en 2005. Mais deux questions peuvent être posées :

1- Combien va produire un salarié en 2050 par rapport à celui de 2005 ? Autrement dit, comment évolue la productivité des "actifs" hier et aujourd'hui et comment est-elle supposée évoluer demain ?
2- Comment va évoluer la part des salaires dans la valeur ajoutée, entre maintenant et 2050 ?

Problème du financement en 2050 ?
Non, voici une petite démonstration :

Reprenons les chiffres de l'INSEE :
En 2005 : 2,2 "actifs" pour 1 "inactif" (de plus de 60 ans)
En 2050 : 1,4 "actifs" pour 1 "inactif" (de plus de 60 ans)
=> une baisse d'actifs de 36,36%, sur 45 ans
=> 0,8% d'actifs de moins par an (en moyenne)

Concernant la productivité des "actifs", la France est classée parmi les premières au monde (le gouvernement omet souvent cette réalité). Depuis un siècle, la productivité des "actifs" en France augmente chaque année d'au moins 1,5% (voir figure ci-dessous), source site banque de France.


En 2003, le premier ministre de l'époque avait affirmé qu’en « 1960 il y avait 4 actifs pour 1 retraité ; en 2000, il n'y en a que 2». C’est exact mais : à eux seuls, les deux actifs de 2000 produisaient 1,5 fois plus que les quatre de 1960 ! Et il n'y a pas de raison (vu la courbe de la figure précédente) pour que les 1,4 de 2050 ne produisent pas plus que les 2,2 de 2005.

Il est où le problème alors ?
Malgré la diminution des "actifs" par rapport aux "inactifs", le système actuel dit par répartition peut fonctionner puisque la productivité des "actifs" augmente tout les ans. Mais si les cotisations patronales baissent voire disparaissent (c'est ce que revendique le patronat), si les salaires n'augmentent pas, si le chômage réel (et pas les chiffres biaisés du ministère de l'emploi) ne diminue pas, alors là il y aura un problème effectivement.

Passer du système par répartition à un système par capitalisation
En gros, le gouvernement veut appliquer les recommandations libérales de la banque mondiale : passer de la répartition à la capitalisation, c’est-à-dire aux fonds de pension où chacun a sa retraite placée en Bourse. C'est à dire les gens seront obligés de cotiser 41, 42 voire 45 ans (et pourquoi pas plus) pour garder 75% de leurs salaires ou alors ils seront libres de partir à 60 ans s'ils avaient mis de l'argent dans des fonds de pension. Mais ils sont libres jusqu’au point où ils peuvent le faire.
M. Fillon ne prépare pas, tout simplement, des retraités pauvres ?
Rappelons aussi que Guillaume Sarkozy (le frère ainé du président) est à la tête d'un groupe de retraites complémentaires.

Croire encore en Sarkozy, Fillon et leurs amis = monter un peu plus haut dans l'échelle des illusions


mardi 4 mars 2008

dérives anti-démocratiques

Le suffrage universel et les référendums populaires gênent certains dirigeants politiques. Plusieurs exemples peuvent être cités :

Vous avez voté "non". Ce n'est pas grave : le parlement re-vote "oui" pour vous !
55% des électeurs Français ont voté contre le projet de constitution européenne en 2005 (et pas contre l'europe !). Ce n'est pas grave, on fait revoter le même texte par le parlement (88% pour le "oui"). Et en même temps, on explique aux Français que ce n'est plus une constitution mais un "mini traité", un "traité simplifié" ou finalement le "traité de Lisbonne".
Et tout ceci "pour des raisons de consommation politique" comme le dit judicieusement Alain Minc (le conseiller officieux du président Sarkozy) dans un entretien accordé à EuroNews.

Quand la Constitution gêne le président de la république

En vertu de l'article 5 de la Constitution Française, le président de la république en est le gardien :
« Le Président de la République veille au respect de la Constitution ... »
Pour pouvoir appliquer (dès maintenant) sa loi sur la rétention de sureté, le président de la république a demandé au plus haut magistrat de France de lui donner un conseil sur le moyen de violer la Constitution.
Lire l'analyse de Dominique Rousseau dans Politis du 28 Février 2008.

Des machines à voter = des machines à frauder ?
La modernité c'est le progrès ? Pas toujours !
Sous prétexte de gagner quelques heures lors du dépouillement, on jette le doute sur ce qu'il y a de plus important dans une démocratie: le résultat des élections.
La transparence de l’urne, la présence d’assesseurs dans le bureau de vote et la participation des électeurs au dépouillement, qui sont les meilleures garanties de la sincérité d’un scrutin, vont disparaitre pour à peu près 1,5 millions d'électeurs Français qui vont utiliser des machines électroniques pour choisir leurs élus et maires.
Sur ces 1,5 millions de citoyens, une grande partie se trouve dans des villes dirigées par la droite dans seulement deux départements : les Hauts de seine (
dont le Président du Conseil général est M. Devedjian, le monsieur "salope"très proche de Sarkozy) et les Alpes Maritimes (dont le Président du Conseil général est M. Estrosi, le monsieur Falcon très proche de Sarkozy).

Voici une démonstration des fraudes sur les machines à voter (voir vidéo ci-dessous)

=> Aux Pays-Bas, les machines à voter ont été suspendues en octobre 2007 à la suite d’un rapport suggérant que seul le vote papier répondait aux exigences imposées par le ministère de l’Intérieur. Et en France, laisserons-nous les maires de droite généraliser ces machines et préparer les scrutins de 2012, 2017, etc ??

Une autre vidéo "très drôle" : ça va rappeler des souvenirs pour beaucoup de gens.



Et oui, le seul espoir c'est le rappel de l'histoire => Ne pas voter pour certains maires pour ne pas "floridifier" la France de 2012

Pour plus d'informations sur les machines à voter, il faut visiter le site des "Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur" : http://www.ordinateurs-de-vote.org/

mardi 26 février 2008

Comprendre et faire face à la mondialisation néolibérale

Est ce que la mondialisation est un aboutissement naturel et inéluctable de l'évolution de l'économie ?
La réponse est non. C'est le résultat de décisions politiques et de choix idéologiques pour satisfaire une catégorie très minoritaire des gens (les élites dans le sens fortuné du terme).
A la fin des années 70, des décisions politiques pour libéraliser l'économie (Keynésienne auparavant dans tout le monde occidental) commencèrent à se multiplier. C'est lors des réunions du G7 (les 7 pays les plus puissants économiquement), que des choix ont été pris pour instaurer une "libre" concurrence pour le commerce international, pour libéraliser les mouvements des capitaux et pour une financiarisation de l'économie en général : Le modèle néolibéral de l'économie a connu le jour.

28 ans plus tard
Maintenant nous sommes dans un modèle économique où la concurrence est à son apogée. En profitant de cette concurrence, les grands patrons des entreprises européennes veulent avoir des salaires comparables à ceux de leurs homologues américains tandis que les ouvriers européens voient leurs salaires s'aligner sur ceux de leurs homologues chinois. En même temps, on parle presque tous les jours de "restructurations des entreprises pour s'adapter au monde moderne" et aux "aux grands défis de la mondialisation". Une restructuration c'est, par exemple, ce que vient d'annoncer Lakshmi Mittal (le PDG du groupe Arcelor-Mittal, numéro un mondial de la sidérurgie) en voulant supprimer 595 emplois dans le site de Gandrange en Moselle. Le groupe Arcelor-Mittal compte 320 000 employés dans le monde et est présent dans 60 pays. Une restructuration signifie pour lui le déplacement d'une partie de sa production vers des pays où les ouvriers sont payés moins de 100 euros par mois (voir ci-dessous). Le but étant d'augmenter ses profits et ses dividendes.

