lundi 24 septembre 2007

Le site de pub de TF1 sur le blog de Fillon

Si vous voulez naviguer dans le site publicitaire de TF1, une des possibilités est d'aller sur le blog du premier ministre François Fillon.
Tout en bas de la page http://blog-fillon.com vous pointez votre souris à droite de "avec"; vous cliquez sur le texte qui va s'afficher et là vous tombez directement sur le site de pub de TF1.
Des proches du premier ministre ont expliqué à des journalistes qu'ils trouvaient cela tout à fait normal du fait que les liens en bas du blog sont "imposés" par l'hébergeur (Overblog) et que, en général, on trouve la même chose sur les blogs des autres personnes hébergés par la même société (détenue à 20% par TF1).
Faut-il dire au premier ministre que malgré la "faillite" de l'état Français, avec son salaire de 20000 euros par mois, il peut se payer un blog sans liens publicitaires ?

lundi 17 septembre 2007

Vers une guerre avec l'Iran ?

Le ministre Français des affaires étrangères avait estimé que le monde devait se "préparer au pire", c'est-à-dire à la possibilité d'une "guerre" avec l'Iran. C'était sur LCI dimanche dernier.
Si Bernard Kouchner avait été ministre des Affaires étrangères en 2003, la France aurait sans doute des troupes en Irak en ce moment, tout aussi embourbées que celles des Etats-Unis. Il était, bien entendu, une des rares personnalités politiques en France a vouloir la guerre et le voilà Chef de la diplomatie depuis trois mois, et il nous parle déjà de "guerre", cette fois avec l'Iran.

Quand George W. Bush voit les prophéties bibliques s'accomplir
Tout le monde sait que les néo-conservateurs américains attendent avec impatience une guerre contre l'Iran. On peut citer les raisons politico/économiques mais il n'y a pas que cela. Le président Bush attend peut être le retour du "Messie" en voulant la guerre (*). Ce n'est pas du tout une blague.
Lorsqu'en 2003, il a voulu convaincre Jacques Chirac de le suivre en Irak, il a évoqué La guerre de Gog et de Magog (référence dans l'Ancien Testament) qui désigne la guerre de la fin des temps et qui est une guerre associée à la venue du "Messie".
Le magazine «Allez savoir!» de l'université de Lausanne publie les révélations d'un professeur de théologie de la même université qui avait été chargé d'éclairer le président français sur ce passage de la Bible.
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/monde/actu_monde__1?contenu=296024


(*) pour la chrétiens évangéliques, le jour du retour du Messie correspond au jour où tous les juifs du monde immigrent en Israel. ce sont les grands ennemis des ennemis d'Israël. Pour en savoir plus :

mardi 4 septembre 2007

5 ans d'indemnités de chômage, pour les députés...

Alors que le chômeur ordinaire bénéficie d'une indemnisation maximum de 23 mois pour une allocation moyenne de 800 € et qu'ensuite, dans le meilleur des cas, il percevra le RMI ou l'ASS (environ 400 € par mois), les députés, eux, seront désormais couverts sur la base de 5.400 € bruts de manière dégressive pendant cinq ans au lieu de 6 mois.

En octobre 2003, sous l'inspiration d'un gouvernement de droite qui songeait d'office à se prémunir de la précarité alors qu'il a fait en sorte de l'imposer à son bon peuple durant tout son règne, une discrète mesure a été prise par arrêté du Bureau de l’Assemblée nationale, prévoyant que les députés qui ne seront pas réélus aux législatives du 17 juin 2007 pourront bénéficier pendant cinq ans - soit le temps d'une législature complète… - d’une indemnité dégressive, financée par une cotisation spécifique de 0,5% créée à cet effet et prélevée sur leurs émoluments (lire en commentaire).
Auparavant, les députés destitués étaient assurés de percevoir pendant six mois l’équivalent de leur indemnité de base - soit 5.400,32 € brut - s’ils ne retrouvaient pas toute de suite une activité. Et s’ils avaient d’autres mandats ou d’autres revenus, l’Assemblée leur versait une indemnité différencielle.

Six mois, effectivement, c'était bien trop peu : le Bureau de l’Assemblée nationale a donc décidé d'en décupler la durée. Les six premiers mois restent inchangés. Les six mois suivants, ces nobles désœuvrés percevront 70% de l’indemnité de base, puis 60%, puis 50% jusqu'au quatrième semestre. Ensuite, durant les trois années restantes, l'allocation diminuera de 5% tous les semestres pour atteindre jusqu’à 20% de l’indemnité de base, soit 1.080 € bruts. Bien évidemment, les autres mandats et/ou revenus continueront d’être déduits sur la période.

Nous vous laissons savourer en commentaires les réactions relevées sur le Net à ce sujet, d'autant plus que le seul média officiel à en avoir parlé fut l'incontournable Canard Enchaîné dans son édition du 7 février, tandis que le reste de la profession affiche un silence assourdissant sur cette info, à trois semaines des élections présidentielles.

source : http://www.actuchomage.org/

Les Français travaillent moins et mieux

Qui ose dire encore que la France est à la traîne et que les Français sont des fainéants ? Selon le rapport bisannuel du BIT sur les indicateurs-clés du marché du travail (ICMT) basé sur les données de 2006, les travailleurs français arrivent en 3e position de la productivité horaire mondiale, derrière les Etats-Unis et la Norvège.

En une heure, un travailleur américain et un travailleur français produisent quasiment la même quantité de richesses : en 2006, la production horaire du Français était de 35,08 $ (25,68 €) contre 35,63 $ (26,07 €) pour l'Américain. En outre, le PNB (produit national brut) par heures travaillées en France a augmenté de 2,2% en moyenne annuelle entre 1980 et 2006, contre 1,7% aux Etats-Unis.
Quant à la production horaire du travailleur norvégien, numéro un mondial, elle s'élève à 37,99 $ soit 27,73 €.

