mercredi 13 mai 2009

La saison des festivals : Bilderberg 2009

D'après le site internet du journal britannique "The Times", le festival de Cannes bilderberg aurait commencé aujourd'hui. C'est aujourd'hui (jeudi 14 Mai) que le grand festival planétaire des bilderbergers aurait donc débuté (en Grèce cette année) dans le plus grand secret. Comme d'habitude, et comme tous les ans, la médiatisation de ce festival est à son apogée. En effet, étant donné l'importance de l'évènement et les stars qui y participent, tous les médias NE sont PAS au rendez vous.
Parmi les stars Françaises qui auraient participé à l'édition 2008, on peut citer Christophe de Margerie -Président du groupe Total-, François Pérol -Secrétaire général adjoint de la présidence de la République en 2007/2008 et actuel Président de la Banque populaire et de la Caisse d'épargne-, Manuel Valls -député maire PS-, Jean-Claude Trichet -Président de la BCE-, etc. Les stars internationales sont aussi présentes lors de cet évènement. Des présidents de la Banque Mondiale, des Secrétaires Généraux de l'OTAN, des patrons de grandes firmes transnationales, des ministres de la plupart des pays occidentaux, sans oublier les "grands" journalistes qui acceptent la règle de l'omerta comme Nicolas Beytout (les Echos), Donald Graham (Washington Post) ou Martin Wolf (Financial Times) sont toujours présents à ce "festival".
Pour Patrick Devedjian (ministre chargé de la mise en œuvre du plan de relance du gouvernement Sarkozy), il s'exprime magistralement dans cette vidéo : "moins de 10% des Français connaissent l'existence du groupe Bilderberg", " Ce sont des conférences internationales dans lesquelles on parle des grands problèmes du monde, des problèmes monétaire, etc.". Que cela se passe dans le plus grand secret ne semble pas déranger notre ministre...


Participants à l'édition 2009
Selon "The Times", le porte parole de la Banque Mondiale affirme que le président de cette organisation, Robert Zoellick, est à Athènes ce jeudi pour un "unspecified business". L'agenda du secrétaire au Trèsor américain, Tim Geithner’s, est mystérieusement vide les deux prochains jours. Le patron de la Deutsche Bank, Jo Ackermann, sera en "voyage quelque part dans l'Europe”. Et Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale Européenne, est "absent jusqu'à la fin de la semaine".
Pour les autres ???

Quelques liens
Article de WikiPedia sur le groupe bilderberg

Article sur BBC News

Silence médias sur les réunions de l'élite mondiale (Article de Rue89)

Réponse donnée, en 2003, par M. Prodi au nom de la Commission Européenne concernant la participation de quelques membres de la commission à des réunions du groupe Bilderberg

Le journal Portugais "SOL" affirme la participation de deux Hommes politiques portugais à la conférence de 2008

Conférence du groupe à Istanbul en 2007 dans un journal turque

Citations
"Pour être libre, il faut être informé"
Voltaire

"Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu'ils veulent, mais ce que nous décidons qu'ils doivent avoir."
Richard Salant, ex-président de CBS News


« Le monde “apparent” est le seul ; le monde “vrai” n’est qu’un mensonge qu’on y rajoute »
Friedrich Nietzshe

mardi 10 février 2009

Intox dans le discours de Nicolas Sarkozy sur la recherche

Dans un discours, prononcé par Nicolas Sarkozy le 22 Janvier 2009 à l’occasion du lancement de la "réflexion pour une Stratégie Nationale de Recherche et d’Innovation" et devant quelques Ministres, présidents d’universités et chefs d’entreprises; le président de l'Etat s'est montré "méprisant" et "haineux" contre la communauté scientifique en France. La vidéo est visible sur le site de l'Elysée.
D'après les enseignants-chercheurs, au delà du "mépris" et des "insultes", le discours de Sarkozy était surtout "mensonger". Voici un résumé du discours de Sarkozy commenté par une équipe de scientifiques marseillais :




Deux exemples :

Le président Sarkozy : "ce n’est pas une question d’idéologie, ce n’est pas une question de droite ou de gauche, c’est une question de bon sens".

Evolution du financement de la recherche entre 1993 et 2005

Le président Sarkozy : "nous ne sommes pas aujourd’hui dans le peloton de tête des pays industrialisés pour la recherche et l’innovation"


"Qui dit un mensonge en dit cent"
Proverbe français

mercredi 4 février 2009

Très vite : l'affaire bernard K

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner fait l'objet d'une charge explosive dans un livre à paraître aujourd'hui. Dans les quelques extraits publiés par l'hebdomadaire Marianne, on apprend que le militant des droits de l’homme est aussi le conseiller ( très convenablement rémunéré) de quelques dictateurs africains. Le journaliste-écrivain Pierre Péan accuse aussi Kouchner d’avoir fait entreprendre des démarches en vue de recouvrer des factures laissées impayées par le président Gabonais Omar Bongo, après son arrivée au gouvernement de Sarkozy.
On apprend aussi dans le site Marianne2 que le "french doctor" prépare sa riposte et accuse Pierre Péan de «homme malsain et antisémite» (Kouchner est né d'un père juif).

Allons Bernard, vraiment tu déçois beaucoup de gens...

- Tu es le ministre des affaires étrangères et le cofondateur de médecins sans frontières.

- Tu es le symbole de l'ouverture de l'homme qui voulait nettoyer les cités au Kärcher.

- Bernard, mon cher; j'avoue que vis à vis de toi, je sentais toujours une vive colère.

- En Irak, tu étais l'homme qui soutenait la guerre, avec tes amis Pascal Bruckner et Alexandre Adler.

- En Iran, tu n'es pas contre une intervention militaire.

- Pour Le groupe Total et contre des victimes birmanes, tu avais touché 25000 euros d'honoraires.

- Tu es l'ami d'un président qui met tout le monde en colère.

- Et dans son gouvernement, tu es solidaire.

- Et parfois tu te trompes Bernard : il ne doit pas y avoir en France une contradiction entre les droits de l'homme et la politique étrangère.

- Non mon cher Bernard, à 70 ans tu ne fais pas vraiment une brillante carrière.


"Il doit bien rester un angle de tir pour la paix" !!!
Bernard Kouchner

mardi 20 janvier 2009

Les guerres : une lutte des classes à l'échelle mondiale

Je publie ici un texte qui m'a été envoyé par un ami :

Une stratégie de la tension

En août 2008, l'Ossétie du Sud fut envahie par la Géorgie, dont le gouvernement n’agit qu’avec l’accord, voire sur l’ordre, du gouvernement des États-Unis d'Amérique. Il s’agissait de tester la réactivité du gouvernement de la Russie et la solidarité entre la Russie et la Chine, deux puissances embarrassées par les répressions qu’elles exercent en Tchétchénie et au Tibet. La riposte russe fut rapide et efficace. N’importe quelle puissance ainsi défiée à sa frontière ne peut que couper court à toute tentative semblable. On ne voit pas comment la Russie aurait pu réagir autrement.
La guerre en Afghanistan, dans laquelle un pouvoir fantoche s’efforce d’embourber la France, entretient un foyer de violence et de désespoir dans un pays épuisé par trente années de guerre. Pourtant seuls les Afghans pourront construire leur État.
Et seuls les Irakiens pourront reconstruire le leur.
L'agression à présent menée par Israël contre Gaza s'inscrit dans la même stratégie générale des puissances anglo-saxonnes pour maintenir leur prépondérance. Deux attaques, qui ne s’improvisent pas, à la fin d’une mandature étasunienne, l’une en plein été, le jour de l’ouverture des Jeux olympiques, l’autre pendant la trêve de fin d’année : il s’agit de prendre l’opinion publique par surprise et de créer, avant le changement de président, une situation irréversible. Le silence du président élu des États-Unis n'augure rien de bon ; encadré par des vieux politiciens du temps de Clinton, sans doute est-il déjà ficelé par des puissances financières peu différentes de celles qui commandaient à la famille Bush. On ne devient pas président d’une grande puissance politique sans avoir fourni des gages à l'oligarchie.

Le but visé paraît être de pallier l'effondrement de la domination financière au moyen de l'intimidation militaire, pendant le temps nécessaire à restaurer le mécanisme de pompage financier des ressources mondiales. Les guerres locales contre des populations trop faibles pour se défendre efficacement servent à exhiber la puissance militaire et à faire craindre l'embrasement général. Comme dans une cour de récréation, un grand escogriffe incite un petit agressif à rosser un petit faiblard, afin d’intimider les autres grands, empêchés de réagir vivement par la crainte de déclencher une bagarre générale. Bien entendu, les financiers qui dirigent l'empire anglo-saxon sont plus subtils que les pan-germanistes du XXe siècle (ce n’est pas difficile). Ils ne veulent pas conquérir par les armes, mais maintenir un niveau de danger international tel que les neutres et les pleutres ne veuillent pas s'émanciper. Ainsi, dans chaque pays, la bourgeoisie d'affaire compradore leur cède.
C'est très net en France : le peuple voudrait que la domination anglo-saxonne cesse. La réforme de l'euro, la sortie de l'OTAN, l'émancipation de la tutelle bruxelloise, seraient bien accueillies par les Français. Rétablir une influence française dans le monde est indispensable au maintien de notre liberté ; les Français le savent bien et le souhaitent. Mais cela nécessiterait que les gouvernants français cessent de servir leurs maîtres en veules larbins, comme ils le font depuis quelques années. Or les classes dominantes, représentées politiquement par l'UMPS, veulent rester vassales des Anglo-saxons afin de dominer le peuple, dans l’espoir chimérique de s’intégrer à la surclasse mondiale des riches pillards anglophones, leur unique idéal, le modèle qui les fait rêver. Cette stratégie de la tension sert donc leur intérêt. La presse au service des riches, L'Immonde, Aliénation et le Barbier de Paris, le prouve tous les jours par ses articles.

Au-delà des problèmes locaux du Proche et du Moyen Orient, ces guerres interminables servent à maintenir la domination des puissants, à effrayer les peuples et à les distraire de leurs vrais intérêts, pour les faire taire.

La guerre de Gaza est un épisode d'une lutte des classes à l'échelle mondiale. Ce qui n'ôte évidemment rien à la gravité locale de l'affaire, ni aux souffrances des victimes. Contrairement aux luttes de décolonisation des années cinquante, il n'y a pas de solution politique à court terme. A l'époque, les gouvernants français commirent beaucoup de fautes, qui causèrent de graves souffrances, mais ils cherchèrent bientôt des solutions politiques (en trouver une est plus difficile qu’en chercher, puisqu’il faut s'accorder avec la partie adverse, et que chaque partie est divisée entre partisans des pourparlers et de la force). Rien de tel en ce moment au Proche-Orient : les acteurs prépondérants, les puissances anglo-saxonnes et Israël, ne veulent pas d'un accord et s'arrangent toujours pour faire capoter toutes les négociations. A dessein, ils discréditent leurs interlocuteurs modérés et renforcent l’ascendant de leurs adversaires les plus intransigeants. Soumettre les populations adverses à des lideurs extrémistes, exposer leur propre population au péril, est une tactique décidée froidement afin de faire perdurer la guerre.

Les citoyens israéliens paraissent incapables de peser sur les décisions de la classe politique et militaire qui domine leur pays. Apeurés, et sans doute honteux pour la plupart, ils regardent leur armée massacrer des réfugiés parqués dans un vaste camp de regroupement surpeuplé. Ils savent que ces violences qui les font haïr ne régleront rien, et n’amélioreront même pas leur sécurité. A long terme, les politiciens israéliens risquent de signer la mort de leur pays, ce qui signifie que le monde entier est en danger pour un territoire aride grand comme moins de deux départements français.

Mais les vrais décideurs ne se soucient pas d’un enjeu si mesquin : décidés à côtoyer le gouffre, leurs vraies motivations sont la griserie du pouvoir, le plaisir de duper, la jouissance d’une victoire de plus, fût-elle éphémère, dans la guerre des riches contre les pauvres.

Christian Darlot 15 janvier 2009

"Dans le champ de l’Erreur se moissonne la Mort"

Eschyle


mercredi 14 janvier 2009

Crimes de guerre ou logique génocidaire ?