Nos politiques dans tout cela

Restons sur le cas d'Arcelor-Mittal. Après l'annonce fin Janvier dernier de la suppressions des 595 emplois en Moselle, Le PDG du groupe a été reçu par le président Sarkozy à l'Elysée. Après son entretien avec le chef de l'Etat, Mr Mittal promet de « se donner un temps [jusqu'en Avril] de réflexion supplémentaire » pour analyser les propositions syndicales. Jusqu'en Avril, c'est à dire juste après les municipales !
Attendant donc Avril pour bien comprendre ce qui s'est passé lors de la rencontre de Mr Mittal avec le président qui a déclaré récemment «J'aime les usines, c'est mon truc

Où vont ces emplois ?

Les suppressions d'emploi et les fermetures d'usines ne cessent d'augmenter, en Europe mais aussi dans des pays qui étaient (il y a encore quelques années) très bons marché pour les multinationales. Le Maroc et la Tunisie, dans le domaine du textile, constituent un bon exemple. Le SMIC au Maroc est de 180 euros / mois pour 44 heures travaillées par semaine. En Tunisie, il est de l'ordre de 140 euros pour une base de 48 heures de travail par semaine. En Chine, le Revenu moyen d'un ouvrier est de 76 euros par mois pour une durée de travail hebdomadaire qui, en général, dépasse les 70 heures par semaine.
Le résultat fait qu'une bonne partie des grandes entreprises, après avoir quitté l'Europe et les Etats-Unis pour le Maroc et la Tunisie, se dirigent maintenant vers la Chine et l'Inde.

Faire face à la mondialisation néolibérale
Un des moyens qu'ont les citoyens dans les pays où il reste un peu de démocratie est de bien voter. Et "bien voter" passe d'abord par l'obligation de comprendre un minimum des (en)jeux économiques au sein de certaines organisations internationales comme l'OMC, le FMI et la Banque mondiale. "Bien voter" nécessite la compréhension des idéologies des Hommes politiques, cela nécessite aussi de ne pas se faire piéger par les étiquettes qu'on colle à certaines personnalités politiques.
Ce que peuvent faire ces citoyens c'est aussi interpeler leurs politiques pour obliger la Chine à respecter les règles du Bureau International du Travail. C'est à dire respecter la durée légale de travail qui est de 40 heures/semaine dans ce pays, fixer le SMIC comme salaire minimum pour tous les employés Chinois et pas seulement ceux de la cote sud-est, etc.
Les citoyens européens peuvent aussi demander à leurs politiques d'imposer un tarif extérieur commun au sein de l'Europe à tous les pays qui ne respectent pas les droits de leurs travailleurs. C'est une sorte de néo-protectionnisme qui ouvre les barrières douanières à la Suisse et au Canada et les ferme un peu à la Chine, à l'Inde et à tous les autres pays où les employés n'ont pas de salaire décent et des conditions de travail décentes.

Néanmoins, tout cela n'est pas facile et ne peut, malheureusement, pas se réaliser du jour au lendemain mais une prise de conscience me parait nécessaire pour préparer l'avenir des générations futures.

dimanche 24 février 2008

dépénalisation du droit des affaires

Jeudi 30 Aout 2007
Tout a commencé ce jour, lors de l'université d'été du MEDEF dans la belle ville de la banlieue parisienne Jouy-en-Josas (Yvelines). Le président Sarkozy affirmait vouloir "mettre un terme" à la pénalisation du droit des affaires. "La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme", a déclaré le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy a dit vouloir "rendre aux Français le goût du risque" et "le goût d'entreprendre" mais "comment y parvenir si au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?"

Mercredi 20 Février 2008
Le groupe de travail présidé par Mr Coulon (ancien premier président de la cour d'appel de Paris) sur la dépénalisation du droit des affaires a remis son rapport à Rachida Dati (la ministre de la justice).
"La quasi-totalité" des propositions du rapport Coulon "seront retenues" a déclaré la garde des sceaux au journal Les Echos, avant d'ajouter que c'est un rapport aux solutions "innovantes et équilibrées".

Tolérance zéro pour les petits délinquants, intolérance zéro pour les cols blancs
Abus de bien social prescrit au bout de sept ans. Ce délai partirait du moment de la commission des faits et non plus de la découverte du délit, comme cela est le cas aujourd'hui. Alourdissement des peines pour délits d'initiés. Voie civile préférée à la voie pénale pour sanctionner les infractions financières, etc.
Cliquer ici pour lire le rapport (en pdf)

"La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure"
Montesquieu

lundi 18 février 2008

On vous aime beaucoup mais laissez nous choisir

Dans une vidéo prise le 10 février par un habitant de Neuilly, soit la veille du soutien officiel de l’UMP au divers droite Jean-Christophe Fromentin pour les municipales de cette ville, le jeune Jean Sarkozy exprime clairement son désaccord avec son papa :

Notre ville, ce n’est pas une ville comme les autres. C’est une ville capable d’élire à 80% un homme, qui a été son maire, et de lui dire, quelque temps après, «Monsieur le maire, qui est aujourd’hui président, on vous aime beaucoup, mais laissez-nous choisir.»

Voici la vidéo :





Bon d'accord, je vais arrêter. C'est vrai, un sarkozy c'est déjà beaucoup mais alors deux ???

lundi 11 février 2008

Le père, le fils et l'épouse du père

"Jean m'a tué". C'est ce qu'il aurait dû déclarer à la presse David Martinon le candidat, il y a encore un jour, à la mairie de la plus bourgeoise des banlieues parisienne.

Le saint protégé de l'ex-épouse est lâché par le fils après avoir été lancé par le père.


Le fils s'appelle Jean Sarkozy (21 ans); c'est lui qui, en 2006, s'est fait voler son scooter, retrouvé dix jours plus tard par la police grâce à des tests ADN. C'est lui qui est attendu par la justice en juin prochain (à cause du même scooter) pour délit de fuite après avoir percuté une voiture Place de la Concorde.
Le fils, c'est lui qui vient de déclarer au sujet de la campagne municipale de David Martinon à Neuilly :

«Quand on va dans le mur en klaxonnant, mieux vaut changer de direction».

Franchement je la trouve géniale cette phrase. Il aurait dû la dire à papa plutôt. Le papa qui vient de se marier avec Carla l'italienne; Carla qui trouve les Français "minables", "négatifs" et obsédés par rapport à leurs langue; Carla la top modèle qui a déclaré le 19 janvier dernier au journal britannique Daily Mail qu'elle n'avait pas voté aux dernières présidentielles parce qu'elle ne se sent pas du tout française : "Je ne suis pas du tout française. Je n'ai pas de passeport français, j'ai un passeport italien"

Quand au papa, il chute encore dans les sondages. Ces Français "négatifs" ne lui font confiance qu'à 39% selon le dernier baromètre d'IPSOS.