Par contre, en terme de productivité par travailleur, la Norvège ne suit plus mais la France arrive en 5e position derrière la Belgique, le Luxembourg, l'Irlande et les Etats-Unis. Un écart qui s'est visiblement creusé depuis la mise en place de nos 35 heures : "En 2006, la productivité par travailleur en France atteignait 85% du niveau des Etats-Unis alors que, six ans plus tôt, en 2000, la France atteignait 89% du niveau américain". Le Bureau international du travail note toutefois que l'écart a également continué de se creuser au cours des dernières années entre les Etats-Unis et la plupart des pays développés...

Durée du travail : un faux procès


Si le travailleur américain est, depuis des années, champion du monde de la productivité, la différence se joue sur le nombre d'heures au travail. Le rapport note qu’"il y a beaucoup plus d'heures travaillées par an et par personne aux Etats-Unis que dans la majorité des économies européennes. [...] Les Américains ont travaillé en moyenne 1.804 heures au cours de l'année 2006, et les Français 1.564. La tendance est à la baisse du nombre d'heures travaillées dans les deux pays, mais elle est plus nette en France : en 1999, les Américains travaillaient 1.853 heures dans l'année contre 1.630 pour les Français".

Conclusion : le Français travaille moins en terme de durée, mais tout autant en terme de rentabilité. Quand on sait que les salariés américains bénéficient de seulement 15 jours de congés par an et que 20% d'entre eux bullent au boulot, on s'aperçoit que le «travailler plus longtemps» a ses limites. Des journées trop longues, pas assez de temps pour soi et des vacances insuffisantes contribuent à émousser quelque peu l'entrain, voire la motivation...
De plus, accuser les Français de travailler moins que les autres est une imposture car, en réalité, la durée moyenne du travail en France n'est pas inférieure à celle de nos voisins et nos amis Norvégiens, premiers du classement BIT sur la productivité horaire mais absents du "top 5" de la productivité par travailleur, bossent encore moins longtemps que nous !

Le taux d'emploi pèse sur la productivité

Pourtant, des esprits fâcheux estiment qu'il faut que nous augmentions à la fois notre productivité horaire et notre productivité par travailleur pour battre enfin les Etats-Unis... Mais à quoi bon être les champions du monde si c'est pour le faire au détriment de cette qualité de vie que la planète entière nous envie ?

Autre détail qui tue : derrière le «travailler trop peu», il peut aussi s'avérer qu’une trop faible part de la population en âge de travailler occupe un emploi. On appelle cette proportion le taux d’emploi global et en France, il brille par sa faiblesse : 63,1% en 2005... Dans l'UE15, seules la Grèce (60,1%) et l’Italie (57,6%) étaient en dessous ! Ne nous voilons pas la face : en excluant les jeunes et les seniors, le chômage français a des incidences notables sur notre productivité. Donc, le «travailler davantage» doit avant tout se traduire par : être plus nombreux en emploi de qualité, afin d'augmenter le volume global de travail réalisé dans notre économie. C'est une question de bon sens. Pointer du doigt les 35 heures ou augmenter l'âge légal du départ à la retraite ne sont que fausses considérations.

sources :
http://www.actuchomage.org/
Organisation Internationale du Travail

jeudi 2 août 2007

American's in Iraq

Une vidéo édifiante qui montre comment des soldats américains, dans un Hummer (petit char), se déplacent dans les rues de Bagdad.
Vive la liberté à l'américaine !

Hummer en Irak

mercredi 1 août 2007

L'être humain pour les nuls !

Petit court métrage du réalisateur brésilien Jorge Furtado : L'Ile aux fleurs
A voir ou à revoir


mardi 31 juillet 2007

Salut mon président

Une fois n'est pas coutume, je vais te tutoyer. Je pense que cela ne va pas te choquer, j'ai cru comprendre que tu tutoies tout le monde (sauf devant les caméras évidemment).
Je tiens d'abord à exprimer mon admiration vers ta politique. C'est vrai qu'en quelques mois, en tant que président de la France, on te vois partout. Tu fais, et tu fais faire, beaucoup de choses. J'ai même l'impression que tu ne dors jamais.

Service minimum dans le transport terrestre :
C'est un des grands chantiers que tu abordes et qui est indissociable des autres parce qu'évidemment tu ne peux pas travailler et appliquer tes réformes avec des millions de grévistes dans la rue. Tu profites des malheureuses expériences de tes anciens amis Juppé et Villepin, tu as raison. Il y aura toujours des gens qui vont gueuler mais avec des transports qui fonctionnent "normalement", tu donneras l'image à l'opinion publique que la France n'est pas paralysée, le train de vie n'est pas arrêté et ce n'est qu'une minorité qui proteste contre l'intérêt de la France bien entendu. Je pense que tu as des bons conseillers en la matière. Mrs Soubie, Guéant, Solly, etc. savent bien ce qu'il font, tu peux leurs faire confiance.
Et n'oublie pas que la première chose qu'avait fait Margarette Thatcher lorsqu'elle a accédé au pouvoir, c'était de s'attaquer au droit de grève. Pardon, c'était d'instaurer un service minimum dans les transport.

Autonomie des universités :
Tu as choisis de faire passer cette loi pendant que les étudiants sont en vacances. C'est bien, c'est très bien même. C'est une première étape vers la privatisation de l'éducation nationale. Tu as raison, tu ne fais qu'appliquer (à petites doses) les accords de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) que la France a signés bien sûr. Tu sais de quoi je parle ?
Petit rappel pour ceux et celles qui n'ont pas compris : L'Accord Général sur le Commerce des Services ou AGCS. Pour l'OMC, l'éducation est un service, comme la santé, la recherche et beaucoup d'autres secteurs. Je ne vois pas au non de quoi ces secteurs ne peuvent pas être libéralisés. Ce sont des secteurs publiques, et alors ? ce n'est pas de ta faute si la France comme tous les autres pays de l'OMC ont signé l'AGCS en 1995.
Revenons à l'éducation, je pense qu'actuellement en France, à peu près 80% du budget est consacré pour les salaires des fonctionnaires et 20% pour le matériel. A mon avis 80% pour les salaires c'est beaucoup. Les grands industriels des firmes industrielles voudraient renverser ça. Tu peux les aider. T'as déjà annoncé la suppression de je ne sais pas combien de milliers de postes de fonctionnaires en 2008. Oui c'est pas mal, continue !