Massacrer des enfants au nom de la lutte contre le Terrorisme
En voulant "éradiquer" le Hamas, Israël mène une guerre d'une nature invraisemblable. Cette guerre semble, aux yeux des israéliens, être la solution nécessaire à leur survie. C'est comme cela que ça a été présenté par les médias et par le gouvernement Israélien. Et c'est pour cela que, selon LeMonde.fr, "80 à 90 % des personnes interrogées [en Israël] lors de sondages soutiennent la guerre contre le Hamas en dépit du nombre élevé de victimes, des bavures et de l'utilisation d'armes prohibées au sein d'une population dense".
Mais l'ennemi d'Israël n'est pas un État, ce n'est pas le Hamas, c'est tout un peuple.
La sale guerre menée par Israël contre les palestiniens de Gaza est donc présentée comme une réponse à un danger pour l'existence de l'État juif. Ce danger viendrait du mouvement Hamas qui figure sur la liste des organisations Terroristes établie par Israël, les États-Unis et l'Union Européenne. A l'inverse le Hamas n'est pas considéré comme organisation Terroriste par la Grande Bretagne, la Norvège, les pays arabes, et beaucoup d'autres pays.
En voulant combattre le Terrorisme, Israël ne fait que créer un effet de dopage sur ce qu'il qualifie de Terrorisme puisque la manière dont son armée se comporte à Gaza fera en sorte que pour chaque mort palestinien il y aura plusieurs dizaines de futurs Kamikazes, plusieurs dizaines de futurs combattants, etc.

Utiliser des bombes au phosphore blanc dans un des territoires les plus densément peuplés au monde
Comme elle ne peut pas utiliser de bombes nucléaires (les villes israéliennes sont juste à coté), l'armée israélienne utilise des armes d'une autre nature : les bombes au phosphore blanc mais pas seulement. Deux médecins norvégiens qui ont travaillé plusieurs jours dans un hôpital de la ville de Gaza pour le compte de l'ONG norvégienne Norwac, soutiennent que des Palestiniens sont blessés par de nouvelles bombes au carbone. « ... Nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME - pour Dense Inert Metal Explosive », ont-ils déclaré à la sortie du territoire palestinien. Ces bombes sont de petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, et qui ont un énorme pouvoir d'explosion. « À 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brulées comme par des milliers de piqures d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban Sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne "Pluie d'été". Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes », affirment les médecins norvégiens.
Le journal "Times", dans son édition du 5 janvier, avait aussi rapporté qu'Israël utilise le phosphore blanc dans ses bombardement sur Gaza. L'utilisation de ces obus, qui provoquent de graves brûlures pour les victimes, est interdite contre les civils en vertu du droit international.

Crimes de guerre ou logique génocidaire ?
En 1944, à propos des horreurs générées par le nazisme, Winston Churchill parlait d'"un crime sans nom". Lui répondant en quelques sorte, un professeur de droit international, Juif américain d'origine polonaise, Raphael Lemkin, forge la même année le mot de "génocide" à partir du mot grec genos (race, peuple) et du suffixe latin -cide (de caedere, tuer).
Pour Lemkin, au-delà des éliminations physiques de masse, cas limite et exceptionnel à ses yeux, le génocide était d'abord constitué par une multiplicité d'actions visant à détruire les bases de survie d'un groupe en tant que groupe. Il était "une synthèse des différents actes de persécution et de destruction".
A ce sujet, quelques déclarations s'imposent :

"Nous n’avons pas de chambres à gaz ni de fours crématoires, mais il n’y a pas qu’une seule méthode de génocides."
Shulamit Aloni, ancien ministre israélienne de l’Éducation (déclaration dans le quotidien Haaretz et citée dans "Chronique de la guerre civile, Éric Hazan, LaFabrique")

"Il n'y a qu'à raser Gaza, comme cela ils ne viendront plus nous emmerder"
Eli Yishai, Vice-premier ministre israélien et président du Shass.

"Nous devons combattre le Hamas comme les Américains ont combattu les Japonais durant la seconde guerre mondiale. La conquête du Japon n'a pas été nécessaire"

Avigdor Lieberman, ancien ministre israélien et chef du parti Israël Beitenou

"Plus les tirs de roquettes Qassam s'intensifieront, plus les roquettes augmenteront de portée, plus la shoah à laquelle ils s'exposeront sera importante, parce que nous emploierons toute notre puissance pour nous défendre"
Matan Vinaï, vice-ministre israélien de la défense (début Mars 2008)

"Il est étonnant de voir à quel point les Israéliens voient les Palestiniens de façon totalement déshumanisée et abstraite et se sont détachés des cruautés et des horreurs de ce qu'ils font"
Hanane Ashraoui, députée palestinienne

«Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d'être nu.»
Khalil Gibran
, poète libanais

mardi 14 octobre 2008

Un Topo pour comprendre la crise financière et ses origines

Pour sauver le système bancaire et restaurer la confiance des banquiers et des traders, on nous balance depuis quelques semaines des chiffres que le citoyen n'a pas trop l'habitude d'entendre. 1700 milliards d'euros de la part des européens par exemple :
1 700 000 000 000 euros (presque le PIB annuel de la France).
On entend aussi souvent des termes comme :
Capitalisme (financier, rhénan, anglosaxon, etc.), Libéralisme, Néo-libéralisme, Ultra libéralisme, Subprime, Mondialisation néo-libérale, Globalisation, Solvabilité des banques, etc.
Voici un rappel des définitions de ces mots qui sont utiles à la compréhension de l’économie dans le monde contemporain (monde moderne).

Capitalisme : Système économique fondé sur la déclaration de principe : "la propriété privée est un droit naturel" et "la recherche de l’intérêt individuel mène spontanément à l’intérêt collectif" - "la somme des intérêts individuels recherchés par chacun d’entre nous doit nous mener spontanément à l’intérêt collectif".

Capitalisme rhénan : Très confondu en général avec le Kéynésianisme (mais à juste titre je pense). Le capitalisme rhénan (du latin Rhenus, « le Rhin ») désignait au départ le capitalisme germanique né juste après la deuxième guerre mondiale et celui de toute l'Europe occidentale entre les années 50 et la fin des années 70. En gros, c'est un capitalisme assez régulé dans lequel les partenaires sociaux ont leur mot à dire.

Capitalisme anglosaxon : C'est le capitalisme où ce sont les investisseurs institutionnels et les fonds de pension qui ont l'influence déterminante.

Capitalisme financier : Il n'y a pas vraiment de définition exacte du "capitalisme financier". Mais on peut le définir ainsi : système économique fondé sur la déclaration de principe "Tout pour l'actionnaire".

Libéralisme : C'est d’abord une philosophie politique née à la suite du siècle des Lumières, qui assure la primauté de l’individu et déclare tous les individus libres et égaux. Jusque là ça va (je me sens par exemple très libéral !). Mais c'est aussi devenu une doctrine économique que l’on peut résumer ainsi : "rien ne doit entraver le marché, rien ne doit entraver son fonctionnement » et donc le «politique» doit reculer devant l’«économique».

Néo-libéralisme : C'est une sorte de radicalisation du libéralisme qui s'est imposée dans plusieurs pays à partir du début des années 80. Propulsé par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, le néo-libéralisme se caractérise notamment par l'ouverture de nouveaux domaines d'activité à la loi du marché (privatisation des services publics), la libre circulation des capitaux (les actions) sur un marché mondial.
Il faut bien comprendre cette notion de "libre circulation des capitaux" parce que c'est là le nœud du problème de la crise financière que nous vivons. La crise dite des "subprime" (voir définition plus loin) a commencée aux Etats-Unis et s'est propagée à toute la planète.

Mondialisation néo-libérale : La mondialisation (ou Globalisation en anglais) concerne l'ensemble des échanges économiques devenus mondiaux et qui satisfont les critères suivants
- Libéralisation du commerce, supprimer les barrières douanières.
- Concurrence libre de toutes les entreprises dans le monde. Au sein de l'Europe, on l'appelle "concurrence libre et non faussée"
- Libéralisation des mouvements de capitaux, c'est à dire la suppression du contrôle du mouvement des capitaux.


Solvabilité des banques : elle traduit l'aptitude de l'entreprise à faire face à ses engagements en cas de liquidation, c'est-à-dire de l''arrêt de l'exploitation et de mise en vente des actifs. Une entreprise peut donc être considérée comme insolvable dès lors que ses capitaux propres sont négatifs : elle doit alors plus qu'elle ne possède.

Subprime : C'est une forme de crédit hypothécaire, apparue aux États-Unis et destinée aux emprunteurs à risque. C'est bien entendu l'origine de la crise financière actuelle qui va sans doute être appelée dans les livres d'histoire "la crise financière de 2009". Pour bien comprendre l'origine de cette crise, lire : Crise financière : petite fable immorale

Pour finir, je reviens encore une fois sur ce blog à la proposition du visionnaire candidat Sarkozy pendant la dernière campagne présidentielle concernant le crédit hypothécaire.


«Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.»
Nicolas Sarkozy, un an avant la crise financière actuelle

jeudi 25 septembre 2008

Crise financière : il faut trouver les coupables !

J'en ai trouvé un. Un certain Nicolas Sarkozy (Ce n'est ni une blague ni de l'anti "sarkozysme" primaire).
Il n'est pas le seul bien évidemment... Mais si on essaye de naviguer sur le site de l'UMP, on trouve très facilement les propositions du candidat Sarkozy à la présidence de la république. C'était, je le rappelle, avant Mai 2007. C'est à dire avant le déclenchement de la crise des "subprime" de l'été 2007.
Nicolas Sarkozy avait dit : "Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain...". Il croyait vraiment au modèle du crédit hypothécaire. Il cautionnait donc le système...
Maintenant il nous dit qu'il faut trouver les coupables. Mais il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles !
Il dit aussi qu'il faut réformer ou moraliser (je ne sais plus) le capitalisme financier. Mais de qui se moque t-on ?. C'était quoi, concrètement, ses propositions pour moraliser le capitalisme financier ? Ah oui, c'est comme si le mollah Omar disait qu'il est pour les droits des femmes en Afghanistan ou comme si Laure Manaudou disait qu'elle veut se convertir à l'Haltérophilie peut être ?
En tout cas, par rapport au dernier discours de Mr sarkozy à Toulon où il n'arrêtait pas de critiquer le système mondial de la finance, on peut au moins saluer le talent d'Henri Guaino (sa plume, c'est à dire celui qui écrit ses discours) mais il manquait une chorale dans la salle pour faire plus beau je trouve...

mardi 23 septembre 2008

Crise financière : petite fable immorale

Source : Le journal Politis du 27 Mars 2008

Il était une fois, aux États-Unis, pays de cocagne, d’aimables philanthropes accourus au chevet des pauvres (pas trop, mais assez pauvres quand même) pour leur offrir de les aider à acheter une maison. Ces bienfaiteurs prêtaient, presque sans contrepartie, de l’argent à qui en manquait. Les pauvres n’auraient qu’à rembourser tout doucement, à leur main, tout en jouissant sans délai de leurs nouveaux murs et de leur petit bout de jardin, récompense inespérée de toute une vie de labeur. Hélas, tout ça était trop beau pour être vrai. Et le généreux donateur n’était qu’un filou. Se prévalant bientôt de la signature qu’il avait obtenue du candide, il faisait observer que le prêt pour ainsi dire gratuit au début ne l’était plus du tout ensuite. Et que la signature faisait obligation au pauvre de rembourser finalement beaucoup plus qu’on ne lui avait prêté. Et cela dans de telles proportions que le pauvre, bientôt incapable de faire face à sa dette, n’avait d’autre recours que de lui céder sa maison. À lui ou à un autre, car, entre-temps, le filou avait revendu l’acte de propriété à un autre filou qui lui-même s’était empressé de le céder, contre finances, à un troisième.

Mais, quand l’acte de propriété parvint au dernier acquéreur, toute la corporation des filous ayant tenté de revendre des maisons mal acquises au même moment, il ne valait plus rien. Alors, tel est pris qui croyait prendre ? La fable des « subprimes » serait-elle donc morale ? Pas vraiment. Car si le pauvre est encore beaucoup plus pauvre, et n’a plus que ses yeux pour pleurer, le premier filou et le deuxième, eux, se sont grassement enrichis avant de s’égailler dans une nature sauvage. Et le dernier, me direz-vous ? Celui qui a acheté un titre de propriété qui ne vaut plus rien, que devient-il ? Lui aussi a perdu beaucoup d’argent. À la fois beaucoup plus que le pauvre, et beaucoup moins à l’échelle de sa fortune. Mais il appartient à la race des puissants. Et, s’il chute, chacun sait qu’il peut entraîner beaucoup de monde dans son naufrage. Tous ceux, notamment, qui ont besoin de son argent pour inventer, demain, d’autres belles et véridiques histoires comme celle des « subprimes ». Dieu merci, au pays de cocagne, il y a un gouvernement pour lui rendre justice... et son argent. Et que fait le gouvernement pour rendre son argent au dernier des filous ? Il prélève un impôt. Et qui le paye, cet impôt ? Eh bien, c’est le pauvre, bien sûr, lui et tous ses semblables. On exagère ? Pas vraiment, car si notre fable ­ parfaitement immorale ­ s’arrête là, c’est qu’elle est tout juste sur le point d’être rattrapée par la réalité. Il est de plus en plus fortement question que l’État américain cautionne ces prêts immobiliers réduits à néant. Selon un économiste, cité lundi par le Monde, cela devrait coûter « au moins 500 milliards de dollars au contribuable américain ».