"Pour être libre il faut être informé"
Voltaire

mardi 29 janvier 2008

Le moral des ménages Français est au plus bas depuis 1987

C'est à dire depuis la création, par l'INSEE, des indicateurs pour "mesurer" l'opinion qu'ont les ménages sur leur environnement économique et sur certains aspects de leur situation économique personnelle.
Le résultat de l’enquête réalisée auprès des ménages en janvier confirme la dégringolade observée depuis Juin 2007. En effet, l'indice "de confiance du consommateur" a encore chuté de 4 points en mois de janvier. Cet "indicateur résumé d'opinions des ménages", correspond à la Moyenne arithmétique des cinq indicateurs suivants :

- Situation financière personnelle - évolution passée
- Situation financière personnelle - perspectives d'évolution
- Opportunité d'acheter
- Niveau de vie des Français - évolution passée
- Niveau de vie des Français - perspectives d'évolution

"La confiance des Français se mérite, mais surtout elle se respecte".

François Fillon
Extrait du discours prononcé lors du Conseil National de l'UMP - 14 Mai 2007

jeudi 24 janvier 2008

Les caisses sont vides, nous remboursons les riches

Des caisses vides
P
endant sa dernière conférence de presse, M. Sarkozy a lâché devant 600 journalistes une phrase que toutes les chaines (privées et publiques avec pub) ont ignoré :
« S'agissant du pouvoir d'achat, qu'attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre. »
Les caisses sont peut être vides mais pas pour tout le monde.

Grâce au bouclier fiscal
-
468 contribuables parisiens viennent de se partager un chèque de 42,847 millions d'euros, soit un chèque, pour chacun de ces foyers, de 91 555 euros. Source
- En septembre 2007, 2398 contribuables ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal. Source
- Une riche héritière a reçu un chèque de trop perçu de 7,7 millions d'euros. Source
- 27 000 euros par personne, pour plus de 1 000 sportifs professionnels. Source



L'espoir pour la France

On m'a dit aujourd'hui que l'espoir pour la France en 2012, c'est le "retour" de Dominique Strauss-Khan !
Ce n'est pas lui, en tant que ministre des finances, qui avait demandé que l’impôt sur les stock-options soit inférieur à l’impôt normal et qu’ainsi un patron bénéficie d’un système fiscal dérogatoire par rapport à sa secrétaire ? Ce n'est pas lui qui est Directeur du FMI actuellement ?

Voici des extraits du dernier rapport du FMI sur la France et qu'on peut trouver facilement sur la page d'accueil du site de l'organisation :

« L'élection d'un nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues »

« Par conséquent, nous saluons la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 et suggérons qu'elle soit pérennisée ».

« L'objectif d'assouplissement des 35 heures est louable, car il permet aux entreprises de bénéficier d'une plus grande souplesse et de réduire leurs coûts salariaux indirects ».

Revoir le « licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de main-d'œuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement individuel ».

«Le système judiciaire devrait moins intervenir dans les relations entre employeurs et salariés».

L'espoir pour la France c'est le jour où les gens comprendront qu'il y a une grande différence entre "des gens de gauche" et "des gens catalogués à gauche mais qui sont idéologiquement de droite"

lundi 21 janvier 2008

Code du travail : Bienvenue au PS et au monde de Oui-Oui

"Modernisation" du marché de travail :
Ça y est, le marché de travail va devenir moderne. Tous les salariés du privé en France doivent dire Merci au MEDEF et aux quatre syndicats (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) qui ont signé cet accord historique.


Les Oui-oui :
Hier, Ségolène Royal (pour qui j'ai voté au deuxième tour des dernières présidentielles...) a salué cet accord en souhaitant que les parlementaires socialistes le soutiennent lorsqu'il sera examiné au Parlement. Elle veut que les parlementaires socialistes disent OUI à la précarisation des contrats de travail. Les mêmes qui ont dit OUI et qui vont dire OUI au traité européen rejeté par le peuple Français.

Oui, bonne nuit au pays de Oui-Oui.










Les salariés du privé en France représentent 18 millions de sujets; mais on ne compte jamais les sujets de mécontentement

Antanaclase pour le PS, pour qu'ils se réveillent. Peut être...


mercredi 9 janvier 2008

Un informaticien qui se plaint de son logiciel Sarkozy1.0 !

Il y a 8 mois, on m’a changé ma version Chirac2.0 par la version Sarkozy1.0. Je ne voulais pas de cette version mais on m’a expliqué que j’étais obligé de changer ce logiciel tous les 5 ans. J’ai donc accepté parce que sur le marché, il n’y avait que celui là de toute façon. Le logiciel concurrent qui s’appelait Royal1.0 présentait des erreurs de conception et a été vite retiré du marché.
J’ai commencé donc à travailler avec Sarkozy1.0 mais jour après jour je constate qu’il a des comportement anormaux. Par exemple, je lui ai demandé de faire des économies sur mon disque dur Dette(D:) et à ma grande surprise il a gaspillé 15 milliards d’octets qu’il a distribués à d’autres partitions comme Bollore(F:), Lagardere(G:) ou Bouygues(H :). Pour moi il y avait énormément de place sur ces partitions, donc c’était du gâchis. Pire encore, j’ai appris récemment qu’il risque de me supprimer un programme que j’ai sur mon disque dur et qui s’appelle 35heures7.0. Par conséquent, toutes les applications comme RTT.exe ou HeuresSupplémentaires.bat vont mécaniquement disparaître. Or, lors de l'installation de Sarkozy1.0, j’avais vu sur la notice qu’il allait améliorer le fonctionnement d'une application qui, depuis des années, rame sur mon bureau et qui est PouvoirD’achat8.5. Là c’est complètement l’inverse : tous les jours je constate des incompatibilités entre Sarkozy1.0 et PouvoirD’achat8.5. Je ne comprends pas…

Pour limiter les dégâts, j’ai installé la dernière version de Spybot-Search&Destroy. Et au lancement, je découvre des fichiers que je n’avais jamais installés. Des Spywares comme BriceHortefeux.exe, HenriGaino.dll, ClaudeGeant.bat, et j’en passe. Lorsque je lance BriceHortefeux.exe, tous les e-mails de mes amis africains disparaissent. Par contre, pour quelqu’un qui s’intéresse à la philosophie ou à la poésie, HenriGaino.dll est une bonne librairie (que de jolis mots, c’est vrai).

J’ai même du mal à aller sur Internet, je ne peux accéder qu’à des sites comme journalistesLècheBottes.fr, mariageAvecCarla.info ou jeVousEmmerde.com. Et dès que je tape des adresses comme contratDuTravail.fr je suis automatiquement redirigé vers les pages web du MEDEF et de TF1.