Franchise médicale :
Le "trou" de la sécurité sociale est la faute des patients. Ce sont eux qui "consomment" beaucoup. Les précédents gouvernements de droite ont essayé de pénaliser ces patients irresponsables en faisant en sorte qu'ils soient moins remboursés mais toi, avec ce que tu comptes faire, je pense que tu vas à un peu loin tout de même. Tu veux instaurer une franchise médicale avec un seuil de 50 euros par an et par assuré ?
J'ai entendu à la radio tout à l'heure (c'est nouveau) que cette franchise permettra le financement de la recherche sur la maladie d'Alzheimer. Ah ben il fallait le dire depuis le début.
Entre nous, de qui vient cette idée magnifique ? de ton conseiller Raymond Soubie ? en tout cas c'est bien trouvé !

mercredi 27 juin 2007

PETITION ARRET SUR IMAGES

Bienvenue dans le monde moderne !
Sous prétexte de renouveler ses programmes, la direction de France 5 a décidé de supprimer la seule émission qui exerce un regard critique sur la télévision. Une pétition est lancée depuis 9 jours et la barre des 100 000 signataires a été déjà franchie pour "sauver" Arrêt sur images.

SIGNER LA PÉTITION


ASI

mercredi 13 juin 2007

Sarkozy ivre au G8 ?

Voici la vidéo qui fait le tour du monde :

La TVA sociale

Entendu à la télé :

"En transférant une partie ou la totalité des cotisations sociales sur la TVA, d'une part on allège le coût du travail, on favorise les créations d’emplois et donc on réduit le chômage et d'autre part on bouche le trou de sécurité sociale". "Cette TVA est donc sociale parce qu'elle va réduire le chômage". "C'est un outil contre les délocalisations".
Ce sont des phrases que j'ai entendu à la télé ce soir concernant la TVA sociale et que Mr Fillon veut instaurer bientôt. J'ai entendu une seule critique d'un responsable syndical qui a durée ~10 secondes dans un reportage d'au moins 2 minutes. C'est vraiment de la TV Asociale!

De la nature humaine

L'être humain est si complexe qu'il en devient beau.
Si on dit à quelqu'un :

1 - "Bon actuellement lorsque t'achètes un produit qui coûte 100 euros, il y a 19 euros et 50 centimes qui vont dans les caisses de l'état. Prochainement tu vas payer plus mais c'est pour boucher le trou de la sécurité sociale et pour que tu retrouves du travail si t'es chômeur."
2- "Bon gogo, les cotisations sociales que ton entreprise paye sur ton salaire vont être supprimées mais ce n'est pas grave parce que tu vas contribuer toi même pour rembourser tes médicaments en consommant davantage."

Et bien il ne va pas se rendre compte qu'il est en train de se faire arnaquer, il va préférer entendre la première proposition et ignorer la deuxième même si, en fin de compte, elles signifient la même chose. Les gens cherchent de l'espoir, ils veulent juste entendre des responsables politiques (plutôt dynamiques et partout à la télé, faisant du jogging de préférence) leurs dire des belles phrases.
Je pense que la "vague bleue" des législatives le confirme.

Quelques chiffres :


- Actuellement la TVA représente à elle seule plus de 50% du budget de l'Etat. L'impôt sur le revenu 17% et celui sur les entreprises 15%. Le taux de la TVA est le même pour un chômeur que pour un millionaire.
- Les tranches de l'impôt sur le revenu (encore progressif, pour combien de temps?) sont passées de 7 (avant 2007) à 5 actuellement. C'est pour que les très riches payent moins.
- Les taxes sur les bénefices des entreprises vont passer de 33% (début 2007) à 20% en cinq ans.


« L'homme est de tous les animaux celui qui peut le moins vivre en troupeau »

Jean-Jacques Rousseau

jeudi 7 juin 2007

Une France de propriétaires : Mais de qui se moque-t-on ?

La banque centrale européenne (BCE) vient d'annoncer ce mercredi 6 juin l'augmentation de son taux directeur de 1/4 de point (la 8éme en 1 an et demi).
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-919442,0.html

Il y a juste un an, le taux directeur de la BCE était de 3%, ce qui correspondait, à l'époque, à un taux d'emprunt immobilier fixe de presque 3,9% (sur 15 ans). Aujourd'hui le taux de l'emprunt immobilier pour la même période est de, à peu près, 4,3% et le taux directeur de la BCE passe de 3 à 4%.
Les spécialistes confirment effectivement qu'avec les augmentations successives du taux directeur de la BCE, les taux fixes des emprunts immobiliers augmentent, en un an, de 0.40% pour les prêts d'une durée de quinze ans et de 0.35% pour ceux d'une durée de vingt ans.

Et oui, emprunter pour devenir propriétaire risque de coûter encore plus cher dans les semaines qui viennent.

"Je veux faire de la France un pays de propriétaires"
Nicolas Sarkozy (grand rhéteur du 21éme siècle)


jeudi 31 mai 2007

Ce que les médias nous cachent

Comme chaque année, et pendant trois jours, la réunion secrète du groupe Bilderberg se tiendra à partir de demain (jeudi 31 Mai) dans un grand hôtel à Istanbul, c'est à dire une semaine avant le sommet du G8.
http://www.turkishpress.com/news.asp?id=176907

D'après le journal turc, des gens de la CIA sont sur place pour garantir la sécurité des participants. Et parmi les personnalités qui sont présentes on peut noter :

- les néo-conservateurs américains Henri Kissinger, Paul Wolfowitz et Donald Rumsfeld
- José Manuel Barroso Président de la commission européenne
- Ali Babacan ministre turc des affaires étrangères

- Jean Claude Trichet Gouverneur de la banque centrale européenne
- Timothy Geithner Président de la FED (l'équivalent de la banque centrale européenne aux USA)
- Robert Zoellick négociateur américain chargé du commerce
- Neelie Kroes commissaire européenne à la concurrence
- William Luti conseiller spécial de Bush à la défense et stratège au National Security Council (NSC)
- Bernard Kouchner ministre des affaires étrangères français
- Philippe Camus directeur général délégué du groupe Lagardère
- Bertrand Collomb PDG de Lafarge
- Henri de Castries PDG d'AXA
- Georges A. David PDG de Coca-Cola
- Jaap Hoop de Scheffer secrétaire général de l'OTAN
- et des journalistes acceptant la règle de l'omerta comme Nicolas Beytout (le Figaro), Donald Graham (Washington Post) ou Martin Wolf (Financial Times).