Ce qui fait beaucoup de pauvres qui paieront longtemps, très longtemps, pour rembourser une dette qui n’est pas la leur et effacer une turpitude dont ils ne sont pas coupables, et dont certains ont été les premières victimes. Et si cela ne se fait pas, alors c’est tout le « système » qui s’effondrera, affamant des millions de petites gens. Les mêmes, toujours les mêmes. L’histoire est édifiante. Elle n’a qu’un défaut. Dans la réalilté, ces « filous » ne sont pas vraiment des filous. On les a reconnus : ils sont courtiers, et, en bout de chaîne, banquiers. Ils ne font que leur métier. Ils ne commettent aucun délit. C’est le système tout entier qui est « filou ». Cette arnaque n’est pas une arnaque, c’est ce qu’on a coutume d’appeler le « capitalisme financier » ou le « néolibéralisme ». Les gros spéculent, les petits sont spoliés. Normal. C’est la règle d’un système sans règles. Et cette déréglementation planétaire, ce sont des politiques qui l’ont voulue. On pourrait imaginer qu’ils s’en repentent. Surtout quand ils sont ­ comment dit-on ? ­ « de gauche », et se réclament de la défense des pauvres. Mais pas du tout, ils en rajoutent au contraire.

C’est ainsi que le tout récent traité de Lisbonne (celui qui n’a même pas été soumis au suffrage du peuple) confirme le système et l’institutionnalise en Europe. Voyez cet article 56, qui interdit toute entrave à la circulation des capitaux et prive les politiques de tout moyen d’action. En nous associant à la pétition d’économistes européens qui en demandent l’abrogation, nous n’avons certes pas l’illusion d’endiguer comme par magie la crise qui nous menace. Mais nous voulons au moins marquer un coup d’arrêt et commencer à rendre à la politique son pouvoir sur cette finance si imaginative quand il s’agit de capter pour elle toutes les richesses du monde.


"[...] Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain [...]"
Nicolas Sarkozy

mardi 24 juin 2008

Pourquoi le prix du baril de pétrole augmente ?

Comment le prix se négocie ?
Au NYMEX (New York Mercantile Exchange), qui est le marché new-yorkais du pétrole et des matières premières, on n’achète pas et on ne vend pas de pétrole physique. On achète et on vend des contrats à terme (quelques mois). Ainsi, chaque jour à la bourse de New York, il y a des offreurs et des demandeurs pour acheter des morceaux de papier. Aujourd’hui, les bourses du pétrole négocient environ 200 millions de barils par jour, plus que le double du pétrole réellement produit. Et seulement environ 5 % du pétrole négocié sur le NYMEX se traduit par une livraison physique, parce que les positions sont habituellement fermées avant que les contrats n'expirent.

Vendre du papier pour gagner des fortunes
Ainsi, au NYMEX on n’achète pas le pétrole mais on paie un certain montant pour pouvoir l’acheter à un prix donné et à une date donnée. Entretemps, le prix peut beaucoup augmenter. Aussitôt, le contrat (promesse d’achat à un prix donné), le bout de papier lui-même, prendrait beaucoup de valeur. Au MYMEX, ce sont ces contrats qui s’achètent et se vendent à des prix qui fluctuent selon les rumeurs et on y fait donc surtout de l’argent en vendant du papier.

Comprendre la spéculation
Un seul exemple :
Une seule déclaration de Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE) le jeudi 5 juin 2008 a fait grimper le prix du baril, en une seule journée à New York, de 129 à 139 dollars . 10 dollars de plus en une seule journée. C'était du jamais vu. Keynes avait appelé cela "le comportement moutonnier" des spéculateurs : tout le monde veut acheter en même temps en suivant des rumeurs sur le marché.

Les spéculateurs représentent environ 71% des échanges sur le NYMEX
Selon une enquête réalisée par des parlementaires américains et dont le Wall Street Journal a obtenu copie, les spéculateurs au NYMEX représentent environ 71% des échanges contre 37% en 2000. Ce sont de grands spéculateurs, des fonds de pensions gigantesques, qui ont pris le contrôle des transactions du marché. Ce sont des gens qui y vont de leurs milliards et qui ne veulent surtout pas perdre d’argent.

Que faire pour sortir de la crise ?
Il faut dire NON au capitalisme financier. Il faut qu'une majorité au sein de la classe politique s'oppose à ses pratiques. Le président Sarkozy avait promis récemment de faire des "propositions" pour "moraliser" le "capitalisme financier". Mais en même temps il veut appliquer le traité constitutionnel pour l'Europe ou Traité de Lisbonne qui offre au capital financier, dont les grands spéculateurs, les conditions de son emprise écrasante sur la société.
Des opérations esc@rgot sur le Web ?
L'idée est la suivante :
Un nombre très important d'internautes se connecte sur le site du NYMEX (et sur d'autres sites) presque en même temps. L'objectif étant de saturer leurs serveurs et le message est tout simplement : on en a marre de vos pratiques.
A suivre, peut être...

Voir aussi
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/11/le-prix-du-ptrole-quand-les-spculateurs.html

dimanche 8 juin 2008

Bilderberg 2008 : liste des participants

Article sur le site Internet de la chaîne américaine CNBC sur le meeting de cette année
http://www.cnbc.com/id/24994499/for/cnbc

Et liste des participants (d'après liveleak). La plupart sont des invités : ne font pas partie des décideurs.

BEL “Davignon, Etienne” “Vice Chairman, Suez-Tractebel”

DEU “Ackermann, Josef” “Chairman of the Management Board and the Group Executive Committee, Deutsche Bank AG”

CAN “Adams, John” Associate Deputy Minister of National Defence and Chief of the Communications Security Establishment Canada

USA “Ajami, Fouad” “Director, Middle East Studies Program, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, The Johns Hopkins University”

USA “Alexander, Keith B.” “Director, National Security Agency”

INT “Almunia, Joaquín ” “Commissioner, European Commission”

GRC “Alogoskoufis, George” Minister of Economy and Finance

USA “Altman, Roger C.” “Chairman, Evercore Partners Inc.”

TUR “Babacan, Ali ” Minister of Foreign Affairs

NLD “Balkenende, Jan Peter” Prime Minister

PRT “Balsemão, Francisco Pinto” “Chairman and CEO, IMPRESA, S.G.P.S. ; Former Prime Minister”

FRA “Baverez, Nicolas” “Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP”

ITA “Bernabè, Franco” “CEO, Telecom Italia Spa”

USA “Bernanke, Ben S.” “Chairman, Board of Governors, Federal Reserve System”

SWE “Bildt, Carl” Minister of Foreign Affairs

FIN “Blåfield, Antti ” “Senior Editorial Writer, Helsingin Sanomat”

DNK “Bosse, Stine” “CEO, TrygVesta”

CAN “Brodie, Ian ” “Chief of Staff, Prime Minister’s Office”

AUT “Bronner, Oscar” “Publisher and Editor, Der Standard”

FRA “Castries, Henri de ” “Chairman of the Management Board and CEO, AXA”

ESP “Cebrián, Juan Luis” “CEO, PRISA”

CAN “Clark, Edmund” “President and CEO, TD Bank Financial Group”

GBR “Clarke, Kenneth” Member of Parliament

NOR “Clemet, Kristin” “Managing Director, Civita”

USA “Collins, Timothy C.” “Senior Managing Director and CEO, Ripplewood Holdings, LLC”

FRA “Collomb, Bertrand” “Honorary Chairman, Lafarge”

PRT “Costa, António” Mayor of Lisbon

USA “Crocker, Chester A.” James R. Schlesinger Professor of Strategic Studies

USA “Daschle, Thomas A.” Former US Senator and Senate Majority Leader

CAN “Desmarais, Jr., Paul ” “Chairman and co-CEO, Power Corporation of Canada”

GRC “Diamantopoulou, Anna” Member of Parliament

USA “Donilon, Thomas E.” “Partner, O’Melveny & Myers”

ITA “Draghi, Mario” “Governor, Banca d’Italia”

AUT “Ederer, Brigitte” “CEO, Siemens AG Österreich”

CAN “Edwards, N. Murray ” “Vice Chairman, Candian Natural Resources Limited”

DNK “Eldrup, Anders ” “President, DONG A/S”

ITA “Elkann, John” “Vice Chairman, Fiat S.p.A.”

USA “Farah, Martha J.” “Director, Center for Cognitive Neuroscience ; Walter H. Annenberg Professor in the Natural Sciences, University of Pennsylvania”

USA “Feldstein, Martin S.” “President and CEO, National Bureau of Economic Research”

DEU “Fischer, Joschka” Former Minister of Foreign Affairs

USA “Ford, Jr., Harold E.” “Vice Chairman, Merill Lynch & Co., Inc.”

CHE “Forstmoser, Peter” “Professor for Civil, Corporation and Capital Markets Law, University of Zürich”

IRL “Gallagher, Paul ” Attorney General

USA “Geithner, Timothy F. ” “President and CEO, Federal Reserve Bank of New York”

USA “Gigot, Paul ” “Editorial Page Editor, The Wall Street Journal”

IRL “Gleeson, Dermot ” “Chairman, AIB Group”

NLD “Goddijn, Harold” “CEO, TomTom”

TUR “Gögüs, Zeynep ” “Journalist ; Founder, EurActiv.com.tr”

USA “Graham, Donald E.” “Chairman and CEO, The Washington Post Company”

NLD “Halberstadt, Victor” “Professor of Economics, Leiden University ; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings”

USA “Holbrooke, Richard C. ” “Vice Chairman, Perseus, LLC”

FIN “Honkapohja, Seppo” “Member of the Board, Bank of Finland”

INT “Hoop Scheffer, Jaap G. de” “Secretary General, NATO”

USA “Hubbard, Allan B.” “Chairman, E & A Industries, Inc.”

BEL “Huyghebaert, Jan” “Chairman of the Board of Directors, KBC Group”

DEU “Ischinger, Wolfgang” Former Ambassador to the UK and US

USA “Jacobs, Kenneth” “Deputy Chairman, Head of Lazard U.S., Lazard Frères & Co. LLC”

USA “Johnson, James A.” “Vice Chairman, Perseus, LLC” (Obama’s man tasked with selecting his running mate)

SWE “Johnstone, Tom ” “President and CEO, AB SKF”

USA “Jordan, Jr., Vernon E.” “Senior Managing Director, Lazard Frères & Co. LLC”

FRA “Jouyet, Jean-Pierre ” Minister of European Affairs

GBR “Kerr, John ” “Member, House of Lords ; Deputy Chairman, Royal Dutch Shell plc.”

USA “Kissinger, Henry A.” “Chairman, Kissinger Associates, Inc.”

DEU “Klaeden, Eckart von” “Foreign Policy Spokesman, CDU/CSU”

USA “Kleinfeld, Klaus” “President and COO, Alcoa”

TUR “Koç, Mustafa ” “Chairman, Koç Holding A.S.”

FRA “Kodmani, Bassma” “Director, Arab Reform Initiative”

USA “Kravis, Henry R.” “Founding Partner, Kohlberg Kravis Roberts & Co.”

USA “Kravis, Marie-Josée” “Senior Fellow, Hudson Institute, Inc.”

INT “Kroes, Neelie ” “Commissioner, European Commission”

POL “Kwasniewski, Aleksander ” Former President

AUT “Leitner, Wolfgang” “CEO, Andritz AG”

ESP “León Gross, Bernardino” “Secretary General, Office of the Prime Minister”

INT “Mandelson, Peter” “Commissioner, European Commission”

FRA “Margerie, Christophe de” “CEO, Total”

CAN “Martin, Roger” “Dean, Joseph L. Rotman School of Management, University of Toronto”

HUN “Martonyi, János” “Professor of International Trade Law ; Partner, Baker & McKenzie ; Former Minister of Foreign Affairs”

USA “Mathews, Jessica T. ” “President, Carnegie Endowment for International Peace”

INT “McCreevy, Charlie ” “Commissioner, European Commission”

USA “McDonough, William J.” “Vice Chairman and Special Advisor to the Chairman, Merrill Lynch & Co., Inc.”