Que faire ?
Laisser le logiciel Sarkozy1.0 sur mon poste pendant 5 ans me parait difficile. Le désinstaller me semble impossible.
Des idées peut-être ?
Pourquoi ne pas formater le disque dur ? Changer Microsoft et MondialisationLibérale vers Linux et LogicielLibre. Changer le système d’exploitation NéoLibéralismeSauvage par VraiSocialisme ou LibéralismeRhénan où j’aurai le choix de ce que je fais sur mon poste ?
Mais, comme je suis dans un réseau d'entreprise (plusieurs millions de salariés), je ne peux pas agir seul.
Par N.Gadi

mercredi 2 janvier 2008

Rachat des jours RTT : la grosse arnaque

Depuis la loi Aubry, la durée légale de travail est fixée à 35 heures hebdomadaires en France. C'est le seuil du déclenchement des heures supplémentaires. Le seuil qui fixe les RTT (Réduction du Temps du Travail), c'est à dire les jours de repos attribués aux salariés en compensation d'une durée du travail supérieure à 35 heures par semaine.
Pendant qu'une bonne partie des salariés en France étaient en vacances (en profitant de leurs journées RTT), le premier ministre François Fillon a adressé une lettre, le 26 décembre, aux dirigeants syndicaux et patronaux, en souhaitant que la définition du temps de travail soit intégrée dans la négociation interprofessionnelle sur la représentativité qui doit s'ouvrir le 24 janvier. Il a fixé au 31 mars 2008 le délai pour qu'elle aboutisse avant que le gouvernement s'en saisisse.
Voir l'article du journal Le Monde :
http://www.lemonde.fr/


La grosse arnaque
Qu'ils se mettent d'accord ou pas, le gouvernement va "saisir" la question de la durée légale du travail hebdomadaire.
Si, comme le veut le patronat, cette durée est ramenée à 39 ou 40 heures (revenir à trente ans en arrière), le seuil de déclenchement des heures supplémentaires sera indexé sur 39 ou 40 heures et pas sur 35 actuellement. En gros un salarié sera amené à travailler gratuitement 4 ou 5 heures de plus par semaine , c'est à dire, tout simplement, TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER QUE DAL. Et en plus, le salarié n'aura plus de jours RTT à racheter puisque ces jours de repos correspondaient au passage de 39 à 35 heures travaillées par semaine.

Sarkozy, l'héritier de Blum
Dans certains de ses discours, Monsieur Sarkozy n'hésites pas à dire qu'il est l'hériter de Léon Blum. Sur ce point là, il a complètement raison. C'était Blum, figure emblématique du socialisme du début du 20e siècle et président du Front Populaire, qui avait institué la semaine des 40 heures en 1936. Sauf qu'auparavant, la durée légale de travail en France était de 48 heures hebdomadaire !

Se faire rouler dans la farine
Lors des dernières présidentielles, 55% des employés et 52% des ouvriers ont voté pour Sarkozy. Des gens qui se plaignent de leur pouvoir d'achat en baisse et de leurs conditions de travail, des gens qui galèrent à longueur d'année et qui vivent à crédit votent pour quelqu'un qui augmente son salaire (argent de poche) de 173% et qui triple son budget Elyséen. Il leur a juste promis de pouvoir "travailler pour gagner plus"... mais ils n'avaient pas compris que Monsieur Sarkozy parlait de sa propre personne !

Chronologie de la durée de travail en France (vu sur Wikipedia)
  • Loi de 1841 limitant le temps de travail des enfants à 12 heures par jour de 12 à 16 ans, et à 8 heures par jour de 8 à 12 ans
  • Loi de 1892 limitant à 11 heures par jour le temps de travail des femmes, ainsi que des enfants de 16 à 18 ans
  • Loi de 1906 instituant la semaine de six jours (jour de repos hebdomadaire)
  • Loi de 1919 instituant la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures
  • Loi de 1936 instituant la semaine de 40 heures par le front populaire
  • Loi de 1982 instituant la semaine de 39 heures sous Mitterrand
  • Lois de 1986 et 1987 introduisant la possibilité de déroger par accord de branche puis d'entreprises à certaines dispositions légales
  • Lois de 1992 et 1993 incitant à la réduction du temps de travail et au développement du temps partiel
  • Accords interprofessionnels de 1995 organisant la répartition du temps de travail sur l'année
  • Loi Robien de 1996 offrant des allègements de charges patronales en contrepartie de réduction du temps de travail
  • Lois Aubry du 13/06/1998 et du 19/01/2000 instituant la semaine de 35 heures
  • Loi du 17/01/2003 flexibilisant largement le temps de travail sans revenir formellement sur le principe des 35 heures
  • Loi du 23 décembre 2005. Cette loi a pour objectif de financer une cotisation sociale financée tout au long de l'année, par une augmentation du temps de travail annuel supposée augmenter le PIB. A l'origine, cette loi concernait un jour ferié unique, cependant, devant les difficultés concrètes de mise en place, la loi a évolué tant et si bien que cette journée peut être travaillée un autre jour, ou par fraction tout au long de l'année.
Si on revient à l'état de 1840, la France serait sûrement plus compétitive par rapport à la Chine et les autres pays du monde !

"On ne peut vivre qu'avec des illusions ; et dès qu'on a un peu vécu, toutes les illusions s'envolent"
Voltaire

mardi 18 décembre 2007

Privatiser la société : Les -en-jeux de l'OMC

Quand on veut faire du libéralisme en économie mais pas en politique

Le "libéralisme" est une doctrine économique qui inspire le capitalisme mais c'est aussi une philosophie politique qui assure la primauté de la personne humaine et déclare tous les individus libres et égaux. Au sein de l'OMC, on s'occupe bien de la libre circulation des marchandises. L'égalité des individus ? peut être, mais plutôt pour faire en sorte qu'un européen et un chinois aient le même salaire (celui du chinois).

Depuis Montesquieu et les grands libéraux du siècle des lumières (libéraux, au sens politique du terme), on sait qu'une séparation des pouvoirs est nécessaire dans une démocratie. Au sein d'un état ou d'une institution internationale, les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires doivent être séparés.
A l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), on fait les lois, on les exécute, et on punit les états qui ne les appliquent pas (par le biais de l'organe du règlement des différends). Son droit et les accords qu'elle gère s'appliquent directement dans des états membres. Elle s'occupe du commerce international. Mais le mot "commerce" à l'OMC ce n'est pas seulement l'activité tournée autour de la circulation des marchandises, ce sont les brevets sur les OGM et sur la bio-piraterie qui font, par exemple, que les malades du SIDA dans les pays pauvres ne peuvent pas se soigner. Et ce sont aussi les accords multilatéraux qui visent à privatiser les services publics (l'hôpital, l'université, les centres de recherche, la poste, les chemins de fer, la distribution de l'eau et de l'électricité, etc.)

Accord Général sur le Commerce des Services - AGCS -

Depuis sa création en 1994, l'OMC est fondée sur douze accords. Parmi ces accords, il y a celui sur l'agriculture, sur le commerce des biens marchands non agricoles, l'accord sur la propriété intellectuelle mais aussi un accord qui couvre tout le champ des services (c'est à dire toute l'activité humaine, ou presque). L'objectif est la libéralisation (privatisation) de tous les services (publics ou non) parce que, tout simplement, l'union européenne et les états unis (l'OMC) considèrent que rien ne doit entraver la libre concurrence dans un secteur donnée.
Lorsque le premier ministre Français dit "la réforme de l'État c'est moins d'État", il est en parfaite cohérence avec la vieille idée libérale qui consiste à considérer que l'état doit reculer et le marché doit régner en maître.

Voici ce qu'on peut trouver sur le site de l'OMC concernant l'AGCS :

"Désireux d'établir un cadre multilatéral de principes et de règles pour le commerce des services, en vue de l'expansion de ce commerce dans des conditions de transparence et de libéralisation progressive" ... "les “services” comprennent tous les services de tous les secteurs à l'exception des services fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental".
C'est intéressant mais les seuls services exclus de cet accord sont : la police, l'armée, la justice et l'émission de monnaie.
Tout le reste est dans la ligne de mire de cet accord.
Voir : http://agcs.free.fr/agcst_fr.html

Travaux pratiques

Energie
: Nicolas Sarkozy l'avait assuré, "il n'y aura pas de privatisation d'EDF, ni de GDF". Maintenant tout le monde sait qu'il avait menti. ça se fait à petites doses bien évidemment. Sarkozy vient d'annoncer que l'État actionnaire va vendre des titres EDF. Ce sont 5 milliards d'euros qui vont être attribués aux entreprises pour financer la "modernisation" des universités françaises.
Chemins de fer : En France, c'est évidemment une compagnie nationale qui gère les chemins de fer (SNCF). Le réseau Français est le plus sûr et le plus performant d'Europe.
La "privatisation de la SNCF n'est envisagée par personne" dit Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF. Et les directives de libéralisation, de dérèglementation et de privatisation du trafic ferroviaire européen? Que faire de l'AGCS ?