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le groupe Bilderberg et sur groupes d'influence en général, voici le lien sur un livre sorti récemment du journaliste français Michael Gama :
Rencontres au sommet quand les hommes du pouvoir se réunissent
http://www.amazon.fr/Rencontres-sommet-hommes-pouvoir
-r%C3%A9unissent/dp/235346016X/ref=sr_1_6/402-7322821
-5276937?ie=UTF8&s=books&qid=1180559924&sr=1-6



Et pour finir, voici une vidéo intéressante
diffusée sur une chaîne canadienne :




« Le monde “apparent” est le seul ; le monde “vrai” n’est qu’un mensonge qu’on y rajoute »
Friedrich Nietzshe

vendredi 25 mai 2007

Les conseillers du président


Dans le Discours de la méthode
Descartes écrivait : "Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent". Lorsque j'ai lu les noms des ministres de Sarkozy pour la première fois, j'ai dit que ce ne sont pas eux qui vont décider c'est le président et ses conseillers. Sarkozy, je pense le connaître un peu mais je ne connaissais pas tous ses conseillers. Alors je suis allé chercher leurs biographies. Voici donc une petite présentation de ceux et celles qui "conseillent" notre président (la liste n'est pas exhaustive) :


Claude Gueant : secrétaire général de l'Elysée
Directeur général de la police nationale en 1994. Sarkozy le qualifie comme étant "le meilleur".



Henri Guaino : conseiller spécial du président
"la fracture sociale" c'était lui ! Mais avec l'actuel président, Monsieur Guaino est mieux inspiré. C'est de lui, par exemple, que viennent les références à Léon Blum et Jean Jaurés dans les discours de campagne de Sarkozy. Il est fort !


Raymond Soubie "ce doucet est un chat !" : conseiller du président aux dossiers sociaux
Monsieur Soubie mérite un blog entier à lui tout seul. C'est un ultra libéral, PDG d'Altedia (grande société de conseil en management et ressources humaines), spécialiste depuis plusieurs années des fusions, "restructurations" et privatisations d'entreprises. Il n'est pas très connu du grand public mais c'est lui qui était le conseiller de Juppé en 1995 quand celui-ci élaborait la "réforme" de la sécurité sociale. C'est lui le conseiller de Fillon en 2004 pour la "réforme" des retraites. C'est lui qui va faire avaler aux syndicats la remise en cause du droit de grève, le "contrat unique de travail", etc.
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/03/faut-il-dire-adieu-au-cdi.html
Bref, c'est lui le spécialiste de la vaseline !

Arnold Munnich : conseiller à l'Elysée
Chef du service de génétique de l'hôpital Necker-Enfants malades, Monsieur Munnich déclare publiquement que l’orientation sexuelle, et la souffrance qui provoque un suicide ont plusieurs causes, dont une charge génétique. On comprend maintenant l'origine des propos de Sarkozy concernant les génes des pédophiles et des personnes suicidaires. http://monde-moderne.blogspot.com/2007/04/ridicule.html
N'oublions pas que Christian Estrosi (ancien ministre) et probablement à la tête d'un ministère après les législatives, avait déclaré que
les "citoyens seraient mieux protégés si leurs données ADN étaient recueillies dès leur naissance". C'était en remplaçant Sarkozy lors d'une réunion des ministres européens de l'intérieur le 15 janvier 2007.

Jean-David Levitte : conseiller diplomatique du président
Ambassadeur de France à Washington entre 2002 et 2007. C'est lui qui va avoir la haute main sur tous les dossiers diplomatiques puisqu'il va présider le futur Conseil national de sécurité que le président Sarkozy veut créer sur le modèle de ce qui existe déjà aux Etats-Unis (National Security Council, the NSC). La seule différence c'est que le NSC s'occupe des questions de sécurité intérieure tandis que Conseil national de sécurité à la française s'occupera des affaires étrangères (pauvre Kouchner) :
http://www.lefigaro.fr/election-presidentielle-2007/20070515.FIG000000224_vers_un_conseil_de_securite_nationale_a_la_francaise.html
Eric Besson (l'ami d'aujourd'hui de Sarkozy) avait raison lorsqu'il l'a traité il y a quelques mois de "néo-conservateur américain à passeport français".

Franck Louvrier : conseiller en communication
Il travaille beaucoup avec Henri Guaino. Il est le spécialiste de la "conso politique" et des "post-tests" à l'UMP. Exemple (et ce n'est pas le seul) :
lors du débat sur la candidature de la Turquie à l’adhésion à l'Union européenne dans le cadre de la campagne pour le référendum sur la constitution européenne du 29 mai 2005. Nicolas Sarkozy s’était prononcé contre l’entrée de la Turquie. « Si nous n'avions pas fait ces études, constaté que la question turque était cruciale, le oui ne serait pas majoritaire dans notre propre camp », explique Franck Louvrier dans un article du quotidien Libération du 19 Mai 2005. Et dans un reportage diffusé sur canal+ il y a presque 2 ans, Nicolas Sarkozy confirme son recours aux post-tests et explique qu'il fait cela parce qu'il "veut travailler d'une manière professionnelle". En 1981, Mitterrand voulait abolir la peine de mort alors que la majorité des Français étaient contre cette abolition.