CAN “McKenna, Frank” “Deputy Chair, TD Bank Financial Group”

GBR “McKillop, Tom ” “Chairman, The Royal Bank of Scotland Group”

FRA “Montbrial, Thierry de” “President, French Institute for International Relations”

ITA “Monti, Mario” “President, Universita Commerciale Luigi Bocconi”

USA “Mundie, Craig J. ” “Chief Research and Strategy Officer, Microsoft Corporation”

NOR “Myklebust, Egil” “Former Chairman of the Board of Directors SAS, Norsk Hydro ASA”

DEU “Nass, Matthias” “Deputy Editor, Die Zeit”

NLD “Netherlands, H.M. the Queen of the”

FRA “Ockrent, Christine” “CEO, French television and radio world service”

FIN “Ollila, Jorma” “Chairman, Royal Dutch Shell plc”

SWE “Olofsson, Maud ” Minister of Enterprise and Energy ; Deputy Prime Minister

NLD “Orange, H.R.H. the Prince of”

GBR “Osborne, George” Shadow Chancellor of the Exchequer

TUR “Öztrak, Faik” Member of Parliament

ITA “Padoa-Schioppa, Tommaso ” Former Minister of Finance ; President of Notre Europe

GRC “Papahelas, Alexis” “Journalist, Kathimerini”

GRC “Papalexopoulos, Dimitris” “CEO, Titan Cement Co. S.A.”

USA “Paulson, Jr., Henry M.” Secretary of the Treasury

USA “Pearl, Frank H.” “Chairman and CEO, Perseus, LLC”

USA “Perle, Richard N.” “Resident Fellow, American Enterprise Institute for Public Policy Research”

FRA “Pérol, François” Deputy General Secretary in charge of Economic Affairs

DEU “Perthes, Volker” “Director, Stiftung Wissenschaft und Politik”

BEL “Philippe, H.R.H. Prince”

CAN “Prichard, J. Robert S.” “President and CEO, Torstar Corporation”

CAN “Reisman, Heather M.” “Chair and CEO, Indigo Books & Music Inc.”

USA “Rice, Condoleezza” Secretary of State

PRT “Rio, Rui ” Mayor of Porto

USA “Rockefeller, David ” “Former Chairman, Chase Manhattan Bank”

ESP “Rodriguez Inciarte, Matias” “Executive Vice Chairman, Grupo Santander”

USA “Rose, Charlie” “Producer, Rose Communications”

DNK “Rose, Flemming” “Editor, Jyllands Posten”

USA “Ross, Dennis B.” “Counselor and Ziegler Distinguished Fellow, The Washington Institute for Near East Policy”

USA “Rubin, Barnett R.” “Director of Studies and Senior Fellow, Center for International Cooperation, New York University”

TUR “Sahenk, Ferit ” “Chairman, Dogus Holding A.S.”

USA “Sanford, Mark” Governor of South Carolina

USA “Schmidt, Eric” “Chairman of the Executive Committee and CEO, Google”

AUT “Scholten, Rudolf ” “Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG”

DNK “Schur, Fritz H. ” Fritz Schur Gruppen

CZE “Schwarzenberg, Karel ” Minister of Foreign Affairs

USA “Sebelius, Kathleen” Governor of Kansas

USA “Shultz, George P.” “Thomas W. and Susan B. Ford Distinguished Fellow, Hoover Institution, Stanford University”

ESP “Spain, H.M. the Queen of”

CHE “Spillmann, Markus” “Editor-in-Chief and Head Managing Board, Neue Zürcher Zeitung AG”

USA “Summers, Lawrence H.” “Charles W. Eliot Professor, Harvard University”

GBR “Taylor, J. Martin” “Chairman, Syngenta International AG”

USA “Thiel, Peter A.” “President, Clarium Capital Management, LLC”

NLD “Timmermans, Frans ” Minister of European Affairs

RUS “Trenin, Dmitri V.” “Deputy Director and Senior Associate, Carnegie Moscow Center”

INT “Trichet, Jean-Claude” “President, European Central Bank”

USA “Vakil, Sanam” “Assistant Professor of Middle East Studies, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University”

FRA “Valls, Manuel ” Member of Parliament

GRC “Varvitsiotis, Thomas” “Co-Founder and President, V + O Communication”

CHE “Vasella, Daniel L.” “Chairman and CEO, Novartis AG”

FIN “Väyrynen, Raimo” “Director, The Finnish Institute of International Affairs”

FRA “Védrine, Hubert” Hubert Védrine Conseil

NOR “Vollebaek, Knut” “High Commissioner on National Minorities, OSCE”

SWE “Wallenberg, Jacob” “Chairman, Investor AB”

USA “Weber, J. Vin” “CEO, Clark & Weinstock”

USA “Wolfensohn, James D. ” “Chairman, Wolfensohn & Company, LLC”

USA “Wolfowitz, Paul ” “Visiting Scholar, American Enterprise Institute for Public Policy Research”

INT “Zoellick, Robert B. ” “President, The World Bank Group”


mardi 27 mai 2008

Bilderberg 2008

Le groupe Bilderberg
Si l'on en croit le deuxième journal néerlandais "AD", l'élite de la planète va se réunir cette année entre le 05 et le 08 juin 2008 à Chantilly près de Washington. Le journal nous apprend que le premier ministre néerlandais ainsi que son ministre des affaires étrangères sont appelés à assister à la conférence annuelle des Bilderberg où de grandes décisions politico-économiques à l'échelle de la planète sont discutées entre "grands" dirigeants du monde dans le PLUS GRAND SECRET.
L'ambassade des Pays-bas aux Etats-unis avait publié, le 16 Mai dernier, sur son site Internet l'annonce de la visite du premier ministre néerlandais à Washington en signalant sa participation au meeting de Bilderberg (voir snapshot ci-dessous)

Quelques jours plus tard, la phrase faisant allusion au groupe Bilderberg a été supprimée.

Le groupe Bilderberg et son influence : conspiration, théorie du complot ???
Lorsque les présidents des banques centrales, des PDG des grandes firmes transnationales ainsi que des "grandes" personnalités politiques se réunissent dans le secret, je pense que ce n'est pas pour se raconter des blagues. Ce sont les grandes décisions politiques et économiques à l'échelle de la planète qui sont discutées. Ni plus ni moins...

Pour Patrick Devedjian (secrétaire général de l'UMP), ceci est de la pure conspiration. Il reconnait au moins l'existence de groupes comme Bilderberg ou la Trilatérale (voir vidéo ci-dessous) : "moins de 10% des Français connaissent l'existence du groupe Bilderberg" C'est peut être vrai. Il avoue sa dernière participation à la conférence de la Trilatérale (dont plusieurs membres font aussi partie du groupe Bilderberg) au Canada tout en ajoutant que se sont des "conférences dans lesquelles on parle des grands problèmes du monde, des problèmes monétaire, etc." et, pour lui, ce n'est pas du tout choquant le fait que ces réunions se tiennent dans le plus grand secret sans conférence de presse comme c'est habituellement le cas à la fin du sommet de Davos ou du G8 par exemple.





Pour Yves Calvi et Jean-François Khan, Bilderberg : JAMAIS ENTENDU PARLE !
Les deux journalistes affirment, dans l'émission C dans l'air de France 5 (voir vidéo ci-dessous), n'avoir jamais entendu parlé du groupe Bilderberg. Le premier est journaliste depuis 20 ans et le deuxième depuis plus de 50 ans. C'était dans les années 50 où Mr Khan est devenu journaliste et paradoxalement c'était dans la même période où s'est tenue la première réunion du groupe (en 1954) !!
50 ans d'ignorance ou plutôt de la malhonnêteté intellectuelle ?




J'invite Jean-François Khan, Yves Calvi et les autres à lire la réponse de Romano Prodi justifiant (au nom de la commission européenne) la participation de quelques membres de la commission aux réunions annuelles du groupe C'EST DANS LE SITE INTERNET DU PARLEMENT EUROPEEN

Réunion de 2003 à Versailles et liste des participants:
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/03/les-bilderbergers-ceux-qui-gouvernent.html

Réunion de 2007 en Turquie et liste des participants:
http://monde-moderne.blogspot.com/2007_05_01_archive.html

"Pour être libre, il faut être informé"
Voltaire

lundi 14 avril 2008

Quand la flambée des prix alimentaires produit des émeutes de la faim

Les émeutes de la faim
Et oui ça commence à occuper une place dans les médias. On commence (dans les pays riches) à parler des gens des pays pauvres qui sortent dans la rue parce qu'ils ont faim ou/et parce qu'ils protestent contre la flambée des prix alimentaires :
40 morts au Cameroun. Deux morts à Abidjan. Un mort en Egypte. Des blessés et des centaines d’arrestations au Burkina Faso et au Sénégal. 44 blessés par balle à Haïti. Des manifestations à Mexico, au Yémen et à Sefrou au Maroc, etc. etc.


Les causes de cette flambée des prix sont multiples, parmi lesquelles :

- La spéculation à la bourse de Chicago : pour absorber leurs pertes liées à la crise immobilière américaine (crise des subprimes), les traders se reportent maintenant sur les matières premières agricoles. Après quelques émeutes, l'Égypte a annoncé le jeudi 27 Mars 2008, l'arrêt temporaire de ses exportations du riz. Le vendredi 28 Mars 2008, le prix du riz dans la bourse de Chicago a augmenté de 30%.
Voici les chiffres de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) concernant la hausse des prix alimentaires (entre Mars 2007 et Mars 2008) :


- L'industrialisation des agro carburants : le bio-éthanol et le bio-diesel. C'est à dire qu'on préfère bruler du Maïs ou du blé pour remplir le réservoir de sa voiture pendant que des gens crèvent de faim. Comme il le dit bien Jean Ziegler (rapporteur spécial des nations unis pour le droit à l'alimentation), c'est un véritable crime contre l'humanité.

et
- Les plans d'ajustement structurels du FMI et de la Banque Mondiale :
En échange des prêts accordés aux pays en voix de développement, le FMI et la Banque Mondiale obligent ces pays à respecter leur politique de "récupération des couts". C'est à dire libéraliser des secteurs comme l'agriculture (entre autres) pour permettre à des investisseurs étrangers de venir s'y installer et obliger ces pays à orienter leurs production de matières premières d'exportation. Pour les experts de ces deux institutions, les pays tropicaux, semi-tropicaux ou semi-arides n'ont pas intérêt à cultiver du riz (par exemple). Pour ces experts, le riz doit être cultivé en Thaïlande ou en Viêtnam (avantages naturels).
Le petit documentaire de la BBC (Quand le FMI fabrique la misère) ci-dessous montre l'exemple du Ghana qui, à cause des suppressions des subventions locales imposées par le FMI et la Banque Mondiale, dépense maintenant 100 millions de dollars par an pour importer du riz des états-unis.

Suppressions des subventions locales aux paysans, libre échange, spéculation sur les matières premières. Il est temps que ça s'arrête.



Le FMI et la Banque Mondiale : la sélection naturelle passe par la survie du plus fort (darwinisme économique)

dimanche 6 avril 2008

Pourquoi le gouvernement veut "réformer" le système des retraites ?

Des Réformes...
Sur les retraites comme sur bien d’autres sujets socio-économiques, le gouvernement s'est "engagé" à appliquer des réformes. Dans le domaine économique, une "bonne" réforme est censée avoir comme objectifs la diminution du taux de chômage, l'accroissement du revenu par tête et le PIB par habitant, la réduction des inégalités de revenu, la réduction de la dette publique, etc. Ce qu'on constate depuis des dizaines d'années (surtout lorsque c'est la droite qui est au pouvoir) est que le mot réforme prend un autre sens. Au-delà de quelques petites mesurettes, un gouvernement de droite ne fait rien pour défendre les intérêts des plus démunis, pour rééquilibrer le marché de l’emploi et donc rééquilibrer le partage de la richesse nationale.