Hôpital : La santé est aussi un service qu'il faut libéraliser selon l'AGCS. Dans un hôpital on ne paie pas le prix réel des soins, on paie une cotisation. C'est la sécurité sociale qui paie pour nous en utilisant nos impôts. Les soins intensifs, c'est minimum 1500 euros par jour. Je n'arrive pas à imaginer ce que ça peut être si ce service public disparait.

Education Nationale : presque 12000 suppressions de postes de fonctionnaires en 2008. Ah oui, "réformer l'Etat c'est moins d'Etat", j'avais oublié !

Poste : C'est une directive européenne (une application directe de l'AGCS) qui vise la privatisation de la poste en 2011.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-10-19-La-Poste


"il n'y aura pas de privatisation d'EDF, ni de GDF"
Nicolas Sarkozy
"ce qui me bouleverse, ce n'est pas ton mensonge, mais c'est de ne plus te croire"
Friedriech Nietzsche

mardi 4 décembre 2007

Le "nouveau" traité européen : une petite histoire à raconter aux enfants

Un homme trouva la lampe d'Aladin qui traînait par là. L'homme reconnut la lampe et la frotta. Le génie apparut, fit une révérence, et proposa :
- Je suis à votre service, maître. Faites un vœu, et il sera exaucé. Mais vous n'avez droit qu'à un seul vœu.
Comme c'était un bon fils, l'homme demanda :
- Je voudrais que tu ressuscites ma mère morte.
Le génie fit la moue :
- Je regrette, maître, mais c'est un vœu impossible. Demandez-en un autre.
Comme c'était un bon citoyen, l'homme demanda :
- Comme on est en démocratie, fais en sorte que le nouveau traité européen soit soumis à un référendum, et par la même occasion, que nos politiques arrêtent un peu de nous prendre pour des "cons".
Le génie avala sa salive :
- Ce... Comment avez-vous dit que s'appelait votre mère ?

Le "nouveau" Traité européen

lundi 26 novembre 2007

Supprimer la durée légale du travail au nom du pouvoir d'achat

Ce n'est pas la blague du 1er Avril.
Comme d'habitude, c'est en utilisant des mots "sucrés" que la droite au pouvoir veut s'attaquer au code du travail.
Laurence Parisot (présidente du MEDEF) trouve que le problème du pouvoir d'achat en France est "totalement objectif" et propose donc de supprimer les 35 heures. C'est fort mais pourquoi pas, elle s'inspire des propos du premier ministre François Fillon un jour auparavant :

Mardi 20 novembre
C'était à l'assemblée nationale où François Hollande (premier secrétaire du parti socialiste) réclamait au gouvernement un "grenelle" sur la question du pouvoir d'achat. La réponse du premier ministre François Fillon était claire. S'il y a un problème du pouvoir d'achat aujourd'hui, c'est la faute au parti socialiste et aux 35 heures. Les 35 heures ont "entraîné la rigueur salariale"... "La France ne distribuera plus de richesses aux Français que si elle est capable d'en produire plus. C'est justement parce que vous avez oublié cette évidence que vous êtes toujours dans l'opposition", a conclu le Premier ministre.

Mercredi 21 novembre
Devant l'association des journalistes économiques et financiers (Ajef), Madame Parisot propose d'abolir la durée légale du travail. "le pouvoir d'achat est une résultante d'une croissance au niveau minimum". "Donc, la vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-elle exposé.

Dimanche 25 novembre
Le président de la République fera "des annonces claires" sur la question du pouvoir d'achat, a assuré le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, sans donner de date pour cette intervention (la date du jeudi 29 novembre est évoquée dans la presse).

Quand on insulte l'intelligence

- C'est au nom de la lutte contre le chômage qu'on a crée le Contrat Nouvelle Embauche (CNE).

- C'est pour stimuler la croissance qu'on a attribué 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux au plus aisés de la société.

- C'est pour simplifier le code de travail qu'on va supprimer le CDI.

- C'est au nom de la transparence qu'on a triplé le budget de l'Elysée.

- C'est pour financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer qu'on a crée des franchises médicales.

- C'est pour le service public, qu'on supprime presque 12000 postes d'enseignants.

- C'est pour la sécurité sociale qu'on voulait augmenter la TVA.

- C'est pour le plein emploi qu'on veut réduire le "coût" du travail.

- Et c'est au nom du pouvoir d'achat qu'on attaque le code du travail.

AVEC les 35 HEURES, LA FRANCE EST 3ème DE LA PRODUCTIVITÉ HORAIRE MONDIALE
Selon le dernier rapport du Bureau International du Travail (BIT) sur les indicateurs-clés du marché du travail (ICMT) basé sur les données de 2006; en une heure, un travailleur américain et un travailleur français produisent quasiment la même quantité de richesses : en 2006, la production horaire du Français était de 35,08 $ (25,68 €) contre 35,63 $ (26,07 €) pour l'Américain. Les Français ne travaillent "que" 35 heures par semaine !
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/09/les-franais-travaillent-moins-mieux.html



«La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail».
«La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi».
Laurence Parisot, présidente du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France) lors de l’assemblée générale de son mouvement en Janvier 2005 et dans le Figaro du 30 Août 2005.


lundi 19 novembre 2007

Comment les idées néolibérales ont-elles trouvé place dans l'opinion publique en France ?

Pendant ces 25 dernières années, l'opinion publique en France s'est-elle penchée à droite ?

Le contexte politico-économique d'il y a presque 25 ans
A la fin des années 70, avec tous les problèmes que le monde occidental avait connus (chocs pétroliers, inflation, etc.), les théoriciens du néolibéralisme commencèrent à critiquer fortement les politiques économiques de l'époque, c'est à dire l'État Keynésien (régulation de l'économie par l'État). Et pendant que Thatcher et Reagan prennent le pouvoir, respectivement en grande bretagne (1979) et aux états-unis (1980), les Français votent pour un socialiste (François Mitterrand, en 1981). Un ancien collègue m'a raconté une petite anecdote concernant la première élection de Mitterrand. Il m'a dit qu'il était dans le train et au moment où le conducteur a annoncé sa victoire (de Mitterrand), ses voisins ont eu peur. Ils se sont demandé quand les chars soviétiques allaient débarquer sur Paris !