Catherine Pegard, Georges-Marc Benamou et Myriam Lévy : conseillers politiques et en communication à l'Elysée et à Matignon

C. Pégard est rédactrice en chef du magazine Le Point et a suivi la campagne présidentielle de Sarkozy pour son journal.





M. Lévy est journaliste au Figaro, elle a suivi aussi une campagne présidentielle mais celle de Ségolène Royal !




G-M Bennamou est journaliste à Nice-Matin (groupe Lagardère)





Concernant la nomination des journalistes comme conseillers à l'Elysée ou à Matignon, elle s'inscrit dans une vieille tradition française. François Jost (professeur en sciences de l'information à l'Université de Paris III) explique : "Il considère (Sarkozy) qu'il ne peut réussir qu'avec les médias et par les médias. Prendre un journaliste comme conseiller c'est aussi choisir un conseiller d'utilisation des médias... que M. Sarkozy sait déjà parfaitement utiliser".

mardi 8 mai 2007

Une galaxie des grands médias

Le réseau d'influence de M. Sarkozy (la liste n'est pas exhaustive)



- Arnaud Lagardère : Europe1, Paris-Match, le Journal du dimanche, Edition Hachette, Elle,
En avril 2005, lorsqu'il fit de Nicolas Sarkozy l'invité d'honneur du séminaire de son groupe à Deauville, c'est avec ces mots qu'il le présenta : "Nicolas n'est pas un ami, c'est un frère."

- Martin Bouygues : TF1,
Martin est le grand ami de Nicolas et un des témoins de son mariage avec Cécilia et aussi le parrain de leur fils Louis.

- Bernard Arnault : La Tribune, Investir, Radio classique,
Avec Martin Bouygues, il est le deuxième témoin de mariage de Nicolas/Cécilia en 1996. Selon le classement 2007 du magazine Forfes des plus grandes fortunes de la planète publié en Mars 2007, il est le premier Français et entre dans le top 10, au 7e rang avec une fortune estimée de 26 milliards de dollars.

- Olivier Dassault : le Figaro, Valeurs actuelles,
Député UMP et fils de Serge (et petit fils de Marcel), les grands fabriquants des avoins de chasse.




- Alain Minc : Le Monde
Président du conseil de surveillance du quotidien





- François Pinault : Le Point
Le fameux milliardaire (Cinquième fortune française en 2006) et propriètaire de la Fnac en autres.




- Nicolas de Tavernost : M6
Homme d'affaires et président du directoire de la chaîne de télévision M6






- Jean-Claude Dassier : LCI
Directeur de la rédaction de la chaîne LCI




Une vidéo en bonus :


lundi 30 avril 2007

Quand le leader du parti post-fasciste italien soutient Sarkozy et préface son livre












Le livre "Témoignage" de Nicolas Sarkozy est sorti il y a quelque temps en version italienne et préfacé par Gianfranco Fini.
Les deux hommes sont amis, le premier est candidat à la présidence de la république française, le deuxième est le président de "Alleanza Nazionale" le parti post-fasciste mussolinien dont le logo (flamme tricolore) avait inspiré Jean-Marie Le Pen en 1972 pour le choix de celui du FN.

Voici une citation de M. Fini concernant Mussolini qui plaira aux électeurs du FN mais sûrement pas aux autres :
"Mussolini a été le plus grand homme d'Etat du siècle. Et s'il vivait aujourd'hui, il garantirait la liberté des Italiens", Gianfranco Fini
Pour un dirigeant français, les liens avec cette droite d’origine totalitaire peuvent créer quelques embarras. On comprend donc pourquoi on ne parle pas trop dans les grands médias de cette amitié.

M. Sarkozy est-il vraiment diabolisé ou ne l’est-il pas assez ?





dimanche 29 avril 2007

Bienvenue dans la France d’aujourd’hui, imaginons celle de demain

"Ruptures", le livre du magistrat Serge Portelli (vice-président au tribunal de Paris), sort jeudi 3 mai aux éditions L'Harmattan, et sera présenté le même jour à partir 19h par son auteur, à la Librairie Résistances à Paris.

"Ruptures" qui traite de la "politique sécuritaire" du candidat Sarkozy à la présidence de la République a été refusé au dernier moment par l'éditeur Michalon, qui avait déjà édité le premier livre du magistrat.

Toutefois, l'investigation de ce juge sur les méthodes démagogiques, inefficaces et dangereuses de Sarkozy a suscité un très grand intérêt, et L'Harmattan a relevé le défi. Le livre, n'en déplaise au prétendant au trône, sera donc disponible en librairie ce jeudi 3 mai.

Les chapitres sont disponibles sur le site betapolitique.

Introduction : La force sans justice est tyrannie
http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0411

Chapitre 1 : les faux bilans de Nicolas Sarkozy

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0412

Chapitre 2 : Nicolas Sarkozy, La prison compulsive

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0413

Chapitre 3 : Nicolas Sarkozy, La « justice automatique »

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0425

Chapitre 4 : Nicolas Sarkozy et la justice des mineurs, le retour de la barbarie ?

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0431

Chapitre 5 : Nicolas sarkozy et la récidive, simple, inefficace et dangereuse

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0453

Chapitre 6 : Le traitement chimique imposé selon Sarkozy

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0460

Chapitre 7 : Nicolas Sarkozy et les prisons hôpitaux

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0476

Chapitre 8 : Nicolas Sarkozy et la chasse aux étrangers

http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0489





Pourquoi tant de haine !

La semaine dernière, j’ai entendu Sarkozy à la radio dire (en s’adressant à ses adversaires) cette phrase magnifique : « pourquoi tant de haine ». J’avoue que, pendant un petit moment, je me suis posé cette question stupide, si moi même j’ai de la haine contre lui. Le même jour, j’entends le mot "diabolisation"...

La "diabolisation" ne vient en tout cas pas seulement des adversaires de Sarkozy en France. Voici ce qu'on peut lire dans la presse francophone étrangère :

LeSoir (Belgique) : Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux

http://www.lesoir.be/actualite/edito/article_522708.shtml

LeDevoir (canada) : La face cachée de Sarkozy

http://www.ledevoir.com/2007/04/18/139827.html

Je n'ai rien trouvé de similaire concernant la candidate du parti socialiste.