"Sauver" le système des retraites, disent-ils
L'époque donc où le mot réforme était synonyme de progrès social est révolue. Quand François Fillon dit qu’il veut sauver le système des retraites en allongeant la durée de cotisation des salariés, il est (c'est vrai) tout a fait cohérent dans son discours. C'est en effet une des solutions possibles mais ce n'est pas la seule. C'est surtout la solution qui est la moins favorable aux salariés. Même le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) montre dans ses rapport officiels qu'il y a plusieurs scénarios possibles et un de ces scénarios consiste à faire fonctionner le système des retraites actuel en augmentant les cotisations.
Oui il faut que les cotisations patronales augmentent, c’est le capital qui doit mettre la main à la poche et pas toujours les salariés.
Rappelons que la part des salaires dans la valeur ajoutée a chuté de 10 points entre 1980 et 2000. C'est à dire que 10% du gâteau sont passés sous le nez des salariés et évidemment ce qui a été perdu par les uns a été gagné par les autres (ça représente à peu près 200 milliards d'euros en 20 ans : 11% du PIB annuel).


Financer les retraites des "inactifs" par des "actifs" qui diminuent en nombre ?
Il y a trois arguments qui sont toujours répétés par le gouvernement pour défendre sa "réforme" : l'espérence de vie qui augmente, le ralentissement de la fécondité et le phénomène du baby-boom (l'augmentation importante du taux de natalité juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale) qui se transforme en papy-boom.
Ces arguments sont incontestables. D'après l'INSEE, en 2050, il n’y aurait plus que 1,4 "actif" pour un "inactif" de plus de 60 ans, contre 2,2 en 2005. Mais deux questions peuvent être posées :

1- Combien va produire un salarié en 2050 par rapport à celui de 2005 ? Autrement dit, comment évolue la productivité des "actifs" hier et aujourd'hui et comment est-elle supposée évoluer demain ?
2- Comment va évoluer la part des salaires dans la valeur ajoutée, entre maintenant et 2050 ?

Problème du financement en 2050 ?
Non, voici une petite démonstration :

Reprenons les chiffres de l'INSEE :
En 2005 : 2,2 "actifs" pour 1 "inactif" (de plus de 60 ans)
En 2050 : 1,4 "actifs" pour 1 "inactif" (de plus de 60 ans)
=> une baisse d'actifs de 36,36%, sur 45 ans
=> 0,8% d'actifs de moins par an (en moyenne)

Concernant la productivité des "actifs", la France est classée parmi les premières au monde (le gouvernement omet souvent cette réalité). Depuis un siècle, la productivité des "actifs" en France augmente chaque année d'au moins 1,5% (voir figure ci-dessous), source site banque de France.


En 2003, le premier ministre de l'époque avait affirmé qu’en « 1960 il y avait 4 actifs pour 1 retraité ; en 2000, il n'y en a que 2». C’est exact mais : à eux seuls, les deux actifs de 2000 produisaient 1,5 fois plus que les quatre de 1960 ! Et il n'y a pas de raison (vu la courbe de la figure précédente) pour que les 1,4 de 2050 ne produisent pas plus que les 2,2 de 2005.

Il est où le problème alors ?
Malgré la diminution des "actifs" par rapport aux "inactifs", le système actuel dit par répartition peut fonctionner puisque la productivité des "actifs" augmente tout les ans. Mais si les cotisations patronales baissent voire disparaissent (c'est ce que revendique le patronat), si les salaires n'augmentent pas, si le chômage réel (et pas les chiffres biaisés du ministère de l'emploi) ne diminue pas, alors là il y aura un problème effectivement.

Passer du système par répartition à un système par capitalisation
En gros, le gouvernement veut appliquer les recommandations libérales de la banque mondiale : passer de la répartition à la capitalisation, c’est-à-dire aux fonds de pension où chacun a sa retraite placée en Bourse. C'est à dire les gens seront obligés de cotiser 41, 42 voire 45 ans (et pourquoi pas plus) pour garder 75% de leurs salaires ou alors ils seront libres de partir à 60 ans s'ils avaient mis de l'argent dans des fonds de pension. Mais ils sont libres jusqu’au point où ils peuvent le faire.
M. Fillon ne prépare pas, tout simplement, des retraités pauvres ?
Rappelons aussi que Guillaume Sarkozy (le frère ainé du président) est à la tête d'un groupe de retraites complémentaires.

Croire encore en Sarkozy, Fillon et leurs amis = monter un peu plus haut dans l'échelle des illusions


mardi 4 mars 2008

dérives anti-démocratiques

Le suffrage universel et les référendums populaires gênent certains dirigeants politiques. Plusieurs exemples peuvent être cités :

Vous avez voté "non". Ce n'est pas grave : le parlement re-vote "oui" pour vous !
55% des électeurs Français ont voté contre le projet de constitution européenne en 2005 (et pas contre l'europe !). Ce n'est pas grave, on fait revoter le même texte par le parlement (88% pour le "oui"). Et en même temps, on explique aux Français que ce n'est plus une constitution mais un "mini traité", un "traité simplifié" ou finalement le "traité de Lisbonne".
Et tout ceci "pour des raisons de consommation politique" comme le dit judicieusement Alain Minc (le conseiller officieux du président Sarkozy) dans un entretien accordé à EuroNews.

Quand la Constitution gêne le président de la république

En vertu de l'article 5 de la Constitution Française, le président de la république en est le gardien :
« Le Président de la République veille au respect de la Constitution ... »
Pour pouvoir appliquer (dès maintenant) sa loi sur la rétention de sureté, le président de la république a demandé au plus haut magistrat de France de lui donner un conseil sur le moyen de violer la Constitution.
Lire l'analyse de Dominique Rousseau dans Politis du 28 Février 2008.

Des machines à voter = des machines à frauder ?
La modernité c'est le progrès ? Pas toujours !
Sous prétexte de gagner quelques heures lors du dépouillement, on jette le doute sur ce qu'il y a de plus important dans une démocratie: le résultat des élections.
La transparence de l’urne, la présence d’assesseurs dans le bureau de vote et la participation des électeurs au dépouillement, qui sont les meilleures garanties de la sincérité d’un scrutin, vont disparaitre pour à peu près 1,5 millions d'électeurs Français qui vont utiliser des machines électroniques pour choisir leurs élus et maires.
Sur ces 1,5 millions de citoyens, une grande partie se trouve dans des villes dirigées par la droite dans seulement deux départements : les Hauts de seine (
dont le Président du Conseil général est M. Devedjian, le monsieur "salope"très proche de Sarkozy) et les Alpes Maritimes (dont le Président du Conseil général est M. Estrosi, le monsieur Falcon très proche de Sarkozy).

Voici une démonstration des fraudes sur les machines à voter (voir vidéo ci-dessous)

=> Aux Pays-Bas, les machines à voter ont été suspendues en octobre 2007 à la suite d’un rapport suggérant que seul le vote papier répondait aux exigences imposées par le ministère de l’Intérieur. Et en France, laisserons-nous les maires de droite généraliser ces machines et préparer les scrutins de 2012, 2017, etc ??

Une autre vidéo "très drôle" : ça va rappeler des souvenirs pour beaucoup de gens.



Et oui, le seul espoir c'est le rappel de l'histoire => Ne pas voter pour certains maires pour ne pas "floridifier" la France de 2012

Pour plus d'informations sur les machines à voter, il faut visiter le site des "Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur" : http://www.ordinateurs-de-vote.org/

mardi 26 février 2008

Comprendre et faire face à la mondialisation néolibérale

Est ce que la mondialisation est un aboutissement naturel et inéluctable de l'évolution de l'économie ?
La réponse est non. C'est le résultat de décisions politiques et de choix idéologiques pour satisfaire une catégorie très minoritaire des gens (les élites dans le sens fortuné du terme).
A la fin des années 70, des décisions politiques pour libéraliser l'économie (Keynésienne auparavant dans tout le monde occidental) commencèrent à se multiplier. C'est lors des réunions du G7 (les 7 pays les plus puissants économiquement), que des choix ont été pris pour instaurer une "libre" concurrence pour le commerce international, pour libéraliser les mouvements des capitaux et pour une financiarisation de l'économie en général : Le modèle néolibéral de l'économie a connu le jour.

28 ans plus tard
Maintenant nous sommes dans un modèle économique où la concurrence est à son apogée. En profitant de cette concurrence, les grands patrons des entreprises européennes veulent avoir des salaires comparables à ceux de leurs homologues américains tandis que les ouvriers européens voient leurs salaires s'aligner sur ceux de leurs homologues chinois. En même temps, on parle presque tous les jours de "restructurations des entreprises pour s'adapter au monde moderne" et aux "aux grands défis de la mondialisation". Une restructuration c'est, par exemple, ce que vient d'annoncer Lakshmi Mittal (le PDG du groupe Arcelor-Mittal, numéro un mondial de la sidérurgie) en voulant supprimer 595 emplois dans le site de Gandrange en Moselle. Le groupe Arcelor-Mittal compte 320 000 employés dans le monde et est présent dans 60 pays. Une restructuration signifie pour lui le déplacement d'une partie de sa production vers des pays où les ouvriers sont payés moins de 100 euros par mois (voir ci-dessous). Le but étant d'augmenter ses profits et ses dividendes.

Nos politiques dans tout cela

Restons sur le cas d'Arcelor-Mittal. Après l'annonce fin Janvier dernier de la suppressions des 595 emplois en Moselle, Le PDG du groupe a été reçu par le président Sarkozy à l'Elysée. Après son entretien avec le chef de l'Etat, Mr Mittal promet de « se donner un temps [jusqu'en Avril] de réflexion supplémentaire » pour analyser les propositions syndicales. Jusqu'en Avril, c'est à dire juste après les municipales !
Attendant donc Avril pour bien comprendre ce qui s'est passé lors de la rencontre de Mr Mittal avec le président qui a déclaré récemment «J'aime les usines, c'est mon truc

Où vont ces emplois ?

Les suppressions d'emploi et les fermetures d'usines ne cessent d'augmenter, en Europe mais aussi dans des pays qui étaient (il y a encore quelques années) très bons marché pour les multinationales. Le Maroc et la Tunisie, dans le domaine du textile, constituent un bon exemple. Le SMIC au Maroc est de 180 euros / mois pour 44 heures travaillées par semaine. En Tunisie, il est de l'ordre de 140 euros pour une base de 48 heures de travail par semaine. En Chine, le Revenu moyen d'un ouvrier est de 76 euros par mois pour une durée de travail hebdomadaire qui, en général, dépasse les 70 heures par semaine.
Le résultat fait qu'une bonne partie des grandes entreprises, après avoir quitté l'Europe et les Etats-Unis pour le Maroc et la Tunisie, se dirigent maintenant vers la Chine et l'Inde.

Faire face à la mondialisation néolibérale
Un des moyens qu'ont les citoyens dans les pays où il reste un peu de démocratie est de bien voter. Et "bien voter" passe d'abord par l'obligation de comprendre un minimum des (en)jeux économiques au sein de certaines organisations internationales comme l'OMC, le FMI et la Banque mondiale. "Bien voter" nécessite la compréhension des idéologies des Hommes politiques, cela nécessite aussi de ne pas se faire piéger par les étiquettes qu'on colle à certaines personnalités politiques.
Ce que peuvent faire ces citoyens c'est aussi interpeler leurs politiques pour obliger la Chine à respecter les règles du Bureau International du Travail. C'est à dire respecter la durée légale de travail qui est de 40 heures/semaine dans ce pays, fixer le SMIC comme salaire minimum pour tous les employés Chinois et pas seulement ceux de la cote sud-est, etc.
Les citoyens européens peuvent aussi demander à leurs politiques d'imposer un tarif extérieur commun au sein de l'Europe à tous les pays qui ne respectent pas les droits de leurs travailleurs. C'est une sorte de néo-protectionnisme qui ouvre les barrières douanières à la Suisse et au Canada et les ferme un peu à la Chine, à l'Inde et à tous les autres pays où les employés n'ont pas de salaire décent et des conditions de travail décentes.

Néanmoins, tout cela n'est pas facile et ne peut, malheureusement, pas se réaliser du jour au lendemain mais une prise de conscience me parait nécessaire pour préparer l'avenir des générations futures.

dimanche 24 février 2008

dépénalisation du droit des affaires

Jeudi 30 Aout 2007
Tout a commencé ce jour, lors de l'université d'été du MEDEF dans la belle ville de la banlieue parisienne Jouy-en-Josas (Yvelines). Le président Sarkozy affirmait vouloir "mettre un terme" à la pénalisation du droit des affaires. "La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme", a déclaré le chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy a dit vouloir "rendre aux Français le goût du risque" et "le goût d'entreprendre" mais "comment y parvenir si au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?"