Les deux premières années de Mitterrand
Entre 1981 et 1983, le gouvernement a appliqué de vraies réformes de gauche :
  • Augmentation du SMIC de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %.
  • Retraite à 60 ans.
  • Semaine de 39 heures (durée légale du travail).
  • 5e semaine de congés payés.
  • Lois Auroux sur le droit du travail
  • Loi Quilliot sur les droits et les devoirs des bailleurs et locataires.
  • Nationalisation de banques (les 36 premières banques de dépôt, ainsi que Paribas et Suez) et de grands groupes industriels (CGE, PUK, Saint-Gobain, Thomson).
  • Autorisation des radios locales privées.
  • Création de l'impôt sur les grandes fortunes (supprimé en 1987, rétabli en 1988 sous le nom d'ISF, Impôt de solidarité sur la fortune).
  • Abolition de la peine de mort.
  • (source : l'encyclopédie Wikipédia)
Le grand virage
Vers la fin de 1983, toutes ces bonnes réformes ont commencé à créer de vraies difficultés pour le gouvernement parce que la France faisait partie du G7 et devait donc se rapprocher au maximum des nouvelles politiques économiques ultra-libérales dictées par Thachter et Reagan (il y a d'autres raisons qui ont fait que Mitterrand a changé de politique).
Pendant ce temps là, certaines personnalités influentes du monde intellectuel et des grands chefs d'entreprises regardaient surtout ce qui se passait dans le monde anglo-saxon et c'est là par exemple que la fondation Saint-Simon a été crée.

Les groupes d'influence politico-médiatiques (Think tank en anglais) ont un rôle déterminant pour changer une idéologie dans un pays. Pour les libéraux, ce sont des chefs de grandes entreprises, des intellectuelles et journalistes qui sont de droite mais aussi des gens catalogués à gauche (ces derniers étant très appréciés), qui se réunissent régulièrement non pas pour raconter des blagues mais pour voir comment ils peuvent appliquer leur cahier des charges et profiter des compétences/postes des uns et des autres. Pour eux, ceci est pour l'intérêt de leurs entreprises/pays.
Le groupe d'influence le plus connu et le plus puissant dans le monde porte le nom de bilderberg. Voir :
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/03/les-bilderbergers-ceux-qui-gouvernent.html
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/05/ce-que-les-mdias-nous-cachent.html

Fondation Saint-Simon
Cette fondation a été créée en 1982. Elle a été financée (en partie) par quelques entreprises nationalisées auparavant par le gouvernement de François Mitterrand (Saint-Gobain et Suez, entre autres). Selon Pierre Rosanvallon, qui est l'un des fondateurs de ce groupe, « la fondation Saint-Simon a été créée après le tournant de 1981, pour mettre sur pied un espace d'échange social et de production intellectuelle totalement indépendant, différant à la fois des clubs politiques et des institutions universitaires ». C'est la version officielle.
Mais l'objectif de la fondation était, sans doute, autre chose.

Parmi les membres de cette fondation, on peut citer :
  • Alain Minc : Administrateur de nombreuses sociétés et ancien conseiller économique d'Edouard Balladur.
  • Jean-Pierre Elkabbach Journaliste.
  • Roger Fauroux : Enarque. Inspecteur des finances, ancien président de Saint Gobain et Ex-directeur de l'ENA.
  • Jean-Louis Beffa : Président de Saint-Gobain. Membre du conseil de surveillance du Monde. Ancien vice-président de la Compagnie Générale des Eaux (renomée Vivendi, puis Veolia environnement).
  • Jean-Luc Lagardère : Ancien président du groupe Matra-Hachette (qui contrôle de nombreux médias).
  • Christine Okrent Journaliste, épouse de Bernard Kouchner.
  • René Thomas : Ancien président de la BNP, administrateur d'Havas, Saint-Gobain, Elf, CGE, Banexi, Chargeurs, Matra-Hachette.
  • Jean Daniel : ancien Directeur du Nouvel Observateur.
  • Serge July : Ancien Directeur du journal Libération.
La plupart des membres de la Fondation Saint-Simon se retrouvent aujourd'hui dans une autre organisation très similaire Le Siècle (Claude Bébear, Rachida Dati, Patrick Poivre D'arvor, Nicolas Sarkozy, DSK, etc.)

La “ modernité ” contre les “ archaïsmes ”
Dans les émissions télé des années 80, il y avait déjà des tentatives (réussies) pour montrer, d'une manière indirecte, à l'opinion publique que pour sortir d'une crise économique il n'y a pas d'autres issues, il n'y a que les politiques néolibérales qui peuvent marcher, en faisant allusion à la Grande Bretagne et aux États-unis. On peut citer l'émission d'Yves Montand "VIVE LA CRISE" ou celle de Bernard Tapie sur TF1 "AMBITION", etc.
La modernité, c'est à dire des "réformes" néolibérales (suppression de presque 12000 postes dans l'éducation nationale, allongement de la durée de travail, etc.). Les archaïques sont des salariés de la SNCF, par exemple, accrochés à leurs privilèges (et bientôt tous les salariés grèvistes du pays).
Je pense que c'est le message que donnent les grands médias en général.

Quelques liens :
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/09/LAURENT/10967
http://dsedh.free.fr/transcriptions/halimi19.htm

"Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu'ils veulent, mais ce que nous décidons qu'ils doivent avoir."
Richard Salant, ex-président de CBS News



lundi 12 novembre 2007

La prime du charbon des cheminots... pathétique !

Vous avez peut être reçu un mail qui circule sur internet et qui concerne les différentes primes dont bénéficient les cheminots qui font grève.
- prime de travail (restons calme),
- prime de charbon (vous lisez bien),
- Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures)
etc. etc.

Je ne voulais pas faire un copier/coller de tout pour ne pas polluer mon site mais il faut juste savoir que c'est un Canular
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=45794
Voici un communiqué de la SNCF concernant ce sujet :
http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax2.htm

Le régime spécial des retraites... des députés
Par contre, ceci est vrai :
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200744/retraite-des-deputes-reforme-limitee_68525.html
extrait :
"En plein débat sur les régimes spéciaux des retraites, le bureau de l'Assemblée nationale révise celui des députés" [ ]
"Il y a cependant des efforts qui ne seront pas demandés aux parlementaires. La double cotisation, par exemple, n'est pas remise en question. La double cotisation un député de toucher, à partir de 60 ans, une retraite à taux plein avec 22,5 annuités. En effet, les députés peuvent cotiser double pendant 15 ans puis 1,5 fois pendant cinq ans. Ils atteignent alors 37,5 annuités. Il ne leur manque plus qu'une cotisation simple pour les 2,5 années manquantes".



mercredi 7 novembre 2007

Le prix du pétrole : Quand les spéculateurs financiers prennent le monde en otage

Il y a presque un mois, j'avais entendu à la radio un journaliste dire (au sujet de la flambée du prix du baril du pétrole) : "Avant on se posait la question, Est ce que le prix du baril atteindra les 100 dollars. Maintenant, la question qu'on se pose est : c'est pour Quand ?"
Aujourd'hui à New York, ce prix a atteint les 98 dollars. Mais la question qu'on peut se poser est plutôt : Qui cherche cette flambée du prix ? ou encore : "A Qui profite le crime ?" (vielle question qui remonte au temps des romains !).

Pourquoi le prix du baril augmente ?