Revenons en France, voici une vidéo d'Edwy Plenel (ex-directeur de rédaction du quotidien Le Monde) expliquant pourquoi ce candidat est dangereux pour la démocratie.



mercredi 18 avril 2007

RIDICULE

Philosophie Magazine a publié ce mois d’Avril huit pages de « dialogue » entre le philosophe Michel Onfray et Nicolas Sarkozy candidat à l’élection présidentielle. Pour Sarkozy, on naît pédophile, suicidaire, etc. Voici l’extrait :

Michel Onfray : « Je pense que nous sommes façonnés, non par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et sociohistoriques dans lesquelles nous évoluons. »

Nicolas Sarkozy : « Je ne suis pas d’accord avec vous. J’inclinerais, pour ma part, à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. ». […] « Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. ».

C’est inacceptable qu’un candidat à la présidence de la république Française puisse aller jusqu’à dire des propos pareils. Ce n’est même pas un discours d’extrême droite, c’est pire.

Cet eugénisme est très développé dans les pays anglo-saxons, notamment chez les néodarwiniens. Le naturaliste Français Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829), avait exposé que les transformations de la vie humaine, collective et individuelle, sont trop considérables pour s’expliquer par un mécanisme d’évolution entièrement darwinien, par les gènes. Elles correspondent à une accélération de la transmission des caractéristiques acquises par des mécanismes socioculturels et non génétiques.

Aux états unis, il y a des scientifiques qui pensent (comme Sarkozy) que tout est inscrit dans l’ADN. Pour eux, on peut reconnaître les délinquants sexuels uniquement dans leurs gênes. Mais Y a t-il un gêne chez l’être humain qui détermine le fait qu’il est ridicule ?


"S'il y a des hommes dont le ridicule n'ait jamais paru, c'est qu'on ne l'a pas bien cherché."
La Rochefoucauld, Ecrivant et Moraliste du 17e siècle


lundi 26 mars 2007

De la bio-politique dans la campagne présidentielle

Dans l’intérêt de l’économie française, pour combattre la concurrence mondiale dans le domaine viticole, BUVEZ !!!

Nicolas Sarkozy s’est prononcé récemment en faveur de la publicité sur la consommation du vin lors d’un déplacement chez les viticulteurs de Sancerre. « Le vin n'est pas assimilable au tabac ou à la drogue », a affirmé Nicolas Sarkozy. « Je suis favorable à l'ouverture à la publicité sur la consommation de vin, dans la mesure où celle-ci est raisonnable et modérée », a ajouté le candidat en buvant devant les caméras un verre de vin blanc.

Je rappelle bien évidemment que la publicité sur la consommation du vin (et de l’alcool en général) est fortement limitée en France afin de protéger les jeunes des opérations de marketing (Loi Evin de 1991). Sarkozy veut revenir sur cette loi. Il veut donc céder au lobbys des viticulteurs et de fabricants d’alcool qui demandent depuis des années la diffusion de leurs publicités à la télé, dans la presse et à la radio.

Pour Sarkozy, il faut que la viticulture française puisse se battre «à armes égales» avec ses concurrents du «monde entier». Après tout pourquoi ne pas faire de la publicité sur les cigarettes de Gauloises pour concurrencer Marlboro ? Pour ce candidat à la présidentielle, si les Français boivent davantage, le vin Français se vendra mieux dans le monde...

Son unique objectif est bien sûr de récupérer les voix du monde viticole. Concernant la santé de la population, c'est un enjeu.

« L'homme, pendant des millénaires, est resté ce qu'il était pour Aristote : un animal vivant, et de plus capable d'une existence politique; l'homme moderne est un animal dans la politique duquel sa vie d'être vivant est en question »
Cours au Collège de France « biopolitique et biopouvoir» de Michel Foucault


dimanche 18 mars 2007

Faut-il dire adieu au CDI ?


Autrement dit, faut-il voter pour Sarkozy ?

Depuis plus d’un siècle en France, des gens se sont battus contre la précarité du travail. Ils se sont battus pour qu'un salarié ait sa dignité, ait un salaire décent, des conditions de travail décentes, une protection sociale et qu’il ne puisse pas être licencié du jour au lendemain. Tout cela est inscrit dans le code du travail. Dans le monde moderne il y a des gens, en France et ailleurs, qui pensent que le problème du chômage est lié directement au code du travail (lire article Sarkozy et le plein emploi, l'art de la rhétorique). Mais comme je l’ai déjà écrit, le chômage pour ces gens n’est pas le problème c’est la solution ou plutôt le moyen pour casser le code du travail. Leur objectif est de détruire ce code parce que, à leurs yeux, c’est parmi les « structures » qui freinent l’emploi.

Queqlues citations

  • Lors des débats de la 2ème séance du mercredi 16 Mars 2005 à l’assemblée nationale, Gérard Larcher (Ministre déléguée aux relations du travail) avait déclaré « Nous avons dans ce pays une lecture salafiste du code du travail ». Le mot « salafiste » désigne généralement l’Islam extrémiste.

    http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2004-2005/178.asp

  • Laurence Parisot, présidente du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France), avait déclaré lors de l’assemblée générale de son mouvement en Janvier 2005 : « La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail ». Et dans le Figaro du 30 Août 2005 : « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ».

  • Pendant la crise du CPE (contrat première embauche) en 2006, j’avais entendu Jean-Marc Sylvestre dans l’émission de LCI « le club de l’économie » dire : « le problème en France, ce n’est pas le CPE c’est le CDI ».

Mais que dit Sarkozy, candidat à l'élection présidentielle ?