Mercredi 20 Février 2008
Le groupe de travail présidé par Mr Coulon (ancien premier président de la cour d'appel de Paris) sur la dépénalisation du droit des affaires a remis son rapport à Rachida Dati (la ministre de la justice).
"La quasi-totalité" des propositions du rapport Coulon "seront retenues" a déclaré la garde des sceaux au journal Les Echos, avant d'ajouter que c'est un rapport aux solutions "innovantes et équilibrées".

Tolérance zéro pour les petits délinquants, intolérance zéro pour les cols blancs
Abus de bien social prescrit au bout de sept ans. Ce délai partirait du moment de la commission des faits et non plus de la découverte du délit, comme cela est le cas aujourd'hui. Alourdissement des peines pour délits d'initiés. Voie civile préférée à la voie pénale pour sanctionner les infractions financières, etc.
Cliquer ici pour lire le rapport (en pdf)


"La justice consiste à mesurer la peine et la faute, et l'extrême justice est une injure"
Montesquieu

lundi 18 février 2008

On vous aime beaucoup mais laissez nous choisir

Dans une vidéo prise le 10 février par un habitant de Neuilly, soit la veille du soutien officiel de l’UMP au divers droite Jean-Christophe Fromentin pour les municipales de cette ville, le jeune Jean Sarkozy exprime clairement son désaccord avec son papa :

Notre ville, ce n’est pas une ville comme les autres. C’est une ville capable d’élire à 80% un homme, qui a été son maire, et de lui dire, quelque temps après, «Monsieur le maire, qui est aujourd’hui président, on vous aime beaucoup, mais laissez-nous choisir.»

Voici la vidéo :





Bon d'accord, je vais arrêter. C'est vrai, un sarkozy c'est déjà beaucoup mais alors deux ???

lundi 11 février 2008

Le père, le fils et l'épouse du père

"Jean m'a tué". C'est ce qu'il aurait dû déclarer à la presse David Martinon le candidat, il y a encore un jour, à la mairie de la plus bourgeoise des banlieues parisienne.

Le saint protégé de l'ex-épouse est lâché par le fils après avoir été lancé par le père.


Le fils s'appelle Jean Sarkozy (21 ans); c'est lui qui, en 2006, s'est fait voler son scooter, retrouvé dix jours plus tard par la police grâce à des tests ADN. C'est lui qui est attendu par la justice en juin prochain (à cause du même scooter) pour délit de fuite après avoir percuté une voiture Place de la Concorde.
Le fils, c'est lui qui vient de déclarer au sujet de la campagne municipale de David Martinon à Neuilly :

«Quand on va dans le mur en klaxonnant, mieux vaut changer de direction».

Franchement je la trouve géniale cette phrase. Il aurait dû la dire à papa plutôt. Le papa qui vient de se marier avec Carla l'italienne; Carla qui trouve les Français "minables", "négatifs" et obsédés par rapport à leurs langue; Carla la top modèle qui a déclaré le 19 janvier dernier au journal britannique Daily Mail qu'elle n'avait pas voté aux dernières présidentielles parce qu'elle ne se sent pas du tout française : "Je ne suis pas du tout française. Je n'ai pas de passeport français, j'ai un passeport italien"

Quand au papa, il chute encore dans les sondages. Ces Français "négatifs" ne lui font confiance qu'à 39% selon le dernier baromètre d'IPSOS.



"Pour être libre il faut être informé"
Voltaire

mardi 29 janvier 2008

Le moral des ménages Français est au plus bas depuis 1987

C'est à dire depuis la création, par l'INSEE, des indicateurs pour "mesurer" l'opinion qu'ont les ménages sur leur environnement économique et sur certains aspects de leur situation économique personnelle.
Le résultat de l’enquête réalisée auprès des ménages en janvier confirme la dégringolade observée depuis Juin 2007. En effet, l'indice "de confiance du consommateur" a encore chuté de 4 points en mois de janvier. Cet "indicateur résumé d'opinions des ménages", correspond à la Moyenne arithmétique des cinq indicateurs suivants :

- Situation financière personnelle - évolution passée
- Situation financière personnelle - perspectives d'évolution
- Opportunité d'acheter
- Niveau de vie des Français - évolution passée
- Niveau de vie des Français - perspectives d'évolution

"La confiance des Français se mérite, mais surtout elle se respecte".

François Fillon
Extrait du discours prononcé lors du Conseil National de l'UMP - 14 Mai 2007

jeudi 24 janvier 2008

Les caisses sont vides, nous remboursons les riches

Des caisses vides
P
endant sa dernière conférence de presse, M. Sarkozy a lâché devant 600 journalistes une phrase que toutes les chaines (privées et publiques avec pub) ont ignoré :
« S'agissant du pouvoir d'achat, qu'attendez-vous de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre. »
Les caisses sont peut être vides mais pas pour tout le monde.

Grâce au bouclier fiscal
-
468 contribuables parisiens viennent de se partager un chèque de 42,847 millions d'euros, soit un chèque, pour chacun de ces foyers, de 91 555 euros. Source
- En septembre 2007, 2398 contribuables ont touché chacun 50.000 euros en moyenne grâce au bouclier fiscal. Source
- Une riche héritière a reçu un chèque de trop perçu de 7,7 millions d'euros. Source
- 27 000 euros par personne, pour plus de 1 000 sportifs professionnels. Source



L'espoir pour la France

On m'a dit aujourd'hui que l'espoir pour la France en 2012, c'est le "retour" de Dominique Strauss-Khan !
Ce n'est pas lui, en tant que ministre des finances, qui avait demandé que l’impôt sur les stock-options soit inférieur à l’impôt normal et qu’ainsi un patron bénéficie d’un système fiscal dérogatoire par rapport à sa secrétaire ? Ce n'est pas lui qui est Directeur du FMI actuellement ?

Voici des extraits du dernier rapport du FMI sur la France et qu'on peut trouver facilement sur la page d'accueil du site de l'organisation :

« L'élection d'un nouveau président et la nomination d'un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l'occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues »

« Par conséquent, nous saluons la décision de ne pas accorder de coup de pouce au SMIC en 2007 et suggérons qu'elle soit pérennisée ».

« L'objectif d'assouplissement des 35 heures est louable, car il permet aux entreprises de bénéficier d'une plus grande souplesse et de réduire leurs coûts salariaux indirects ».

Revoir le « licenciement économique, de manière à faciliter les ajustements de main-d'œuvre sans passer par la solution, coûteuse, du licenciement individuel ».

«Le système judiciaire devrait moins intervenir dans les relations entre employeurs et salariés».

L'espoir pour la France c'est le jour où les gens comprendront qu'il y a une grande différence entre "des gens de gauche" et "des gens catalogués à gauche mais qui sont idéologiquement de droite"

lundi 21 janvier 2008

Code du travail : Bienvenue au PS et au monde de Oui-Oui

"Modernisation" du marché de travail :
Ça y est, le marché de travail va devenir moderne. Tous les salariés du privé en France doivent dire Merci au MEDEF et aux quatre syndicats (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) qui ont signé cet accord historique.


Les Oui-oui :
Hier, Ségolène Royal (pour qui j'ai voté au deuxième tour des dernières présidentielles...) a salué cet accord en souhaitant que les parlementaires socialistes le soutiennent lorsqu'il sera examiné au Parlement. Elle veut que les parlementaires socialistes disent OUI à la précarisation des contrats de travail. Les mêmes qui ont dit OUI et qui vont dire OUI au traité européen rejeté par le peuple Français.

Oui, bonne nuit au pays de Oui-Oui.










Les salariés du privé en France représentent 18 millions de sujets; mais on ne compte jamais les sujets de mécontentement

Antanaclase pour le PS, pour qu'ils se réveillent. Peut être...


mercredi 9 janvier 2008

Un informaticien qui se plaint de son logiciel Sarkozy1.0 !

Il y a 8 mois, on m’a changé ma version Chirac2.0 par la version Sarkozy1.0. Je ne voulais pas de cette version mais on m’a expliqué que j’étais obligé de changer ce logiciel tous les 5 ans. J’ai donc accepté parce que sur le marché, il n’y avait que celui là de toute façon. Le logiciel concurrent qui s’appelait Royal1.0 présentait des erreurs de conception et a été vite retiré du marché.
J’ai commencé donc à travailler avec Sarkozy1.0 mais jour après jour je constate qu’il a des comportement anormaux. Par exemple, je lui ai demandé de faire des économies sur mon disque dur Dette(D:) et à ma grande surprise il a gaspillé 15 milliards d’octets qu’il a distribués à d’autres partitions comme Bollore(F:), Lagardere(G:) ou Bouygues(H :). Pour moi il y avait énormément de place sur ces partitions, donc c’était du gâchis. Pire encore, j’ai appris récemment qu’il risque de me supprimer un programme que j’ai sur mon disque dur et qui s’appelle 35heures7.0. Par conséquent, toutes les applications comme RTT.exe ou HeuresSupplémentaires.bat vont mécaniquement disparaître. Or, lors de l'installation de Sarkozy1.0, j’avais vu sur la notice qu’il allait améliorer le fonctionnement d'une application qui, depuis des années, rame sur mon bureau et qui est PouvoirD’achat8.5. Là c’est complètement l’inverse : tous les jours je constate des incompatibilités entre Sarkozy1.0 et PouvoirD’achat8.5. Je ne comprends pas…

Pour limiter les dégâts, j’ai installé la dernière version de Spybot-Search&Destroy. Et au lancement, je découvre des fichiers que je n’avais jamais installés. Des Spywares comme BriceHortefeux.exe, HenriGaino.dll, ClaudeGeant.bat, et j’en passe. Lorsque je lance BriceHortefeux.exe, tous les e-mails de mes amis africains disparaissent. Par contre, pour quelqu’un qui s’intéresse à la philosophie ou à la poésie, HenriGaino.dll est une bonne librairie (que de jolis mots, c’est vrai).

J’ai même du mal à aller sur Internet, je ne peux accéder qu’à des sites comme journalistesLècheBottes.fr, mariageAvecCarla.info ou jeVousEmmerde.com. Et dès que je tape des adresses comme contratDuTravail.fr je suis automatiquement redirigé vers les pages web du MEDEF et de TF1.

Que faire ?
Laisser le logiciel Sarkozy1.0 sur mon poste pendant 5 ans me parait difficile. Le désinstaller me semble impossible.
Des idées peut-être ?
Pourquoi ne pas formater le disque dur ? Changer Microsoft et MondialisationLibérale vers Linux et LogicielLibre. Changer le système d’exploitation NéoLibéralismeSauvage par VraiSocialisme ou LibéralismeRhénan où j’aurai le choix de ce que je fais sur mon poste ?
Mais, comme je suis dans un réseau d'entreprise (plusieurs millions de salariés), je ne peux pas agir seul.
Par N.Gadi

mercredi 2 janvier 2008

Rachat des jours RTT : la grosse arnaque

Depuis la loi Aubry, la durée légale de travail est fixée à 35 heures hebdomadaires en France. C'est le seuil du déclenchement des heures supplémentaires. Le seuil qui fixe les RTT (Réduction du Temps du Travail), c'est à dire les jours de repos attribués aux salariés en compensation d'une durée du travail supérieure à 35 heures par semaine.
Pendant qu'une bonne partie des salariés en France étaient en vacances (en profitant de leurs journées RTT), le premier ministre François Fillon a adressé une lettre, le 26 décembre, aux dirigeants syndicaux et patronaux, en souhaitant que la définition du temps de travail soit intégrée dans la négociation interprofessionnelle sur la représentativité qui doit s'ouvrir le 24 janvier. Il a fixé au 31 mars 2008 le délai pour qu'elle aboutisse avant que le gouvernement s'en saisisse.
Voir l'article du journal Le Monde :
http://www.lemonde.fr/


La grosse arnaque
Qu'ils se mettent d'accord ou pas, le gouvernement va "saisir" la question de la durée légale du travail hebdomadaire.
Si, comme le veut le patronat, cette durée est ramenée à 39 ou 40 heures (revenir à trente ans en arrière), le seuil de déclenchement des heures supplémentaires sera indexé sur 39 ou 40 heures et pas sur 35 actuellement. En gros un salarié sera amené à travailler gratuitement 4 ou 5 heures de plus par semaine , c'est à dire, tout simplement, TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER QUE DAL. Et en plus, le salarié n'aura plus de jours RTT à racheter puisque ces jours de repos correspondaient au passage de 39 à 35 heures travaillées par semaine.

Sarkozy, l'héritier de Blum
Dans certains de ses discours, Monsieur Sarkozy n'hésites pas à dire qu'il est l'hériter de Léon Blum. Sur ce point là, il a complètement raison. C'était Blum, figure emblématique du socialisme du début du 20e siècle et président du Front Populaire, qui avait institué la semaine des 40 heures en 1936. Sauf qu'auparavant, la durée légale de travail en France était de 48 heures hebdomadaire !