La hausse de la consommation mondiale ? Les craintes portant sur une baisse des réserves pétrolières américaines ? Les problèmes géopolitiques au proche orient ?
En tout cas c'est exactement ce qu'on entend dans les "grands" médias.
La réalité c'est autre chose. Ce sont les marchés financiers qui fixent le prix du baril du pétrole et ce n'est pas seulement pour les raisons qui sont citées plus haut. Ce sont les oligopoles pétroliers comme Total, BP, ExxonMobil, Shell, etc. (la liste est très courte), qui préfèrent racheter leurs actions et distribuer les dividendes plutôt que d’investir dans de nouvelles raffineries. C'est cette sous capacité de raffinage renforcée par la spéculation financière qui voit (sans doute) dans le pétrole un bon refuge pour absorber les pertes de la dernière crise immobilière américaine qui fait monter le prix du baril.
En gros
, un petit nombre de spéculateurs profite actuellement du comportement moutonnier (comme disait Keynes) qu'on observe dans les marchés financiers, pour faire augmenter le prix du baril du pétrole et pour, tout simplement, avoir plus de profits et augmenter leurs rentes.

Ceux qui ne profitent pas du tout de cette hausse sont les citoyens. Toujours les mêmes.
Mais s'il y avait un seul point positif par rapport à cette affaire, ce serait la prise de conscience que commencent à avoir les gens par rapport à leur consommation d'énergie.

La coupe est pleine

Lorsque j'entends des ministres dire qu'il va falloir s'habituer à la hausse du prix du pétrole, ça me fait mal au cœur. Et là je n'hésite pas à espérer une vraie crise financière à l'échelle de la planète. Pas celle qu'on a connue récemment. Une crise majeure comme celle de 1929 par exemple où les états reprendront leur rôle pour défendre leurs économies et leurs peuples.

"Le fleuve le plus abondant ne peut ajouter une goutte d'eau à un vase déjà plein"
Léon Tolstoï

lundi 29 octobre 2007

Un président qui travaille plus pour gagner plus !

Une note interne de l'Elysée, publiée vendredi dernier dans l'hebdomadaire Profession Politique, recommande l'augmentation du salaire du président de la république de 140%, c'est à dire, de 101 488 à 240 000 euros / an. Le salaire du président serait égal à celui du premier ministre.
Et selon cette note (signée par Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet du président), le budget de l'Elysée accordé par le parlement doit tripler en 2008.

Budget de l'Elysée
Actuellement, selon le député socialiste René Dosière, le budget total de l'Elysée est estimé à 90 millions d'euros. Il est financé de deux manières : une dotation globale votée par le Parlement et des financements en provenance de douze ministères. Jusqu'à ces dernières années, le vote de la dotation (32 millions d'euros) s'effectuait sans débat. La note de Mme Mignon préconise que cette somme soit triplée en 2008.

Vote au Sénat
Il parait que nos élus n'ont pas le temps pour voter cette modification. Voici ce qu'on peut lire dans l'hebdomadaire -Profession Politique- "Faute de temps, l’Assemblée nationale ne pourra pas intégrer les modifications concernant le budget de l’Élysée. C’est donc le Sénat, en deuxième lecture, qui devrait accorder l’augmentation de la dotation souhaitée par la présidence."

Quelques repères, c'est mignon !
  • Selon René Dosière : Chaque année, le budget de l'Elysée est doublé en cours d'année, sans discussion ni justifications officielles. Il doit tripler en 2008.
  • Dépenses annuelles de l'Elysée : 963 salariés. 6,9 millions € de primes discrétionnaires à ses collaborateurs
  • Avantages :
  1. Voiture de fonction et chauffeur.
  2. Logement de fonction au palais de l'Elysée.
  3. Transports aériens assurrés par 2 airbus A 319 CJ,
  4. 2 Falcon 900, 4 Falcon 50 (accessibles aux ministres également).
  5. Résidences secondaires (Marigny, Rambouillet, Souzy-la-Briche, fort de Brégançon…).
  6. Cuisine gastronomique avec son chef, Bernard Vaussion.
  • « à force d'augmenter le Smic plus rapidement que les autres salaires, on a provoqué la smicardisation de la société française ». Citation de Nicolas Sarkozy qui a refusé récemment d'augmenter le SMIC.
  • Le dernier président français à avoir "augmenté" son salaire était le général de Gaulle, selon Europe1. "Toutefois, il payait les dépenses courantes, électricité, taxe d'habitation, costumes... Contrairement à ses successeurs pour lesquels ‘salaire’ était égal à ‘argent de poche’'', précise la radio.

"L'idéal c'est quand on peut mourir pour ses idées. La politique c'est quand on peut en vivre !"
Charles Peguy

jeudi 25 octobre 2007

Rachida Dati aurait menti sur ses diplômes


D'après le journal l'Express, Rachida Dati (ministre de la JUSTICE) a menti sur ses diplômes en voulant intégrer l'Ecole Normale de la Magistrature. Une enquête du journal montre qu'au début des années 90, du fait de son âge (30 ans), Mme Dati ne pouvait pas emprunter la voie du concours d'entrée à l'Ecole nationale de la magistrature. Il lui fallait par conséquent miser sur une «procédure d'intégration sur titres». Son dossier est instruit par la hiérarchie judiciaire. Il faisait état de deux maîtrises, de cours suivis à l'ISA (Institut Supérieur des Affaires). Et -curieusement- de l'obtention d'un «MBA européen du groupe HEC-ISA». Or, selon la grande école, elle n'a jamais obtenu le diplôme...
Avait-elle la volonté d'aller vite, trop vite?

Voici le dossier publié aujourd'hui dans l'Express sur le parcours de Mme Dati :
http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/dati/dossier.asp?ida=460760&p=6

mercredi 24 octobre 2007

Le nouveau Traité européen : de la démocratie dans le monde moderne

Le 29 Mai 2005, une majorité des Français ont voté contre le "traité établissant une constitution pour l'Europe". A part les électeurs de l'extrême droite, ceux de gauche ne sont pas en principe contre un traité ou une constitution pour l'Europe. Ces gens là ont voté contre le fait d'officialiser dans une constitution la doctrine libérale européenne de ces trente dernières années.
En Décembre 2007, les parlementaires, qui sont censés les représenter, vont voter pour le "nouveau traité européen" ou "traité européen simplifié" ou encore "traité modificatif".

En quoi est-il simplifié ce nouveau traité ?
Le but ici n'est pas de rentrer dans les détails pour savoir les points qui sont supprimés et ceux qui sont ajoutés par rapport au traité de 2005. Ce serait trop long pour moi de faire cela. Je donnerai quelques liens à la fin du texte et le lecteur pourra bien sûr se renseigner lui même sur internet.
Je m'arrêterai par contre sur quelques citations de quelques dirigeants européens concernant le nouveau traité (http://www.agoravox.fr) :

Allemagne
"La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait."
Angela Merkel, chancelière d’Allemagne, The Daily Telegraph, 29 juin 2007

Espagne
"Nous n’avons pas abandonné un seul point essentiel de la Constitution... C’est sans aucun doute bien plus qu’un traité. C’est un projet de caractère fondateur, un traité pour une nouvelle Europe."
Jose Luis Zapatero, Premier ministre du Royaume d’Espagne, discours du 27 juin 2007

Irlande
"90% [de la Constitution] sont toujours là... ces changements n’ont apporté aucune modification spectaculaire à l’accord de 2004."
Bertie Ahern, Premier ministre de la République d’Irlande, Irish Independent, 24 juin 2007

République tchèque
"Seuls des changements cosmétiques ont été opérés et le document de base reste le même."Vaclav Klaus, président de la République tchèque, The Guardian, 13 juin 2007)

France

"Toute la Constitution est là ! Il n’y manque rien !"Jean-Louis Bourlanges, ancien membre de la Convention sur l’Avenir de l’Europe, député européen (UDF), France Culture, 24 juin 2007

Autriche
"Le traité pour une Constitution a été conservé en substance." Site du gouvernement de la République d’Autriche, 25 juin 2007

Lituanie

"La Lituanie a rempli 100% des objectifs qu’elle s’était fixés avant la réunion, y compris celui essentiel du maintien de la substance du Traité constitutionnel." Bureau du président de la République de Lituanie, communiqué de presse


Référendum ou parlement ?