Pour lui, il faut remplacer tous les contrats du travail (le CDD, le CDI et autres contrats) par un « contrat unique de travail ». Il s’inspire d’un rapport (qu’il a commandé) en 2004 auprès de Michel Camdessus, l’ultra-libéral qui a dirigé le FMI (Fond Monétaire International) entre 1987 et 2000. Voici l’endroit où on peut trouver ce rapport :

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/044000498/index.shtml

Lors de la Réunion publique à Agen - 22 juin 2006,

http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/reunion_publique_agen_22_juin_2006

Nicolas Sarkozy disait :

« Au chef d’entreprise qui hésite à embaucher parce qu’il a peur de ne pas pouvoir licencier et qui se perd entre les quelque 36 formules de contrats de travail possibles, je propose un contrat unique à durée indéterminée, plus souple, avec une consolidation des droits du salarié au cours du temps »

Avec ce contrat unique, le salarié verra ses droits augmentés par rapport à son ancienneté dans l’entreprise qui l’embauche. Dit comme ça, ça ne choque pas trop mais Sarkozy ne donne aucun détail.

D’abord, il avait dit qu’il généraliserait le CNE* (Contrat Nouvelle Embauche) s’il est élu le 6 Mai. Et lors d’une rencontre organisée par la confédération générale des petites et moyennes entreprises le 24 Janvier 2007, il avait déclaré que « Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher » avant d’ajouter « le contrat de travail unique, inspiré du CNE ». Ce serait, estime-t-il, «une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français». Plus de détails sont dans :

http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/232067.FR.php?mode=PRINTERFRIENDLY

(*) Pour les lecteurs extérieurs à la vie politique Française, le contrat nouvelle embauche (le CNE) est un type de contrat de travail en France sans limitation de durée pour les entreprises de vingt salariés au plus (au tout début, c'est à dire en Juin 2005, il a été annoncé juste pour les entreprises de 10 salariés au plus). Durant la période dite de consolidation de l'emploi de deux années, la rupture sans annoncer le motif de licenciement est possible.




mercredi 14 mars 2007

Sarkozy et le plein emploi, l'art de la rhétorique

Au cours de ces derniers mois (pendant la période électorale), à chaque fois que Nicolas Sarkozy est invité pour parler de son programme, il répète sans arrêt que son objectif est le « plein emploi », or tout le monde sait qu'il est un vrai libéral.

Est-il sincère ou fait-il tout simplement de la rhétorique ?

Autrement dit, pour les néolibéraux, le chômage est-il le problème ou plutôt la solution ?

Dans une idéologie néolibérale si on veut réduire le chômage (effectif) il faut réduire le coût du travail. Les libéraux estiment qu'il y a des « structures » qui freinent l’embauche. Ces structures sont les cotisations patronales (ou charges patronales, mais il faut peut-être s'interroger sur ce mot « charges » qui est une construction idéologique libérale plus qu'autre chose). Il y a aussi le SMIC, les allocations chômage, etc. Pour les néolibéraux, c'est très simple : il faut casser ces structures pour rendre le marché du travail plus flexible et par conséquent permettre aux entreprises d'embaucher davantage.


Le taux "naturel" de chômage, diable !
En 1968, Milton Friedman, L'inspirateur du néolibéralisme et prix Nobel d'économie en 1976, invente la notion de « chômage naturel ». C'est le taux de chômage qui n'augmente pas l'inflation. On l'appelle aussi « chômage structurel » ou encore « chômage d'équilibre ». C'est-à-dire que dans un pays donné, il y a (ou il doit y avoir) un taux de chômage « naturel » proportionnel au taux d'inflation dans ce pays à une période donnée. Actuellement ce taux est estimé en France entre 8 et 8,5% de la population active (le taux de chômage effectif est à 8,5% selon l'INSEE).
En général, les néolibéraux n'aiment pas l'inflation parce qu'elle rogne sur les rentes des grands détenteurs d'actions boursières (les investisseurs institutionnels, en particulier). Si, par exemple, les cours de la bourse progressent sur une année de 10% avec une inflation de 5%, la hausse réelle est seulement de 5%.

Si on se rapproche du plein emploi (moins de chômeurs), le rapport de force s'infléchit du coté des salariés qui demandent l’augmentation des salaires et les dirigeants des entreprises répercutent cela en augmentant les prix de vente de leurs produits et donc le taux d'inflation augmente.

Ils préfèrent le maintien d'un partage de la valeur ajoutée favorable au capital (voir l'article « Des inégalités dans le monde moderne » ci-dessous) et tant pis pour les chômeurs. C'est normal. Pardon, c'est naturel...

Voici un lien sur le site Internet du journal "Le Monde" de Janvier 2007 sur le plein emploi et le chômage naturel.

http://www.lemonde.fr/web/chat/0,46-0@2-3234,55-852862,0.html

Et un autre sur le site du Sénat :

http://www.senat.fr/rap/r00-345/r00-34525.html

Friedman est mort, Sarkozy est encore vivant

En Novembre 2006 le monde diplomatique a publié un excellent article de Serge Halimi sur le l’idéologie néolibérale et notamment son influence sur la politique monétaire européenne (à lire absolument) :
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-11-30-Milton-Friedman?var_recherche=Friedman

Voici un extrait :

« Pour Milton Friedman, les priorités économiques étaient la lutte contre l'inflation et celle contre les déficits publics. Combattre la hausse des prix imposait, selon lui, de ramener le rythme de création monétaire à un niveau si bas qu'il rendrait l'argent plus cher (taux d'intérêts), interdisant ainsi à l'Etat de financer trop commodément ses déficits. La technique n'excluait pas d'autres thérapies néolibérales devenues familières depuis vingt-cinq ans. « Comment pourra-t-on jamais ramener l'Etat à de justes proportions ? » interrogeait Milton Friedman. Je pense qu'il n'y a qu'une façon : celle dont les parents contrôlent les dépenses excessives de leurs enfants, en diminuant leur argent de poche. Pour un gouvernement, cela signifie réduire les impôts. » Quant à l'existence du chômage, elle s'expliquait surtout par un coût du travail (salaire) trop élevé et par des prestations sociales trop importantes, c'est-à-dire susceptibles d'inciter les sans-emploi à refuser de vendre leur force de travail au coût du marché. »

Une ressemblance avec le programme du candidat Sarkozy serait sûrement un hasard.
D'ailleurs, et pour l'anecdote, N. Sarkozy avait dit aussi
(lorsqu'il était ministre des finances en 2004) qu'il "voulait gérer la France comme un bon père de famille".



mardi 6 mars 2007

Les bilderbergers : ceux qui gouvernent le monde moderne ?