Se faire rouler dans la farine
Lors des dernières présidentielles, 55% des employés et 52% des ouvriers ont voté pour Sarkozy. Des gens qui se plaignent de leur pouvoir d'achat en baisse et de leurs conditions de travail, des gens qui galèrent à longueur d'année et qui vivent à crédit votent pour quelqu'un qui augmente son salaire (argent de poche) de 173% et qui triple son budget Elyséen. Il leur a juste promis de pouvoir "travailler pour gagner plus"... mais ils n'avaient pas compris que Monsieur Sarkozy parlait de sa propre personne !

Chronologie de la durée de travail en France (vu sur Wikipedia)

  • Loi de 1841 limitant le temps de travail des enfants à 12 heures par jour de 12 à 16 ans, et à 8 heures par jour de 8 à 12 ans
  • Loi de 1892 limitant à 11 heures par jour le temps de travail des femmes, ainsi que des enfants de 16 à 18 ans
  • Loi de 1906 instituant la semaine de six jours (jour de repos hebdomadaire)
  • Loi de 1919 instituant la semaine de 48 heures et la journée de 8 heures
  • Loi de 1936 instituant la semaine de 40 heures par le front populaire
  • Loi de 1982 instituant la semaine de 39 heures sous Mitterrand
  • Lois de 1986 et 1987 introduisant la possibilité de déroger par accord de branche puis d'entreprises à certaines dispositions légales
  • Lois de 1992 et 1993 incitant à la réduction du temps de travail et au développement du temps partiel
  • Accords interprofessionnels de 1995 organisant la répartition du temps de travail sur l'année
  • Loi Robien de 1996 offrant des allègements de charges patronales en contrepartie de réduction du temps de travail
  • Lois Aubry du 13/06/1998 et du 19/01/2000 instituant la semaine de 35 heures
  • Loi du 17/01/2003 flexibilisant largement le temps de travail sans revenir formellement sur le principe des 35 heures
  • Loi du 23 décembre 2005. Cette loi a pour objectif de financer une cotisation sociale financée tout au long de l'année, par une augmentation du temps de travail annuel supposée augmenter le PIB. A l'origine, cette loi concernait un jour ferié unique, cependant, devant les difficultés concrètes de mise en place, la loi a évolué tant et si bien que cette journée peut être travaillée un autre jour, ou par fraction tout au long de l'année.
Si on revient à l'état de 1840, la France serait sûrement plus compétitive par rapport à la Chine et les autres pays du monde !

"On ne peut vivre qu'avec des illusions ; et dès qu'on a un peu vécu, toutes les illusions s'envolent"
Voltaire

mardi 18 décembre 2007

Privatiser la société : Les -en-jeux de l'OMC

Quand on veut faire du libéralisme en économie mais pas en politique

Le "libéralisme" est une doctrine économique qui inspire le capitalisme mais c'est aussi une philosophie politique qui assure la primauté de la personne humaine et déclare tous les individus libres et égaux. Au sein de l'OMC, on s'occupe bien de la libre circulation des marchandises. L'égalité des individus ? peut être, mais plutôt pour faire en sorte qu'un européen et un chinois aient le même salaire (celui du chinois).

Depuis Montesquieu et les grands libéraux du siècle des lumières (libéraux, au sens politique du terme), on sait qu'une séparation des pouvoirs est nécessaire dans une démocratie. Au sein d'un état ou d'une institution internationale, les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires doivent être séparés.
A l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce), on fait les lois, on les exécute, et on punit les états qui ne les appliquent pas (par le biais de l'organe du règlement des différends). Son droit et les accords qu'elle gère s'appliquent directement dans des états membres. Elle s'occupe du commerce international. Mais le mot "commerce" à l'OMC ce n'est pas seulement l'activité tournée autour de la circulation des marchandises, ce sont les brevets sur les OGM et sur la bio-piraterie qui font, par exemple, que les malades du SIDA dans les pays pauvres ne peuvent pas se soigner. Et ce sont aussi les accords multilatéraux qui visent à privatiser les services publics (l'hôpital, l'université, les centres de recherche, la poste, les chemins de fer, la distribution de l'eau et de l'électricité, etc.)

Accord Général sur le Commerce des Services - AGCS -

Depuis sa création en 1994, l'OMC est fondée sur douze accords. Parmi ces accords, il y a celui sur l'agriculture, sur le commerce des biens marchands non agricoles, l'accord sur la propriété intellectuelle mais aussi un accord qui couvre tout le champ des services (c'est à dire toute l'activité humaine, ou presque). L'objectif est la libéralisation (privatisation) de tous les services (publics ou non) parce que, tout simplement, l'union européenne et les états unis (l'OMC) considèrent que rien ne doit entraver la libre concurrence dans un secteur donnée.
Lorsque le premier ministre Français dit "la réforme de l'État c'est moins d'État", il est en parfaite cohérence avec la vieille idée libérale qui consiste à considérer que l'état doit reculer et le marché doit régner en maître.

Voici ce qu'on peut trouver sur le site de l'OMC concernant l'AGCS :

"Désireux d'établir un cadre multilatéral de principes et de règles pour le commerce des services, en vue de l'expansion de ce commerce dans des conditions de transparence et de libéralisation progressive" ... "les “services” comprennent tous les services de tous les secteurs à l'exception des services fournis dans l'exercice du pouvoir gouvernemental".
C'est intéressant mais les seuls services exclus de cet accord sont : la police, l'armée, la justice et l'émission de monnaie.
Tout le reste est dans la ligne de mire de cet accord.
Voir : http://agcs.free.fr/agcst_fr.html

Travaux pratiques

Energie
: Nicolas Sarkozy l'avait assuré, "il n'y aura pas de privatisation d'EDF, ni de GDF". Maintenant tout le monde sait qu'il avait menti. ça se fait à petites doses bien évidemment. Sarkozy vient d'annoncer que l'État actionnaire va vendre des titres EDF. Ce sont 5 milliards d'euros qui vont être attribués aux entreprises pour financer la "modernisation" des universités françaises.
Chemins de fer : En France, c'est évidemment une compagnie nationale qui gère les chemins de fer (SNCF). Le réseau Français est le plus sûr et le plus performant d'Europe.
La "privatisation de la SNCF n'est envisagée par personne" dit Guillaume Pepy, directeur général exécutif de la SNCF. Et les directives de libéralisation, de dérèglementation et de privatisation du trafic ferroviaire européen? Que faire de l'AGCS ?

Hôpital : La santé est aussi un service qu'il faut libéraliser selon l'AGCS. Dans un hôpital on ne paie pas le prix réel des soins, on paie une cotisation. C'est la sécurité sociale qui paie pour nous en utilisant nos impôts. Les soins intensifs, c'est minimum 1500 euros par jour. Je n'arrive pas à imaginer ce que ça peut être si ce service public disparait.

Education Nationale : presque 12000 suppressions de postes de fonctionnaires en 2008. Ah oui, "réformer l'Etat c'est moins d'Etat", j'avais oublié !

Poste : C'est une directive européenne (une application directe de l'AGCS) qui vise la privatisation de la poste en 2011.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2006-10-19-La-Poste


"il n'y aura pas de privatisation d'EDF, ni de GDF"
Nicolas Sarkozy
"ce qui me bouleverse, ce n'est pas ton mensonge, mais c'est de ne plus te croire"
Friedriech Nietzsche

mardi 4 décembre 2007

Le "nouveau" traité européen : une petite histoire à raconter aux enfants

Un homme trouva la lampe d'Aladin qui traînait par là. L'homme reconnut la lampe et la frotta. Le génie apparut, fit une révérence, et proposa :
- Je suis à votre service, maître. Faites un vœu, et il sera exaucé. Mais vous n'avez droit qu'à un seul vœu.
Comme c'était un bon fils, l'homme demanda :
- Je voudrais que tu ressuscites ma mère morte.
Le génie fit la moue :
- Je regrette, maître, mais c'est un vœu impossible. Demandez-en un autre.
Comme c'était un bon citoyen, l'homme demanda :
- Comme on est en démocratie, fais en sorte que le nouveau traité européen soit soumis à un référendum, et par la même occasion, que nos politiques arrêtent un peu de nous prendre pour des "cons".
Le génie avala sa salive :
- Ce... Comment avez-vous dit que s'appelait votre mère ?

Le "nouveau" Traité européen

lundi 26 novembre 2007

Supprimer la durée légale du travail au nom du pouvoir d'achat

Ce n'est pas la blague du 1er Avril.
Comme d'habitude, c'est en utilisant des mots "sucrés" que la droite au pouvoir veut s'attaquer au code du travail.
Laurence Parisot (présidente du MEDEF) trouve que le problème du pouvoir d'achat en France est "totalement objectif" et propose donc de supprimer les 35 heures. C'est fort mais pourquoi pas, elle s'inspire des propos du premier ministre François Fillon un jour auparavant :

Mardi 20 novembre
C'était à l'assemblée nationale où François Hollande (premier secrétaire du parti socialiste) réclamait au gouvernement un "grenelle" sur la question du pouvoir d'achat. La réponse du premier ministre François Fillon était claire. S'il y a un problème du pouvoir d'achat aujourd'hui, c'est la faute au parti socialiste et aux 35 heures. Les 35 heures ont "entraîné la rigueur salariale"... "La France ne distribuera plus de richesses aux Français que si elle est capable d'en produire plus. C'est justement parce que vous avez oublié cette évidence que vous êtes toujours dans l'opposition", a conclu le Premier ministre.

Mercredi 21 novembre
Devant l'association des journalistes économiques et financiers (Ajef), Madame Parisot propose d'abolir la durée légale du travail. "le pouvoir d'achat est une résultante d'une croissance au niveau minimum". "Donc, la vraie question n'est pas comment je contribue à ce qu'il y ait plus de pouvoir d'achat, mais comment je contribue à ce qu'il y ait plus de croissance", a-t-elle exposé.

Dimanche 25 novembre
Le président de la République fera "des annonces claires" sur la question du pouvoir d'achat, a assuré le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, sans donner de date pour cette intervention (la date du jeudi 29 novembre est évoquée dans la presse).

Quand on insulte l'intelligence

- C'est au nom de la lutte contre le chômage qu'on a crée le Contrat Nouvelle Embauche (CNE).

- C'est pour stimuler la croissance qu'on a attribué 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux au plus aisés de la société.

- C'est pour simplifier le code de travail qu'on va supprimer le CDI.

- C'est au nom de la transparence qu'on a triplé le budget de l'Elysée.

- C'est pour financer la recherche sur la maladie d'Alzheimer qu'on a crée des franchises médicales.

- C'est pour le service public, qu'on supprime presque 12000 postes d'enseignants.

- C'est pour la sécurité sociale qu'on voulait augmenter la TVA.

- C'est pour le plein emploi qu'on veut réduire le "coût" du travail.

- Et c'est au nom du pouvoir d'achat qu'on attaque le code du travail.

AVEC les 35 HEURES, LA FRANCE EST 3ème DE LA PRODUCTIVITÉ HORAIRE MONDIALE
Selon le dernier rapport du Bureau International du Travail (BIT) sur les indicateurs-clés du marché du travail (ICMT) basé sur les données de 2006; en une heure, un travailleur américain et un travailleur français produisent quasiment la même quantité de richesses : en 2006, la production horaire du Français était de 35,08 $ (25,68 €) contre 35,63 $ (26,07 €) pour l'Américain. Les Français ne travaillent "que" 35 heures par semaine !
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/09/les-franais-travaillent-moins-mieux.html



«La liberté d'entreprendre s'arrête là où commence le code du travail».
«La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi».
Laurence Parisot, présidente du MEDEF (Mouvement des Entreprises de France) lors de l’assemblée générale de son mouvement en Janvier 2005 et dans le Figaro du 30 Août 2005.


lundi 19 novembre 2007

Comment les idées néolibérales ont-elles trouvé place dans l'opinion publique en France ?

Pendant ces 25 dernières années, l'opinion publique en France s'est-elle penchée à droite ?