Le vote va se faire par voix parlementaire. Les arguments (en France en tout cas) qui justifient cela sont plusieurs. Parmi lesquels :

Ce n'est plus une constitution mais un traité

C'est faux. Et même si c'était vrai, il y avait bien un référendum pour le traité de Maastricht en 1992. On voit bien la rhétorique de nos dirigeants.

C'était déjà dans le programme de campagne du président Sarkozy
C'est faux. Sarkozy disait qu'on allait garder que les points sur lesquels tout le monde était d'accord (un mini traité). En plus, le projet final du "nouveau traité" a été publié le 20 Octobre dernier (six mois après l'élection de Sarkozy).

La majorité des Français sont des "Citoyens lambda", c'est trop compliqué pour eux
C'est quelque chose qu'on dit en "off". Je l'ai entendu. C'est sûr que les technocrates de la commission européenne détestent les référendums populaires. Il y a même des branches de l'aristocratie Française qui veulent rétablir la monarchie.

La voix parlementaire pour ratifié un traité européen, y a pas mieux !

Voici un texte que j'avais écris en 2005 :
C'est dans http://najib.gadi.neuf.fr/TCE/


Une semaine après le vote Français, les pays qui avaient choisi la voix parlementaire, ont dit tous "oui" à ce traité. Alors là je me suis amusé à aller sur internet pour chercher les scores. Attention, c'est parti :
- Lituanie (le 11 novembre 2004) : 84 parlementaire pour; 4 contre; 3 abstentions mais surtout 50 parlementaires n'ont pas trouvé de raisons suffisantes pour être présents au moment du vote ! (92% pour le "oui")
- Hongrie (le 20 décembre 2004) : 322 parlementaires pour; 12 contre; 8 abstentions (94% pour le "oui")
- Slovénie (le 1er février 2005) : 79 parlementaires pour; 4 contre; 7 abstentions (88% pour le "oui")
- Italie (le 06 avril 2005) : 436 parlementaires pour; 28 contre; 5 abstentions et 217 sénateurs pour contre 16 (presque 94% pour le "oui")
- Slovaquie (le 11 mai 2005) : 116 parlementaires pour; 27 contre; 4 abstentions (79% pour le "oui")
- Grèce (le 19 avril 2005) : 268 parlementaires pour; 17 contre (90% pour le "oui")
- Autriche (le 25 mai 2005) : 182 parlementaires pour; 1 contre (99,45% pour le "oui")
- Allemagne (le 12 mai 2005) : 569 parlementaires pour; 23 contre; 2 abstentions (95% pour le "oui")
- Lettonie (le 02 juin 2005) : 71 parlementaires pour; 5 contre; 6 abstentions (86% pour le "oui")

- Espagne (le 20 Février 2005) : par référendum mais seulement 42% des électeurs ont voté, (76% pour le "oui")
- France (le 29 Mai 2005) : par
référendum, 69% des électeurs ont voté (55% pour le "non")
- Pays Bas (le 01 Juin 2005) :
par référendum, 63% des électeurs ont voté (61% pour le "non")

Quelques liens

http://www.traite-simplifie.org/
http://dsedh.free.fr/transcriptions/Cassen179.htm

Il ne faut pas subir la réalité, il faut la changer. Il ne faut pas oublier le passé, il faut l’écouter. Et il ne faut pas accepter l’avenir, il faut l’imaginer



mardi 16 octobre 2007

Le lavage de cerveaux en liberté

Je viens de lire un article très intéressant dans le Monde Diplomatique du mois d'aout dernier. L'intellectuel américain Noam Chomsky accorde un entretien au journaliste de France Inter Daniel Mermet. Beaucoup de leçons à retenir !

http://www.monde-diplomatique.fr/2007/08/CHOMSKY/14992

jeudi 11 octobre 2007

Le Sarkozysme : une des étapes extrêmes du Fordisme ?

LE FORDISME

Il y a presque un siècle Henri Ford fondateur de l'entreprise qui porte son nom, inventa ce qui s'est jadis appelé le "fordisme". C'est un mode d'organisation de l'entreprise qui avait été théorisée par le président américain Roosevelt avec le "New Deal" après la crise financière de 1929 et qui avait pour but d'accroître la productivité au sein de l'entreprise. Pour atteindre ses objectifs, Ford proposa un nouveau mode de travail pour ses ouvriers en mettant en place notamment le travail à la chaîne et une certaine militarisation de l'entreprise. En contrepartie, il augmenta leurs salaires (5 dollars/jour contre de 2 à 3 dollars auparavant). Mais en réalité le "deal" de Ford était le suivant : s'il augmentait le salaire de ses ouvriers, ces derniers pouvaient acheter ses voitures, et s’ils achetaient ses voitures, il aurait une augmentation du marché des voitures et donc il pourrait baisser les prix et ses ouvriers pourraient acheter encore plus de voitures.
Je pense que ce cercle vicieux est encore d'actualité aujourd'hui. Il s'est "dégradé en fait. On n'a qu'à voir ce que proposent les constructeurs automobiles français à leurs salariés. PSA, par exemple, leurs propose de changer leurs voitures deux fois par an à des prix intéressants. Si on compte les filiales, le nombre de ses salariés est d'à peu près 200 000 => jusqu'à 400 000 voitures vendues par an juste pour les collaborateurs (Dans le monde PSA a vendu 1,96 millions de voitures en 2006).
http://www.developpement-durable.psa.fr/social/emploi/indicateurs.htm

En contrepartie, et c'est là le problème, les nouvelles organisations, très strictes, au sein de l'entreprise ont poussé certains salariés de PSA jusqu'au suicide. Voici ce qu'on peut lire dans :
http://www.lefigaro.fr/economie/20070716.WWW000000535_nouveau_suicide_chez_psa.html
"un salarié de l'usine PSA de Charleville-Mézières s'était donné la mort à l'extérieur, mais en invoquant ses conditions de travail dans une lettre d'adieu."

LE SARKOZYSME

Le sarkozysme c'est autre chose. Contrairement à Ford, Sarkozy (en un bon ultra-libéral) veut favoriser ouvertement et directement les plus aisés de la société. Et ceci a pour but, d'après ce qu'il dit, de stimuler la croissance et donc la création des emplois.
Il le dit clairement : avec le bouclier fiscal, la suppression des cotisations "charges" sociales des entreprises sur les heures supplémentaires, on va aider ses entreprises à se développer, à être plus compétitives, etc. Ceci est pour le pouvoir d'achat des Français si on croit Mr Sarkozy.
Un seul exemple :
L’Observatoire des inégalités a publié récemment les estimations de l’Assemblée nationale concernant le bouclier fiscal : les 1 000 Français les plus aisés dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront d’une baisse d’impôt de 270 000 euros chacun.
Voici le rapport

En écrivant ces mots, je pensais à la phrase idiote du président américain G. W. Bush : « seule la croissance des pays riches assurera le développement des pays pauvres ». C’était dans un entretien au « Monde ».
Voici l'article