Dans le 19e siècle, Benjamin Disraeli (chef du parti conservateur britannique) disait : « Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l'imaginent ceux dont l'œil ne plonge pas dans les coulisses ». Dans le monde moderne les choses ont-elles changé ?

L’existence des « groupes de réflexion » ou « think tank », la Franc-maçonnerie, les lobbies, etc. n'est guère surprenante pour le grand public mais ce qui est moins connu c’est l’existence des réseaux de grande influence dans le domaine politico-économique dont le plus puissant est sans doute le groupe Bilderberg (né en 1954).

De grands dirigeants industriels, responsables politiques, leaders dans le monde des médias, de la finance, des services secrets, etc. composent ce club prestigieux. A l’abri de toute ingérence démocratique, ce groupe se réunit, tous les printemps dans des pays différents, dans le secret pour débattre d'enjeux politiques et économiques majeurs. Cet article s'intéresse donc à ce groupe parce qu'on lui reproche, entre autres, l'orchestration de la mondialisation économique.

Certains lecteurs vont sûrement se dire voilà encore un qui croit au conspirationnisme, à la théorie du complot, etc. mais j’invite ces lecteurs à aller se renseigner sur Internet (notamment sur les liens que je propose) et à faire leur opinion eux même.

- Article (payant) de liberation (très intéressant) :

http://www.liberation.fr/actualite/economie/81682.FR.php

Pour ceux ou celles qui ne peuvent pas payer l’article, le voici (je l’ai trouvé sur la toile !) :

http://bilderberggroup.tripod.com/save-to-do/5aout2003-2.html


La réunion de 2003 avait lieu en France du 15 au 18 mai, au château de Versailles qui a été fermé au public pendant une semaine. On peut se demander quel intérêt commun peuvent avoir des personnalités comme :

- Paul Wolfowitz (numéro 2 du pentagone à l’époque)

- Les PDG de Thales, Axa, Nokia, Daimler Chrysler, Novartis, etc.

- Jean-Claude Trichet, gouverneur de la banque centrale européenne

- Valéry Giscard d'Estaing, président de la Convention européenne

- Richard Perle, membre de la commission américaine de la politique de défense de 1987 à 2004

- Le juge antiterroriste Bruguière

- La reine Béatrix des Pays-Bas

- Pierre Lellouche, député et ami de Nicolas Sarkozy

- David Rockefeller, le fameux milliardaire américain co-fondateur du groupe Bilderberg

- Des journalistes acceptant la règle de l'omerta comme Nicolas Beytout pour Les Echos ou Alexandre Adler pour Le figaro pour ne citer que les Français.

Etc.





La liste, sûrement pas exhaustive, est dans :

http://www.voltairenet.org/article9772.html


- Questions d’un parlementaire suisse concernant la réunion de ce groupe à Versailles en 2003 :

http://search.parlament.ch/f/cv-geschaefte?gesch_id=20031086


- La prestigieuse chaîne BBC proposait (en 2005 ?) une série qui s’appelle « who runs your world ? » (Qui gouverne votre monde ?)

http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/americas/4290944.stm



jeudi 1 mars 2007

Des inégalités dans le monde moderne


Dans un pays où le néolibéralisme est le modèle économique par excellence
, dès que le PIB augmente les inégalités augmentent aussi. La France n'est qu'un exemple.

Ce modèle économique ne satisfait qu'une minorité de la population (les plus aisés).

En France, entre 1979 et 2004, pendant que le PIB -produit intérieur brut- a été multiplié par 2,5 (à peu prés 1600 Milliards d'euros, en 2004) :

- le nombre de ménages pauvres a augmenté (le seuil de pauvreté est la moitié du revenu médian)
http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATSOS04404&tab_id=57

-
le taux de chômage a augmenté

- Le nombre des RMI-stes a augmenté :
http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?tab_id=338


- le partage des salaires dans la valeur ajoutée a chuté de 10 points
www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/2-80.pdf

Aux états unis, par exemple, Le fossé entre riches et pauvres s'élargit plus que jamais et le nombre de très pauvres est à son plus haut niveau depuis trois décennies. Une étude parue le samedi 24 Février 2007 montre que le nombre des très pauvres a cru de
26% entre 2000 et 2005. Une augmentation supérieure de 56 % à celle de la totalité du nombre de pauvres pendant cette période.

http://rawstory.com/news/afp/In_US_record_numbers_are_plunged_in_02242007.html


Que font nos politiques contre cette réalité :

Est-ce que nos politiques se posent la question de savoir si c’est l’économie qui est au service des êtres humains ou si c’est l’inverse ? Est ce que c’est l’être humain qui est la finalité de l’activité économique ou plutôt la variable d’ajustement au service de l’appareil économique et de la grande finance ?

Comme le dit bien l'Economiste René Passet, pour nos politiques, c’est l’"instrument qui est finalisé et la finalité qui est instrumentalisée". Il s’agit bien entendu des partis de droite, UMP, UDF, etc. (auquels je consacrerai plusieurs articles ultérieurement) mais aussi du parti socialiste (Hélas !). N’oubliant pas que grâce à certains socialistes, la France est devenue en 2002 la championne d’Europe des stock-options. Et c’est juste un exemple.

http://www.lexpansion.com/art/6.0.55736.0.html

Et en plus, Dominique Strauss-Kahn avait demandé que l’impôt sur les stock-options soit inférieur à l’impôt normal et qu’ainsi un patron bénéficie d’un système fiscal dérogatoire par rapport à sa secrétaire. Voici un petit paragraphe publié à l'époque dans le magazine de Serge Dassault :

http://www.lexpansion.com/art/134.0.126742.0.html

"Sans « l'affaire Jaffré » et la publication par L'Expansion des plus-values potentielles réalisées par les grands patrons, le dossier des stock-options ne ferait plus parler de lui. DSK l'aurait réglé à l'automne en glissant discrètement un petit article dans le budget 2000 qui devait satisfaire les détenteurs de stock-options".
Et pour une vraie critique :

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=93