Le contexte politico-économique d'il y a presque 25 ans
A la fin des années 70, avec tous les problèmes que le monde occidental avait connus (chocs pétroliers, inflation, etc.), les théoriciens du néolibéralisme commencèrent à critiquer fortement les politiques économiques de l'époque, c'est à dire l'État Keynésien (régulation de l'économie par l'État). Et pendant que Thatcher et Reagan prennent le pouvoir, respectivement en grande bretagne (1979) et aux états-unis (1980), les Français votent pour un socialiste (François Mitterrand, en 1981). Un ancien collègue m'a raconté une petite anecdote concernant la première élection de Mitterrand. Il m'a dit qu'il était dans le train et au moment où le conducteur a annoncé sa victoire (de Mitterrand), ses voisins ont eu peur. Ils se sont demandé quand les chars soviétiques allaient débarquer sur Paris !

Les deux premières années de Mitterrand
Entre 1981 et 1983, le gouvernement a appliqué de vraies réformes de gauche :

  • Augmentation du SMIC de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %.
  • Retraite à 60 ans.
  • Semaine de 39 heures (durée légale du travail).
  • 5e semaine de congés payés.
  • Lois Auroux sur le droit du travail
  • Loi Quilliot sur les droits et les devoirs des bailleurs et locataires.
  • Nationalisation de banques (les 36 premières banques de dépôt, ainsi que Paribas et Suez) et de grands groupes industriels (CGE, PUK, Saint-Gobain, Thomson).
  • Autorisation des radios locales privées.
  • Création de l'impôt sur les grandes fortunes (supprimé en 1987, rétabli en 1988 sous le nom d'ISF, Impôt de solidarité sur la fortune).
  • Abolition de la peine de mort.
  • (source : l'encyclopédie Wikipédia)
Le grand virage
Vers la fin de 1983, toutes ces bonnes réformes ont commencé à créer de vraies difficultés pour le gouvernement parce que la France faisait partie du G7 et devait donc se rapprocher au maximum des nouvelles politiques économiques ultra-libérales dictées par Thachter et Reagan (il y a d'autres raisons qui ont fait que Mitterrand a changé de politique).
Pendant ce temps là, certaines personnalités influentes du monde intellectuel et des grands chefs d'entreprises regardaient surtout ce qui se passait dans le monde anglo-saxon et c'est là par exemple que la fondation Saint-Simon a été crée.

Les groupes d'influence politico-médiatiques (Think tank en anglais) ont un rôle déterminant pour changer une idéologie dans un pays. Pour les libéraux, ce sont des chefs de grandes entreprises, des intellectuelles et journalistes qui sont de droite mais aussi des gens catalogués à gauche (ces derniers étant très appréciés), qui se réunissent régulièrement non pas pour raconter des blagues mais pour voir comment ils peuvent appliquer leur cahier des charges et profiter des compétences/postes des uns et des autres. Pour eux, ceci est pour l'intérêt de leurs entreprises/pays.
Le groupe d'influence le plus connu et le plus puissant dans le monde porte le nom de bilderberg. Voir :
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/03/les-bilderbergers-ceux-qui-gouvernent.html
http://monde-moderne.blogspot.com/2007/05/ce-que-les-mdias-nous-cachent.html

Fondation Saint-Simon
Cette fondation a été créée en 1982. Elle a été financée (en partie) par quelques entreprises nationalisées auparavant par le gouvernement de François Mitterrand (Saint-Gobain et Suez, entre autres). Selon Pierre Rosanvallon, qui est l'un des fondateurs de ce groupe, « la fondation Saint-Simon a été créée après le tournant de 1981, pour mettre sur pied un espace d'échange social et de production intellectuelle totalement indépendant, différant à la fois des clubs politiques et des institutions universitaires ». C'est la version officielle.
Mais l'objectif de la fondation était, sans doute, autre chose.

Parmi les membres de cette fondation, on peut citer :
  • Alain Minc : Administrateur de nombreuses sociétés et ancien conseiller économique d'Edouard Balladur.
  • Jean-Pierre Elkabbach Journaliste.
  • Roger Fauroux : Enarque. Inspecteur des finances, ancien président de Saint Gobain et Ex-directeur de l'ENA.
  • Jean-Louis Beffa : Président de Saint-Gobain. Membre du conseil de surveillance du Monde. Ancien vice-président de la Compagnie Générale des Eaux (renomée Vivendi, puis Veolia environnement).
  • Jean-Luc Lagardère : Ancien président du groupe Matra-Hachette (qui contrôle de nombreux médias).
  • Christine Okrent Journaliste, épouse de Bernard Kouchner.
  • René Thomas : Ancien président de la BNP, administrateur d'Havas, Saint-Gobain, Elf, CGE, Banexi, Chargeurs, Matra-Hachette.
  • Jean Daniel : ancien Directeur du Nouvel Observateur.
  • Serge July : Ancien Directeur du journal Libération.
La plupart des membres de la Fondation Saint-Simon se retrouvent aujourd'hui dans une autre organisation très similaire Le Siècle (Claude Bébear, Rachida Dati, Patrick Poivre D'arvor, Nicolas Sarkozy, DSK, etc.)

La “ modernité ” contre les “ archaïsmes ”
Dans les émissions télé des années 80, il y avait déjà des tentatives (réussies) pour montrer, d'une manière indirecte, à l'opinion publique que pour sortir d'une crise économique il n'y a pas d'autres issues, il n'y a que les politiques néolibérales qui peuvent marcher, en faisant allusion à la Grande Bretagne et aux États-unis. On peut citer l'émission d'Yves Montand "VIVE LA CRISE" ou celle de Bernard Tapie sur TF1 "AMBITION", etc.
La modernité, c'est à dire des "réformes" néolibérales (suppression de presque 12000 postes dans l'éducation nationale, allongement de la durée de travail, etc.). Les archaïques sont des salariés de la SNCF, par exemple, accrochés à leurs privilèges (et bientôt tous les salariés grèvistes du pays).
Je pense que c'est le message que donnent les grands médias en général.

Quelques liens :
http://www.monde-diplomatique.fr/1998/09/LAURENT/10967
http://dsedh.free.fr/transcriptions/halimi19.htm

"Notre travail est de donner aux gens non pas ce qu'ils veulent, mais ce que nous décidons qu'ils doivent avoir."
Richard Salant, ex-président de CBS News



lundi 12 novembre 2007

La prime du charbon des cheminots... pathétique !

Vous avez peut être reçu un mail qui circule sur internet et qui concerne les différentes primes dont bénéficient les cheminots qui font grève.
- prime de travail (restons calme),
- prime de charbon (vous lisez bien),
- Horaire de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures)
etc. etc.

Je ne voulais pas faire un copier/coller de tout pour ne pas polluer mon site mais il faut juste savoir que c'est un Canular
http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=45794
Voici un communiqué de la SNCF concernant ce sujet :
http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax2.htm

Le régime spécial des retraites... des députés
Par contre, ceci est vrai :
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200744/retraite-des-deputes-reforme-limitee_68525.html
extrait :
"En plein débat sur les régimes spéciaux des retraites, le bureau de l'Assemblée nationale révise celui des députés" [ ]
"Il y a cependant des efforts qui ne seront pas demandés aux parlementaires. La double cotisation, par exemple, n'est pas remise en question. La double cotisation un député de toucher, à partir de 60 ans, une retraite à taux plein avec 22,5 annuités. En effet, les députés peuvent cotiser double pendant 15 ans puis 1,5 fois pendant cinq ans. Ils atteignent alors 37,5 annuités. Il ne leur manque plus qu'une cotisation simple pour les 2,5 années manquantes".



mercredi 7 novembre 2007

Le prix du pétrole : Quand les spéculateurs financiers prennent le monde en otage

Il y a presque un mois, j'avais entendu à la radio un journaliste dire (au sujet de la flambée du prix du baril du pétrole) : "Avant on se posait la question, Est ce que le prix du baril atteindra les 100 dollars. Maintenant, la question qu'on se pose est : c'est pour Quand ?"
Aujourd'hui à New York, ce prix a atteint les 98 dollars. Mais la question qu'on peut se poser est plutôt : Qui cherche cette flambée du prix ? ou encore : "A Qui profite le crime ?" (vielle question qui remonte au temps des romains !).

Pourquoi le prix du baril augmente ?

La hausse de la consommation mondiale ? Les craintes portant sur une baisse des réserves pétrolières américaines ? Les problèmes géopolitiques au proche orient ?
En tout cas c'est exactement ce qu'on entend dans les "grands" médias.
La réalité c'est autre chose. Ce sont les marchés financiers qui fixent le prix du baril du pétrole et ce n'est pas seulement pour les raisons qui sont citées plus haut. Ce sont les oligopoles pétroliers comme Total, BP, ExxonMobil, Shell, etc. (la liste est très courte), qui préfèrent racheter leurs actions et distribuer les dividendes plutôt que d’investir dans de nouvelles raffineries. C'est cette sous capacité de raffinage renforcée par la spéculation financière qui voit (sans doute) dans le pétrole un bon refuge pour absorber les pertes de la dernière crise immobilière américaine qui fait monter le prix du baril.
En gros
, un petit nombre de spéculateurs profite actuellement du comportement moutonnier (comme disait Keynes) qu'on observe dans les marchés financiers, pour faire augmenter le prix du baril du pétrole et pour, tout simplement, avoir plus de profits et augmenter leurs rentes.

Ceux qui ne profitent pas du tout de cette hausse sont les citoyens. Toujours les mêmes.
Mais s'il y avait un seul point positif par rapport à cette affaire, ce serait la prise de conscience que commencent à avoir les gens par rapport à leur consommation d'énergie.

La coupe est pleine

Lorsque j'entends des ministres dire qu'il va falloir s'habituer à la hausse du prix du pétrole, ça me fait mal au cœur. Et là je n'hésite pas à espérer une vraie crise financière à l'échelle de la planète. Pas celle qu'on a connue récemment. Une crise majeure comme celle de 1929 par exemple où les états reprendront leur rôle pour défendre leurs économies et leurs peuples.

"Le fleuve le plus abondant ne peut ajouter une goutte d'eau à un vase déjà plein"
Léon Tolstoï

lundi 29 octobre 2007

Un président qui travaille plus pour gagner plus !

Une note interne de l'Elysée, publiée vendredi dernier dans l'hebdomadaire Profession Politique, recommande l'augmentation du salaire du président de la république de 140%, c'est à dire, de 101 488 à 240 000 euros / an. Le salaire du président serait égal à celui du premier ministre.
Et selon cette note (signée par Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet du président), le budget de l'Elysée accordé par le parlement doit tripler en 2008.

Budget de l'Elysée
Actuellement, selon le député socialiste René Dosière, le budget total de l'Elysée est estimé à 90 millions d'euros. Il est financé de deux manières : une dotation globale votée par le Parlement et des financements en provenance de douze ministères. Jusqu'à ces dernières années, le vote de la dotation (32 millions d'euros) s'effectuait sans débat. La note de Mme Mignon préconise que cette somme soit triplée en 2008.

Vote au Sénat
Il parait que nos élus n'ont pas le temps pour voter cette modification. Voici ce qu'on peut lire dans l'hebdomadaire -Profession Politique- "Faute de temps, l’Assemblée nationale ne pourra pas intégrer les modifications concernant le budget de l’Élysée. C’est donc le Sénat, en deuxième lecture, qui devrait accorder l’augmentation de la dotation souhaitée par la présidence."

Quelques repères, c'est mignon !

  • Selon René Dosière : Chaque année, le budget de l'Elysée est doublé en cours d'année, sans discussion ni justifications officielles. Il doit tripler en 2008.
  • Dépenses annuelles de l'Elysée : 963 salariés. 6,9 millions € de primes discrétionnaires à ses collaborateurs
  • Avantages :
  1. Voiture de fonction et chauffeur.
  2. Logement de fonction au palais de l'Elysée.
  3. Transports aériens assurrés par 2 airbus A 319 CJ,
  4. 2 Falcon 900, 4 Falcon 50 (accessibles aux ministres également).
  5. Résidences secondaires (Marigny, Rambouillet, Souzy-la-Briche, fort de Brégançon…).
  6. Cuisine gastronomique avec son chef, Bernard Vaussion.
  • « à force d'augmenter le Smic plus rapidement que les autres salaires, on a provoqué la smicardisation de la société française ». Citation de Nicolas Sarkozy qui a refusé récemment d'augmenter le SMIC.
  • Le dernier président français à avoir "augmenté" son salaire était le général de Gaulle, selon Europe1. "Toutefois, il payait les dépenses courantes, électricité, taxe d'habitation, costumes... Contrairement à ses successeurs pour lesquels ‘salaire’ était égal à ‘argent de poche’'', précise la radio.

"L'idéal c'est quand on peut mourir pour ses idées. La politique c'est quand on peut en vivre !"
Charles Peguy